Houps, je retire ce que j’ai dit, il y a une suite, je cite :
Du douzième au quatorzième siècle la condition des
paysans, les serfs et les libres, s’améliora et le servage disparut
presque complètement. Cette transformation résulta de causes multiples
et d’abord du sentiment religieux, que les croisades réveillèrent ou
exaltèrent : On commença à penser que "formée à l’image de Dieu, toute
créature humaine devait être franche (libre)".
France signifie "Libre" (même racine germanique que free en Anglais ou frei en Allemand). De fait, le servage a été constamment combattu par la royauté, et elle l’a aboli.
D’autre part, la corvée, c’était l’impôt en nature qui consistait à entretenir les routes. Le site que tu as mis en lien me semble fort mal renseigné. Déjà qu’il fasse fi de la situation politique de l’époque...
Houps, là tu fais le grand écart... entre l’an 1000 et l’an 1700...
En l’an 1000, c’est une période d’invasions (Viking, Sarrasins). L’État royal issu des carolingiens vacille, c’est l’anarchie totale. Des hommes armés s’emparent des terres et y font leur propre loi, ils se font petit roi, voire Dieux sur terre.
A l’époque, vers l’an 1000, le statut de serf dépendait en fait du seigneur local (autant de seigneurs, autant de lois). Avec la mise au pas des seigneurs féodaux par la monarchie, les situations se sont peu à peu harmonisées et améliorées pour les serfs en France, bien qu’il resta de nombreuses disparités. Le concept de formariage, par exemple, a disparu dès le 16ème siècle.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que la France pré-révolutionnaire n’est pas jacobine. Il y a des dispositifs variés, des lois locales, qui ne dépendent pas du roi, mais de l’autorité locale (noble, conseil de ville, bourgmestre, abbaye,...etc). Donc la situation des serfs est extrêmement variable selon le lieu.
Evidemment, en picorant de lieux en lieux, sur 800 ans de monarchie, parmi les divers particularismes, on peut toujours brosser un tableau terrible de la monarchie, mais cela ne peut jamais en représenter la généralité, puisque chaque lieu a ses autorités propres et ses coutumes propres.
Par exemple, dans le Briançonnais, des paysans avaient racheté les droits seigneuriaux à leur seigneur et s’administraient eux-même en autonomie : c’est la République des Escartons, zone de démocratie directe (à la suisse) sous la royauté.
Dès 1370, un égout voûté et maçonné qui rejoint le ruisseau de Ménilmontant fut construit rue Montmartre. Le réseau se développe alors très lentement au fil des siècles. (source musée des égouts de Paris)
Les romains avaient la possibilité de les faire car ils
construisaient des villes neuves, où tout était déjà prévu à la base
(rues, égout, aqueduc).
Il faut se remettre dans le contexte de l’époque : il n’y a ni électricité, ni moteur, ni explosifs, donc tout doit se faire à la main, c’est très long et ceci n’est pas aisé dans un lieu déjà habité et qui fourmille d’activité.
Pour ce qui concerne l’empereur Chinois : La culture chinoise n’a pas la notion de Dieu.