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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




  • vote
    ffi 3 août 2013 17:54

    En fait, c’est particulièrement sur le sujet de la crainte que le bouddhisme ne me semble pas apporter de solution correcte : il pousse à une fuite introspective.
     
    Il faudrait se dissoudre dans un néant d’émotions, donc tendre vers l’apathie.
    C’est aller à nier ses émotions propres : en cela, c’est ne pas tenir compte de messages qui peuvent être importants. Certes, les messages émotifs sont des perceptions confuses, mais ce n’est pas une raison pour les occulter... Au contraire, il convient de les éclairer par la raison pour en faire bonne usage.



  • vote
    ffi 3 août 2013 17:47

    Comme si tu gênais pour dénigrer ce qui ne te convient pas !
     
    Mon problème, c’est que je ne crois pas que ce genre de méthode puisse fonctionner.
     
    En effet, j’ai des émotions pour des raisons particulières, consécutive d’une certaine situation, donc il me suffit de trouver leur sens exact pour les traiter efficacement par l’intelligence.
     
    Donc je ne vois vraiment pas ce que peuvent m’apporter des techniques générales d’auto-manipulation mentale, sans aucun rapport avec la situation qui me procure l’émotion en question.
     
    Il me faut évidemment déjà savoir reconnaître l’émotion ressentie, pour en trouver la cause, puis y appliquer le remède adéquat.
     
    En tout cas, grâce à la lecture de Lumen Christi, que je n’ai pas encore complètement lu, j’ai déjà obtenu les moyens de résoudre les vices de l’envie et de la paresse, et ceci de manière très aisée et absolument autonome, par la raison, autant de choses que les "techniques" bouddhistes ne m’ont jamais apportées.
     
    Ensuite, les gens s’accoutument à tout, c’est vrai. Mais cela ne veut pas dire que l’objet de l’accoutumance soit vraiment profitable....



  • vote
    ffi 3 août 2013 05:42

    Gollum :
    Personnellement, je ne suis pas fan de l’extase mystique.
    Je crois que cela vient d’une incompréhension du christianisme.
    Je ne suis pas bigot.
     
    D’abord, je considère que j’ai déjà un esprit.
    Donc je n’ai pas besoin de cheminer vers "l’Esprit".
    Je chemine vers Dieu, qui est un Esprit autre que le mien.
     
    Tout ce que je demande à une spiritualité,
    C’est de me permettre de reconnaître mes divers états d’Esprit,
    en particulier ceux qui sont un peu confus, comme les émotions,
    de me donner les moyens de comprendre leurs causes,
    afin de pouvoir y remédier par moi-même
     
    C’est quand-même pas compliqué.
    Pas besoin de faire du "contrôle de la respiration", ni de "prendre conscience de tout", ni de "faire la position de la grenouille"...



  • 1 vote
    ffi 2 août 2013 16:57

    C’est justement parce que mes passions ont des raisons que je considère que la bonne spiritualité consiste en :
    1° la description des passions pour pouvoir les reconnaître.
    2° la cause de ces passions pour pouvoir y remédier.
     
    Ainsi, l’esprit comprend-il vraiment le corps et l’harmonie Corps/Esprit dans l’âme peut régner.
     
    Quant au bouddhisme :
    1° Déjà son programme d’extinction de moi ne m’intéresse pas.
    2° Il propose des techniques génériques, sans aucun rapport avec les raisons du coeur et ne peut donc aider à y trouver des remède.
     
    - Contrôle de respiration : c’est inutile, la respiration est automatique, c’est un réflexe, l’Esprit n’a pas à s’en mêler, car l’Esprit est fait pour les actions lentes. C’est comme si l’on croyait pouvoir contrôler par la pensée les battements de son coeur... Faudrait pas oublier...
     
    - Prendre conscience de tout : c’est excessif et nuisible. Il suffit de prendre conscience de la chose qui nous tracasse, de considérer les raisons de cette tracasserie, puis de les résoudre si possible, ou se faire une raison sinon.
     
    J’avais oublié que tu avais choisi par refus de tes traditions familiales : un bel exemple de haine de soi... Enfin bon, c’est ta vie. Soit tu restes bloqué sur des vieux trucs, soit tu reconsidères périodiquement tes choix pour s’assurer qu’ils sont bons.
     
    Mais quand on reste bloqué sur des vieux trucs, c’est pas le signe d’un apaisement de l’esprit je trouve.
     
    Moi, mon père était athée, par refus (le reste de ma famille étant chrétienne dans la génération au-dessus), et il y avait de vieux bouquin sur la théosophie chez lui. J’ai donc grandi athée puis fait des études de sciences. Je comprends la position de mon père et son choix. Mais j’ai trouvé ce qui me convenait dans le christianisme. Toute ces définitions. Rien que celle de la tristesse, tu dis que c’est banal, mais c’est exactement ça ! Quand à la crainte, c’est pareil définition parfaite. Quand tu sais formuler, tu sais percevoir. Quand tu sais percevoir, tu peux comprendre. Quand tu peux comprendre, tu peux résoudre.



  • 1 vote
    ffi 2 août 2013 02:45

    Extrait Lumen christi (l’angoisse)

    La crainte portant sur le mal tout proche et ardu à vaincre, on ne craint jamais le bien. Lorsque le bien est présent, on l’aime et on se réjouit. Si le mal est présent, l’âme réagit par la haine et la tristesse. Si l’âme n’a pu se défendre d’être atteinte par un mal nullement mérité, en raison de cette blessure qu’elle perçoit comme une injustice, elle éprouve un sentiment de colère, qui fait naître en elle un désir de vengeance. Si l’âme se voit privée de toute capacité de réaction contre le mal qui l’afflige, c’est le désespoir : l’âme désespère quand elle estime qu’il n’y a rien à faire contre le mal qui l’opprime. La crainte est un mouvement de l’âme intermédiaire entre l’espoir et le désespoir. L’espoir ouvre à l’âme craintive une voie de salut, propre à calmer ses craintes. Mais dans les craintes terrifiantes, l’âme sera plus facilement portée à désespérer qu’à espérer. Elle doit alors lutter contre le découragement profond du désespoir, pour ne pas y sombrer, car le désespoir ne peut que la conduire à une ruine complète.
     
    Franchement, pour moi, ça fait sens, il n’y a pas photo.
    Autant, je ne comprends rien au bouddhisme, ni au gnosticisme, autant ici, cela parle une langue que je comprends. C’est rationnel.
     
    Face à tes craintes, tu verses dans l’espoir d’une voie de salut, et celle que tu choisis celle des cultes égo-centrés gnostiques. C’est déjà positif.
     
    Moi, en revanche, je vainc toute crainte par une perspective sur Dieu, qui est l’idée même du bien à venir. En ce sens, l’espérance du Bien de Dieu est bien le remède parfait à la crainte.
     
    Le christianisme est ce qu’il y a de mieux.

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