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Je suis aussi passé par l’informatique, mais le bureau et l’oeuvre virtuelle m’a lassée. J’ai préféré le terrain et l’oeuvre réelle, je suis donc ouvrier.
Il m’en reste néanmoins l’intérêt pour la théorie du langage, d’où mon intérêt pour l’étymologie. Pense-donc : chaque fonction (procédure) réalise une opération précise qui évolue avec la version du logiciel, de même qu’un mot a une signification précise qui évolue avec la langue. Attention donc au changement de version, surtout quand les appels de fonctions s’empilent ! l’inattention, c’est le bug assuré et le programme ne marche plus du tout. De même, l’évolution de la langue peut faire faire des contresens sans y prendre garde (Je fais de la rétro-ingénérie de la langue, pour éradiquer les bugs, à la manière de mon travail de TMA)
Attention néanmoins à ne pas trop se précipiter dans les analogies entre ouvrage logiciel et ouvrage matériel. L’analogie n’est pas si exacte. Il y a des contraintes physiques dans le monde matériel que le monde virtuel ne connait pas.
Wittgenstein me semble revenir à une conception classique de la vérité, après l’intermède de l’idéalisme Kantien. L’isomorphisme est une notion connexe de l’analogie, peut-être en moins générale, mais l’idée, c’est bien celle-ça.
Les notions Vertu <-> Bien sont très prolifiques en économie (Bien de consommation) ou en politique (Bien particulier, Bien commun). Economie, droit, sociologie,...etc sont d’ailleurs du ressort de l’académie des sciences morales et politiques.
Ces notions sont en fait essentielles, mais mêmes si elles semblent simples, elles sont souvent comprises de travers et utilisées à contre-emploi. Contrairement à d’autre notions, elles ne peuvent être définies à priori de toute éternité, mais en contexte, dans l’instant.
Bien et Vertu concernent l’aspect surnaturel de l’homme, c’est-à-dire ses fins (cause finale -> lois morales). Elles ne concernent pas l’aspect naturel de l’homme, c’est-à-dire ses nécessités (cause nécessaires -> lois physiques).
Par exemple, si je prends deux choses inertes, de même substance, et que je les place dans les mêmes conditions, ces deux choses se comporteront de la même manière.
Cependant, si je prends deux êtres humains, et que je les place dans les mêmes conditions, ces deux êtres voudront toujours réagir différemment...
En effet, chacun veut ce qui lui semble bien, par définition.
Plus, chacun a sa propre définition de ce qui est Bien...
Mais si ce qui semble bien à celui-ci nuit à celui-là, celui-là n’estimera pas celui-ci vertueux.
C’est-à-dire que chacun a ses fins propres, et c’est justement là le problème de la vie en collectivité, de même que la raison d’être du Politique. Cela vient du fait que l’être vivant se détermine par lui-même, contrairement à la chose inerte qui subit son environnement.
Note : Le paradigme marxiste, purement déterministe et matérialiste, ne connaît guère que la causalité nécessaire, et ne sait donc pas utiliser ces notions. Or un tel paradigme purement déterministe n’est pas adapté à la compréhension de l’homme, car il méconnaît la spécificité du vivant.
Considère cette analogie :
Physiquement, l’usine Peugeot est l’ensemble de ses postes de travail
Politiquement, l’entreprise Peugeot est la collectivité de ses ouvriers
Comme
Physiquement, la ville de Paris est l’ensemble de ses habitations
Politiquement, la ville de Paris est la collectivité de ses citoyens.
Comme dans une ville, il y a dans une entreprise un niveau politique.
Or je ne prône pas du tout que toutes les habitations de Paris soient réunies en une seule société d’habitat collectif, gérée intégralement par le personnel politique de la ville.
Cela serait être collectiviste, mais je ne le suis pas.
Chacun peut légitimement aspirer à avoir ses propres fins, donc être propriétaire de ce qu’il habite. Le niveau politique est juste là pour s’assurer que les fins particulières soit en harmonie avec la finalité commune : il doit pouvoir les coordonner.
Evidemment, il y aura toujours des parties communes ou en indivision.
Je suis donc pas collectiviste, je suis pour le travail civilisé, c’est-à-dire que ma doctrine pourrait se dénommer le politergisme (grec : polis = ville, ergos travail). Cette perspective est distincte et du libéralisme et du marxisme qui sont deux doctrines que je désigne par le terme de polémergisme (polemos = guerre, ergos = travail), un polémergisme d’entreprise pour le premier, un polémergisme de classe pour le second.
Pour le monopole, c’est nécessaire, il me semble, mais je le démontrerais une prochaine fois, car mon message est déjà fort long.
Note : le signe monétaire n’a aucune importance, c’est la raison pour laquelle l’Etat peut en créer ou en détruire autant qu’il est nécessaire.
A partir du moment où Collard, de la GLNF, se met à soutenir l’idée de préférence nationale, il se place en contradiction du projet de République universelle Franc-maçonne. C’était en mai 2011, il me semble.
Or il ne fut pas exclu de son obédience par le grand maître Stifani.
Par une coïncidence troublante, la grande loge unie d’Angleterre a suspendu soudainement sa reconnaissance à la GLNF, en juin 2011, et toutes les loges Européennes affiliées à celle-ci en ont fait de même dans une déclaration commune à Bâle, le 10 juin 2012. La GLNF a même essuyé plusieurs scissions ces derniers temps (ULRF, GL-AMF). Cela explique aussi la situation trouble à droite.
Quant à savoir si je pourrais revoter à gauche un jour, je ne crois pas. La gauche est dans un tel néant intellectuel, que cela me condamnerait à répéter toujours la même chose en boucle, sans même prendre le soin de vérifier de sa pertinence.
Il y a en fait beaucoup plus d’idées à droite.
Mais c’est normal : pouvoir s’inspirer de deux millénaires de philosophie est bien plus riche que de limiter à s’inspirer de deux cents ans d’écrits, simples variations infinitésimales d’un auteur unique.
Mais c’est aussi que la droite ça ne veut pas dire grand chose. Il n’y a guère de
rapport entre les libéraux orléanistes, les bonapartistes, les
légitimistes, les radicaux valoisiens, les chrétiens sociaux ou les païens identitaires. Les diverses scissions de la
secte marxiste auront toujours plus d’unité entre elle que les diverses écoles de droites. Mais cette unité est justement la marque d’une pauvreté intellectuelle.
Ce que l’on désigne par ancien régime a duré plus d’un millénaire...
Son organisation économique ne date pas de la fin de celui-ci, ni même de celui-ci. Etienne Boileau, dans son Livre des métiers, dit que les statuts de certaines de ces universités datent de temps immémoriaux, il envisage même que certaines datent des temps Gaulois...
La monarchie n’a jamais fait table rase du passé, elle a gardé ce qui était déjà.
On me dit parfois idéaliste, mais aussi parfois matérialiste.
Mais c’est qu’en fait je suis réaliste et scientifique.
Les concepts et les idées ne nuisent pas du tout à la compréhension des choses, à partir du moment où elles sont en analogie de la réalité : c’est la conception classique de la vérité : adequatio rei et intellectus.
La vertu signifie : une disposition à bien agir. C’est très simple.
Mais si tu veux t’interdire certains concepts, c’est ton droit, sauf que quand un mot est dans le dictionnaire, tu ne peux m’interdire de l’utiliser : si jamais tu ne le comprends pas, ouvre ton dictionnaire.
Les corps sociaux, les entreprises, agissent pour leurs intérêts propres, quelle que soit leur forme organisationnelle, ce qui fait qu’ils peuvent nuire à l’intérêt collectif.
L’intérêt de développer une production pour ceux qui en vivent n’est pas nécessairement conforme à l’intérêt de développer cette production pour ceux qui n’en vivent pas : par exemple, les coopératives bancaires ont tout intérêt à ce que se développe le marché de la dette de l’état, mais cela ne correspond pas à l’intérêt général de la population de l’état (car cela fait augmenter ses impôts).
L’intérêt d’un corps économique, quelle que soit sa forme juridique, est donc une variété d’intérêt particulier. Le niveau politique consiste à mettre ces intérêts particuliers au service du Bien commun (ou République si tu préfères)
Comment faire pour que chaque ouvrier de Peugeot soit propriétaire de Peugeot ?
Il y a plusieurs stratégies :
1) D’abord, si tu as travaillé sur une chaîne de montage, tu sais que la fabrication est divisée en opérations élémentaires, comme autant de petits ateliers successifs, disposant chacun d’outils spécifiques (C’est ainsi que procèdent les ingénieurs).
On peut donc faire que chaque ouvrier soit propriétaire de son poste de travail.
L’usine Peugeot sera alors la collection des postes de travails élémentaires,
comme l’entreprise "Peugeot" sera la collectivité de ses ouvriers.
(Ca rendrait les délocalisation beaucoup moins simples)
2) Mais c’est aussi la forme générale de l’économie qui devra être modifiée.
Les grandes usines, ça ne peut produire que de le grande série, et ces grandes séries sont généralement des produits de grande consommation, donc non ajustés au besoin exact du consommateur, ce qui engendre beaucoup de gaspillage.
Or celui qui ajuste la production au consommateur, c’est l’artisan, l’artiste.
Il s’agit donc, pour ajuster de manière optimale la consommation aux besoins exacts de faire une part plus belle aux artisans.
J’imagine donc une économie où les grandes entreprises, fonctionnant sur le mode expliqué ci-dessus, ne peuvent produire que des biens intermédiaires, donc non finis, et ne pourraient donc pas vendre directement au consommateur.
Les corps d’artisans, eux, auraient le monopole de la vente au consommateur, de manière à pouvoir ajuster la production aux besoins. Pour que la productivité ne soit pas trop mauvaise, ils seraient alimentés en produits semi-finis issus des grandes chaînes de production, de manière à pouvoir monter rapidement les choses en kit (ce qui implique de bien penser les produits semis-finis).
Les corps d’artisans, de plus, auraient le monopole de la réparation des Biens vendus, de manière à éviter les gaspillages et à rallonger la durée de vie des productions. Ceci serait d’autant plus simplifié que ces Biens, ils les auraient montés eux-même.
Enfin, les corps d’artisans auraient la charge du recyclage des produits en fin de vie.
...etc
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Quand tu parles de propriété collective, tu fais un contre-sens, tu utilises une expression intrinsèquement paradoxale : proprius, en latin, signifie propre, personnel, particulier, spécial. Rien ne peut être personnel et collectif. C’est soit l’un soit l’autre.
Quand tu évoques Saint-Augustin et déclare qu’il avait théorisé la monarchie comme proto-communisme, tu racontes nécessairement n’importe quoi, puisque le communisme est une théorie du XIXème siècle... Tu es vraiment prêt à dire n’importe quel mensonge pour essayer de convaincre, comme tout bon militant...
Isga, on ne peut plus considérer Collard comme un Franc-maçon, car son obédience, la GLNF, a été exclue par la grande Loge d’Angleterre des obédiences reconnues.
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