Autre exemple : regarde Hollande et sa lutte contre le chômage.
Je veux bien le croire de bonne foi, mais faut admettre qu’il aboutit à définit exactement la même volonté que Sarkozy avant lui. Pourquoi ? Parce qu’il s’appuie sur les mêmes genres de conseils qu’avait eu Sarkozy avant lui (Attali, Minc,..etc). Et il n’en fut de peu qu’il n’obéît à BHL pour la Syrie comme Sarkozy avant lui avait obéi pour la Libye.
Certainement, je vous crois pour les fonctionnaires. Mais un fonctionnaire, pour moi, c’est un technocrate en puissance, disons un bureaucrate.
En effet, le fonctionnaire a une fonction qui implique une compétence. Donc s’il montre de l’incompétence, il ne peut exercer sa fonction. (En pratique, cependant, l’erreur est humaine, c’est plutôt la persévérance dans l’erreur qui sera condamnable).
Mais l’Autorité dont je parlais est dénuée de compétence, elle est ignorante, et, en cela, elle dépend entièrement des compétences des autres qui forment son conseil. Elle est pure volonté.
Par analogie, je pourrais dire que : L’Intelligence est au Conseil ce que la Volonté est à l’Autorité.
Si l’Intelligence contient des erreurs, il faut la corriger. Par l’analogie, cela indique comment réformer du Conseil. (Trouver la source de l’erreur dans l’intelligence) Pour la Volonté, c’est quand elle est mauvaise, ou quand elle faiblit, qu’il faut la réformer. Par l’analogie, cela indique quand changer l’Autorité. (Trouver la source de la faiblesse de la volonté)
Je ne dis pas qu’il faut que l’Autorité ne soit jamais responsable, je dis qu’il serait injuste de lui faire payer la responsabilité d’un mauvais Conseil.
À l’Autorité de faire en sorte que son conseil soit bon, et si jamais celle-ci persévère dans l’erreur, alors il est juste de la changer.
Maintenant réfléchit donc à tous ces gens qui font des rapports au premier ministre et aux ministres, à toutes ces commissions de réfléchissants. Elles sont chargées de faire des études qui informe sur la réalité, ils sont censés détenir une science que l’Autorité n’a pas.
Mais si des commissionnaires mentent dans une étude, s’ils touchent des pots-de-vins, s’ils ont une compréhension complètement erronée de la réalité, alors il serait juste qu’ils soient éjectés en tant que mauvais Conseils, mais il serait injuste que ce soit l’Autorité elle-même qui soit évincée, car elle aura peut-être cru ces mensonges de bonne foi.
Si à la tête de l’État, il y avait pléthore de mauvais Conseils et si chaque élection changeait l’Autorité, mais sans jamais changer ces mauvais Conseils, l’Autorité retomberait toujours dans les mêmes erreurs.
Or, quand, par exemple, on a une commission Européenne, avec à sa tête depuis 2004 un homme comme Barroso, il faut bien comprendre que ce commissaire a déjà connu 3 présidents français (Chirac, Sarkozy, Hollande) et 4 premiers Ministres (Raffarin, Villepin, Fillion et Ayrault). Alors, les mauvais conseils passent et repassent pendant que les Autorités trépassent : La réelle Autorité, occulte, est portée par des conseillers irresponsables et protégés.
Qui mesure la compétence et l’intégrité ? Éric Guéguen ? Juge des savoir et des vertus ?
Il faut à la France un Roi. Un Roi sera intègre, car s’il vole l’État, c’est son propre fils qu’il volera. Un Roi sera compétent, car il sera formé dès le plus jeune âge à sa fonction et aura eu devant les yeux l’exemple de son Père.
Un Roi fera des erreurs, certes. Il sera trompé aussi parfois. Mais un Roi ne sera pas un arriviste qui aura tout fait pour avoir le pouvoir sans en avoir l’air. Un Roi aura le pouvoir suite à un coup du sort, lié au hasard de sa naissance.
Ainsi, la France se réconciliera avec son passé, et donc avec elle-même.
Une centrale nucléaire a une production en continu. Une tranche produit une puissance d’environ 1,5 GW tant qu’elle est laissée en fonctionnement. Si elle tourne pendant 1heure, elle produira ainsi 1,5 GW-heure d’énergie.
Tel n’est pas le cas d’une éolienne. Une éolienne au Large produit 6 MW pour les plus grandes, ceci quand les conditions sont optimales, c’est-à-dire avec du vent mais pas trop. Par exemple, en France, en 2011, le parc installé était de 6.750 MW. Il y a 31.536.000 seconde en une année. Ce parc, s’il avait produit de manière parfaite, aurait donc dû produire une puissance de 212.868 TéraWatt. Il y a 3600 secondes par heure. Cela fait donc une production optimale d’énergie de 59,13 TéraWatt-heure. Or la production fut de 12,2 TeraWatt-heure. Le rendement fut donc de 20,3 %.
Ton parc éolien de 4GW en construction au Nord de l’Écosse, consiste en fait en la construction de 4.000/6 = 666 éoliennes de 6MW. Supposons un rendement de 40% (je suis gentil je double, mais c’est vrai que c’est en mer). Il produira donc 14 TéraWatt-heure d’énergie.
Cela produira en gros la moitié des 4 tranches d’une centrale nucléaire comme celle du Blayais, qui produisit 26 TeraWatt-heure en 2006. Donc disons deux tranches, la moitié de cette petite centrale qui fait moins d’un km carré.
Voilà une bonne illustration de ce que j’affirmais. La densité d’énergie du vent est faible. Pour récolter une énergie de densité infime, il faut multiplier les infrastructures à l’infini.
Ainsi, plutôt que de construire une moitié de centrale nucléaire, pour un résultat équivalent, il faut construire 666 Tours d’une centaine de mètre de haut, et pour stabiliser leurs fondations dans le sol, il faut injecter des tonnes de béton à leur base... A vue de nez, il faut donc multiplier par mille la quantité de matériaux nécessaires. Cela nous emmène très loin du principe de moindre action...
Quant à l’histoire des "retours sur investissement". C’est normal, l’éolien est subventionné à fond, les capitaux afflux sur lui, car, d’une part, il permet d’obtenir des droits à polluer négociables sur les marchés financier, et, d’autre part, les divers États font tout pour que soit achetée l’électricité qu’elles produisent à un coût très inférieur à son coût réel. Mais c’est une bulle qui explosera.
C’est que le principe de départ est faux. Prôner de récolter une énergie de densité infime, revient à multiplier à l’infini les infrastructures, et donc multiplie d’autant les prélèvements dans l’environnement, tant pour leur édification que pour leur maintenance ultérieure (car il faut aussi penser à la maintenance, rien n’est éternel).
C’est d’ailleurs à mon avis la maintenance qui va montrer la limite du système. En effet, édifier, cela ne se fait qu’une fois, et avec beaucoup d’énergie, l’on peut édifier beaucoup. Mais maintenir, cela de se faire tout le temps... Aujourd’hui, c’est tout beau tout neuf. Mais quand ce sera laid et vieux...
Assez d’accord avec Éric. Latigeur : "dans un domaine que je connais bien, j’ai vu à plusieurs reprises des
directeur, se faire radier à la suite de décision ayant entraîné un
"mécompte" pour l’établissement public qu’ils dirigeaient".
Le problème, c’est qu’il faut distinguer entre l’autorité qui décide, et le conseil qui conseille. Si le conseil conseille mal, changer le directeur et le remplacer par un autre ne résoudra rien : le conseil continuera de mal conseiller le nouveau directeur.
L’essentiel des décisions aujourd’hui sont suggérées. L’autorité qui les mets en place suite à conseil sert de fusible en cas de problème. L’Autorité passe, mais les conseillers restent.
L’Autorité, dans l’idéal non partisane, admet ne pas savoir et prend conseil. Elle prend conseil auprès de gens qui savent.
Si quelque autorité se trouve trompée par un mauvais conseiller, alors cette autorité constate que ce conseiller qu’elle a pris pour un savant n’en était pas un, et elle doit donc l’exclure de son conseil, afin qu’il porte la responsabilité de son mauvais conseil.
Mais comme cela se passe à l’inverse, que l’Autorité saute, tandis que le mauvais conseiller reste en place, c’est juste n’importe quoi.
L’Autorité doit être conçue comme simple volonté. À priori, elle ne sait pas. C’est la raison pour laquelle elle prend conseil auprès de ceux qui savent. L’Autorité les écoute, puis décide. L’Autorité ne devrait jamais être partisane.