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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 21 juin 2012 01:05

    Dit-moi.
    L’intelligence n’est-elle pas une capacité de l’esprit humain ?
    Dieu n’est-il pas définit comme pur esprit ?
    L’homme n’est-il pas définit comme "à l’image de Dieu" ?
     
    Ne peut-on donc pas envisager que toute intelligence chez l’homme vienne de Dieu ?

    Qu’est-ce qui distingue une "révélation logique" d’une révélation divine ?
    Pourquoi l’une serait plus logique que l’autre ?
     
    Est-ce logique que l’homme ait une intelligence qui le mène à des "révélations logique" qui soit en quelque rapport avec la réalité ?



  • 3 votes
    ffi 21 juin 2012 00:43

    @Toug :
    mais n’occultez pas le reste de l’analyse :
     
    Les axiomes, peu importe leur origine, génèrent un langage particulier pour modéliser la réalité.
    Si les gens sont sincères et intelligents, ils décriront la même réalité, mais dans un langage différent.
     
    Les changements d’axiomes ne produisent généralement que des changements de langage (ex : géométrie / algèbre). Il n’y a donc jamais vraiment de novation. Mais le danger, c’est de finir par dire le contraire de ce que l’on pense vraiment, tellement le langage est devenu embrouillé par l’excès de novations successives qui se contredisent réciproquement. Exemple : La guerre, c’est la paix.



  • 4 votes
    ffi 21 juin 2012 00:29

    @Toug,
    Ce qui paraît le plus vrai, le plus probable, qu’est-ce donc, si ce n’est une évidence ?
    Or, une évidence, n’est-ce pas comme une sorte de révélation ?
    (cf Archimède qui s’écrit Eureka dans sa baignoire)
     
    D’autre part, il n’est pas impossible que certains puissent considérer le contenu d’une vérité révélée comme le plus probable... Pour en juger, il suffit de le considérer et d’y réfléchir.
     
    De même, de manière empirique, par rencontre personnelle avec le divin, on peut considérer que la providence Divine existe belle et bien. Il y a bien de la chance et de la malchance. A se comporter avec vertu, la chance vient, c’est manifeste.



  • 8 votes
    ffi 21 juin 2012 00:07

    Disons que l’athéisme se fonde sur le refus de toute forme de théorie, c’est un avatar du scepticisme antique.
    En grec, theoros signifie le spectateur ; Theoreo signifie "regarder, observer, considérer".
    Le sceptique refuse, par principe, de considérer toute hypothèse et préfère rester dans l’ignorance pour certaines raisons. Il refuse donc tout dogme.
    Le grec dogma est synonyme du grec gnôsis, d’où le sceptique, donc et l’athée, se veut naturellement agnostique.
     
    Hélas, la position est quelque peu contradictoire, car quand on demande au sceptique les raisons pour lesquelles il connaît qu’il faut s’abstenir de tout dogme, il nous donnera à connaître le dogme sceptique (dogme qui certifie qu’il est mieux de ne faut pas connaître).
     
    La raison pour laquelle il ne faut pas connaître étant connue avec certitude, à savoir que connaître est potentiellement un danger pour son bonheur propre, le sceptique s’abstient donc de toute certitude, hormis celle de son axiome initial bien-sûr.
     
    Mais le bon sceptique va plus loin : il va jusqu’à vouloir éradiquer en lui tout ce qui ressemble de près ou de loin à une certitude, de manière à parvenir à un état de doute absolu.
     
    Il est aisé de voir que cette attitude mène au nihilisme, car lorsque l’on a extirpé de soi tout ce qui nous remplissait, il ne nous reste plus rien.
     
    Or cette position est impossible à vivre : l’homme ne peut vivre sans quelques certitudes, sinon il hésite en tout, il angoisse à la moindre décision qu’il a à prendre. Et en effet, même le sceptique s’accroche à une certitude, celle de ne pas connaître, preuve que l’entreprise est impossible.
     
    En vérité, l’homme n’a pas besoin de ne pas connaître d’erreurs, ce dont il a besoin, c’est de connaître le vrai.
     
    Le scepticisme et ses avatars sont donc des postures intrinsèquement paradoxales, qui obligent à se mentir à soi-même, à se faire croire que l’on ne tient rien pour vrai, bien que l’on tienne simultanément pour vrai qu’il ne faut rien tenir pour vrai...
     
    De même l’est l’athéisme contemporain, comme celui issu du marxiste, qui n’a rien d’une non-religion, mais qui est une religion purement matérialiste, généralement panthéiste, d’une morale de tendance hédoniste, fondé sur une mythologie manichéenne (lutte des classes).



  • 2 votes
    ffi 20 juin 2012 23:27

    @Toug,
    Je comprends ton malaise à l’idée qu’une chose puisse être révélée.
     
    Mais sais-tu toute que science repose sur des axiomes, et se développe à partir de cette base ?
     
    Prend les axiomes d’Euclide, par exemple. Ils vont te servir à construire les démonstrations géométriques. Mais d’où Euclide a-t-il tiré ses axiomes ? Ne s’agit-il pas d’une forme de révélation ?
     
    D’ailleurs, nous pourrions prendre d’autres axiomes, et construire nos démonstrations à partir de ceux-ci plutôt que ceux-là.
     
    Mais à vrai dire, à partir du moment où nous visons à décrire la même réalité, en partant d’axiomes différents, si nous ne faisons pas d’erreur ni dans en cas ni dans l’autre, seul le langage de la démonstration variera.
     
    C’est un peu comme la démonstration du même fait qui s’exprime différemment en géométrie ou en Algèbre. Ou encore un algorithme informatique que sera traduit différemment selon le langage pour produire le même résultat.
     
    En fait, la plupart des novations intellectuelles n’aboutissent en fait qu’à des réformes de langages (c’est le symptôme Babel).
     
    Par exemple, les bons démons (eudemonia) grecs qui nous comblaient sont devenus le bon Dieu, dont la grâce est une chance, que savoir cueillir est une vertu, en christianisme.
    Les mauvais démons grecs qui nous possédaient sont devenus le diable auquel par nos vices nous succombons ce qui nous mène à la déchéance, en christianisme, puis ils sont devenus des conflits familiaux en psychanalyse, puis des problèmes de neuromédiateurs en psychiatrie...
    Tout cela n’est jamais que tenter d’expliquer différemment, avec plus ou moins de réussite, les mêmes phénomènes.
     
    C’est pour cela que, pour mon compte personnel, ayant pas mal baigné dans l’informatique et la science, et m’étant intéressé à la théorie du langage sous ses divers aspects (mathématiques, étymologique,...etc), je fais essentiellement un travail de traduction et de mise en correspondance des diverses "axiomatiques" de la pensée à travers les siècles.
     
    C’est bien à chaque fois la même réalité humaine qui est désignée, quoique sous des langages différents, mais ce qui est vrai dans une langue est vraie dans une autre, moyennant traduction.

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