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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 8 août 2013 21:19

    Il me semble que le beau est très lié à la simplicité.
     
    Une belle équation en math, paraît ainsi car elle est simple, mais néanmoins profonde.
     
    Le beau est à l’opposé de la sophistication, il est raffinement.
    La perfection étant, par l’étymologie, ce qui est "fait à travers", la sophistication étant des trucs qu’on rajoute en trop.

    Dans le beau, il y a une densité dans le simple.

    La simplicité est immédiatement perceptible.
    Et lorsque c’est beau, plus l’on perçoit, plus l’on y découvre de choses variées. De plus, ces variations ne viennent pas briser l’unité simple de l’oeuvre, car elles y sont toutes harmoniques. Alors c’est parfait.
     
    L’Art actuel est fort loin du beau, car, d’une part, il adore les règles sophistiquées (il faut que l’on t’explique 3 heures durant le concept pour y comprendre quelque chose), et quand ce n’est pas le cas, l’art reste simpliste, dénué d’une densité d’harmoniques.
     
    Le beau, c’est un ordonnancement d’harmoniques qui concourt à une unité perceptive.
    Ca donne envie d’y plonger les sens.



  • vote
    ffi 8 août 2013 16:17

    Quant à la nuance métayage/fermage :
    La seule différence, c’est que le loyer se règle en nature (une part de la récolte) plutôt qu’en argent.
    Il y a location dans les deux cas, seul le mode de règlement varie.
    À la limite le métayage est plus simple pour le paysan.



  • vote
    ffi 8 août 2013 16:12

    Le fermage était aussi appelé servage, "servage réel". C’est du moins ce qui écrit sur Wikipédia, dans la section servage personnel et servage réel. Il y est dit que le servage personnel avait disparu avant le XIVème siècle, et que le servage qui restait était en fait ce que l’on appelait le "servage réel" (qui a été requalifié "fermage" dans le code civil).
     
    Louis XVI, en abolissant le servage, abolissait donc le fermage, puisque le servage personnel n’existait plus depuis au moins 4 siècles. C’est-à-dire que Louis XVI désirait que tous les paysans soient propriétaires de leurs terres.
     
    Donc il faut bien faire attention aux mots. Après le XIVème siècle, tout ce qui est désigné par servage, c’est en vérité du fermage (et c’est de ce servage-ci que je parlais au début).
     
    C’est la notion de tenure : En fait, un concessionnaire est aujourd’hui en servage.

    Le salariat est pire que le Fermage.
    Dans le Fermage, le fermier s’approprie toute la récolte (la production) et reverse une part fixe, décidée par contrat, au propriétaire.
    Dans le salariat, le propriétaire s’approprie toute la récolte (la production), et reverse une part fixe, décidée par contrat, au salarié.



  • vote
    ffi 6 août 2013 21:10

    Le problème, c’est que tu plaques l’idée d’une France Jacobine sur la France du moyen-âge...
     
    Mais c’est faux. Avant que la monarchie ne crée l’État, sous Louis XI à peu-près et progressivement qui plus est, ce n’était pas le Roi qui faisait la Loi dans le Royaume, mais tout un tas d’acteurs (parlements régionaux, seigneurs locaux,...etc). D’ailleurs les lois locales étaient réglées par la coutume (droit coutumier). Donc il est erroné de prétendre qu’une coutume locale quant au servage soit générale dans le royaume. C’est ça le soucis. À mon avis, le servage avaient de multiples formes, propre à chaque lieu, et à chaque propriétaire terrien.
     
    Tu constateras aussi la création des sauvetés par l’église et des villefranches par la royauté, où le serfs pouvait s’installer et s’affranchir, échappant ainsi au droit de suite de son seigneur.
     
    Le Roi, avant la création de l’État, n’avait pas le moyen (ni la Force) de contraindre la noblesse d’épée, qui avait ses propres gens d’Armes. Pour pouvoir agir, le Roi devait coaliser ces gens d’Armes.
     
    L’État fut alors créé, pour harmoniser le droit et la justice à travers le royaume et avoir à disposition une force permanente. L’État est le corps des officiers au service du Roi.
     
    À la fin du XVIIIème siècle, l’État domine sans conteste. Plus personne ne peut s’y opposer réellement. La périodes des guerres civiles entre seigneurs a pris fin avec la Fronde.
     
    C’est à ce moment-là qu’intervient la prise de contrôle de l’État sous la révolution.
     
    Tu dis que les rois étaient promoteurs de l’affranchissement des serfs par intérêt, pour obtenir de l’argent. C’est spéculatif. Va savoir ce qu’ils pensaient réellement. Il n’empêche que les rois auraient pu récolter de l’argent autrement, par le pillage, la guerre, l’augmentation des impôts, ou je ne sais quoi d’autre. Mais ils ont choisi d’affranchir les serfs, c’est un fait, c’est comme ça : c’est la Monarchie qui a aboli le servage, quand la République a généralisé le salariat.
     
    Tu noteras enfin qu’il y a deux notions dans le servage :
    - le servage personnel (c’est la personne qui est attaché au seigneur), qui avait disparu à la fin de la guerre de 100 ans.
    - le servage réel (c’est le fait que le paysans loue la terre)
     
    Louis XVI abolit tous les servages : personnel, qui avait déjà disparu et réel.
    Le servage réel a été renommé "fermage" ou "louage de service" dans le code civil de 1801.
    Le salariat est donc un "servage réel".
     
    Donc, je retire ce que j’ai dit au début, le servage personnel est en effet pire que le salariat. C’est le servage réel qui correspond au salariat et qui est un "louage de service".
     
    Il s’ensuit que la monarchie a bien tenté en effet d’abolir le servage réel, sous Louis XVI, mais que celui-ci fut réaffirmé après la révolution, sous un autre nom (louage de service ou fermage).



  • 4 votes
    ffi 6 août 2013 14:39

    C’est en effet à mettre en parallèle.
     
    Pour les arts contemporains, le beau n’est qu’une question d’habitude, donc on peut faire des choses laides, car quand tout sera laid, on prendra le laid pour le beau...
     
    La recherche de vaine gloire révolutionnaire aidant, les canons de la beauté historiques ont été rangé dans le placard, comme des vieilleries archaïques...
     
    Hélas, le beau est beau. C’est mystérieux que l’on ressente le beau, mais c’est ainsi.
    Par conséquent, l’art contemporain est laid, pour toute l’éternité.

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