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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 5 votes
    ffi 30 juin 2012 02:12

    A partir du moment où Collard, de la GLNF, se met à soutenir l’idée de préférence nationale, il se place en contradiction du projet de République universelle Franc-maçonne. C’était en mai 2011, il me semble.
     
    Or il ne fut pas exclu de son obédience par le grand maître Stifani.
     
    Par une coïncidence troublante, la grande loge unie d’Angleterre a suspendu soudainement sa reconnaissance à la GLNF, en juin 2011, et toutes les loges Européennes affiliées à celle-ci en ont fait de même dans une déclaration commune à Bâle, le 10 juin 2012. La GLNF a même essuyé plusieurs scissions ces derniers temps (ULRF, GL-AMF). Cela explique aussi la situation trouble à droite.
     
    Quant à savoir si je pourrais revoter à gauche un jour, je ne crois pas. La gauche est dans un tel néant intellectuel, que cela me condamnerait à répéter toujours la même chose en boucle, sans même prendre le soin de vérifier de sa pertinence.
     
    Il y a en fait beaucoup plus d’idées à droite.

    Mais c’est normal : pouvoir s’inspirer de deux millénaires de philosophie est bien plus riche que de limiter à s’inspirer de deux cents ans d’écrits, simples variations infinitésimales d’un auteur unique.
     
    Mais c’est aussi que la droite ça ne veut pas dire grand chose. Il n’y a guère de rapport entre les libéraux orléanistes, les bonapartistes, les légitimistes, les radicaux valoisiens, les chrétiens sociaux ou les païens identitaires. Les diverses scissions de la secte marxiste auront toujours plus d’unité entre elle que les diverses écoles de droites. Mais cette unité est justement la marque d’une pauvreté intellectuelle.



  • 2 votes
    ffi 30 juin 2012 01:39

    Ce que l’on désigne par ancien régime a duré plus d’un millénaire...
     
    Son organisation économique ne date pas de la fin de celui-ci, ni même de celui-ci. Etienne Boileau, dans son Livre des métiers, dit que les statuts de certaines de ces universités datent de temps immémoriaux, il envisage même que certaines datent des temps Gaulois...
     
    La monarchie n’a jamais fait table rase du passé, elle a gardé ce qui était déjà.
     
    On me dit parfois idéaliste, mais aussi parfois matérialiste.
    Mais c’est qu’en fait je suis réaliste et scientifique.
     
    Les concepts et les idées ne nuisent pas du tout à la compréhension des choses, à partir du moment où elles sont en analogie de la réalité : c’est la conception classique de la vérité : adequatio rei et intellectus.
     
    La vertu signifie : une disposition à bien agir. C’est très simple.
     
    Mais si tu veux t’interdire certains concepts, c’est ton droit, sauf que quand un mot est dans le dictionnaire, tu ne peux m’interdire de l’utiliser : si jamais tu ne le comprends pas, ouvre ton dictionnaire.
     
    Les corps sociaux, les entreprises, agissent pour leurs intérêts propres, quelle que soit leur forme organisationnelle, ce qui fait qu’ils peuvent nuire à l’intérêt collectif.
     
    L’intérêt de développer une production pour ceux qui en vivent n’est pas nécessairement conforme à l’intérêt de développer cette production pour ceux qui n’en vivent pas : par exemple, les coopératives bancaires ont tout intérêt à ce que se développe le marché de la dette de l’état, mais cela ne correspond pas à l’intérêt général de la population de l’état (car cela fait augmenter ses impôts).
     
    L’intérêt d’un corps économique, quelle que soit sa forme juridique, est donc une variété d’intérêt particulier. Le niveau politique consiste à mettre ces intérêts particuliers au service du Bien commun (ou République si tu préfères)
     
    Comment faire pour que chaque ouvrier de Peugeot soit propriétaire de Peugeot ?
    Il y a plusieurs stratégies :

    1) D’abord, si tu as travaillé sur une chaîne de montage, tu sais que la fabrication est divisée en opérations élémentaires, comme autant de petits ateliers successifs, disposant chacun d’outils spécifiques (C’est ainsi que procèdent les ingénieurs).
    On peut donc faire que chaque ouvrier soit propriétaire de son poste de travail.
    L’usine Peugeot sera alors la collection des postes de travails élémentaires,
    comme l’entreprise "Peugeot" sera la collectivité de ses ouvriers.
    (Ca rendrait les délocalisation beaucoup moins simples)
     
    2) Mais c’est aussi la forme générale de l’économie qui devra être modifiée.
    Les grandes usines, ça ne peut produire que de le grande série, et ces grandes séries sont généralement des produits de grande consommation, donc non ajustés au besoin exact du consommateur, ce qui engendre beaucoup de gaspillage.
     
    Or celui qui ajuste la production au consommateur, c’est l’artisan, l’artiste.
     
    Il s’agit donc, pour ajuster de manière optimale la consommation aux besoins exacts de faire une part plus belle aux artisans.
     
    J’imagine donc une économie où les grandes entreprises, fonctionnant sur le mode expliqué ci-dessus, ne peuvent produire que des biens intermédiaires, donc non finis, et ne pourraient donc pas vendre directement au consommateur.
     
    Les corps d’artisans, eux, auraient le monopole de la vente au consommateur, de manière à pouvoir ajuster la production aux besoins. Pour que la productivité ne soit pas trop mauvaise, ils seraient alimentés en produits semi-finis issus des grandes chaînes de production, de manière à pouvoir monter rapidement les choses en kit (ce qui implique de bien penser les produits semis-finis).
     
    Les corps d’artisans, de plus, auraient le monopole de la réparation des Biens vendus, de manière à éviter les gaspillages et à rallonger la durée de vie des productions. Ceci serait d’autant plus simplifié que ces Biens, ils les auraient montés eux-même.
     
    Enfin, les corps d’artisans auraient la charge du recyclage des produits en fin de vie.
    ...etc
    ----------------------------------------------------------------
    Quand tu parles de propriété collective, tu fais un contre-sens, tu utilises une expression intrinsèquement paradoxale : proprius, en latin, signifie propre, personnel, particulier, spécial. Rien ne peut être personnel et collectif. C’est soit l’un soit l’autre.
     
    Quand tu évoques Saint-Augustin et déclare qu’il avait théorisé la monarchie comme proto-communisme, tu racontes nécessairement n’importe quoi, puisque le communisme est une théorie du XIXème siècle... Tu es vraiment prêt à dire n’importe quel mensonge pour essayer de convaincre, comme tout bon militant...



  • 6 votes
    ffi 30 juin 2012 00:01

    Isga, on ne peut plus considérer Collard comme un Franc-maçon, car son obédience, la GLNF, a été exclue par la grande Loge d’Angleterre des obédiences reconnues.



  • 2 votes
    ffi 29 juin 2012 18:31

    Note : Tu parles de collectivisation, ce qui reste une abolition de la propriété.
    On peut aussi penser en terme de répartition des outils de production, et envisager des moyens pour que cette répartition reste équitable à long terme.



  • 2 votes
    ffi 29 juin 2012 17:36

    Ce n’est absolument pas ce que je défends...
    Ce que je dis c’est que l’Etat (le Politique) doit avoir le contrôle sur la quantité de signes monétaires en son sein. Il peut donc en créer autant qu’il veut (par émission directe), ou en détruire autant qu’il veut (par impôts ou taxes). Il peut aussi faire des investissements, dans la mesure où ceux-ci servent au Bien Commun.
     
    Pour ce qui est de la collectivisation des outils de production, à la mode communiste.
     
    Votre erreur est de croire que le mode d’organisation collectiviste mène nécessairement l’entreprise à avoir un comportement vertueux, respectueux du Bien Commun. Or ce n’est pas le cas, car toute entreprise cherche un Bien qui est un sous-ensemble du Bien commun, le Bien de l’entreprise. On en a déjà parlé. Il suffit de voir certaines coopératives comme Mondragon, par exemple, ou encore les coopératives bancaires.
     
    En fait, les entreprises doivent être vues comme des corps sociaux, quelques soient leur organisation (de type capitaliste, c’est-à-dire propriété d’un seul avec hiérarchie militaire, ou de type communiste, c’est-à-dire propriété de tous avec organisation de type démocratie représentative ou démocratie directe). En tant que corps sociaux, les entreprises recherchent toujours en priorité le bien particulier de la fraction de la société qui en vit.
     
    L’organisation communiste est meilleure que l’organisation capitaliste, dans le sens où, en théorie, l’entreprise est mise au service de chacun des travailleurs qui y participent. Mais il reste qu’il faut encore, au plan politique, harmoniser les rapports entre les divers corps sociaux (comprendre entreprises), de manière à ce que certains corps sociaux plus puissants que les autres n’exercent pas une tyrannie sur les plus faibles.
     
    Mais la structure idéale, c’est celle du corps social où chaque ouvrier est propriétaire de ses propres moyens de production (c’est un artisan ou un artiste), et dont l’association repose sur la démocratie directe, le tout régulé par le pouvoir politique global : ce sont les universités professionnelles abolies à la révolution.

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