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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




  • vote
    ffi 29 octobre 2011 15:17

    Oui, Chouard est prof d’informatique, il a une vision statistique et numérique du monde.
    .
    Mais c’est une réduction de la réalité, le monde n’est pas ainsi. La politique ne se réduit pas à une arithmétique.
    .
    Quelques problèmes, par exemple :
    1) de quel droits, certains pourraient-ils décider les institutions politiques pour leurs générations et les suivantes, pour l’éternité ?
    2) tous les tirés au sort auraient en commun de partager les mêmes informations que les élus ou les citoyens, du faits qu’ils s’abreuvent tous au mêmes médias et à la même école. Par conséquent, si les informations et les connaissances sont corrompues, comment pourraient-ils prendre des décisions non corrompues ? La mère de toute les corruption, c’est celle de la pensée.
    .
    Je ne pars pas du principe que les "élus" sont intrinsèquement rendus mauvais du fait de leur position privilégiée. Je pense malheureusement que ceux qui sont sincères sont rendus mauvais par des conceptions erronées. Ces conceptions erronées sont pour moi issues de la période révolutionnaire.
    .
    Après, je ne suis pas nécessairement opposé au tirage au sort (qui suit les principes de la loi des grands nombre), mais la moyenne parfaite d’idéologies faussées ne produira jamais qu’une idéologie faussée.
    .
    Il me semble donc qu’il faudrait déjà corriger la fausseté de certaines idéologies, ce qui, il est vrai, est totalement impossible pour des membres de partis qui sont toujours poussés à la propagande, y compris de ce qu’ils savent faux, du fait de la nécessité qu’ils ont de faire corps avec leur parti pour remporter le combat politique.



  • 2 votes
    ffi 29 octobre 2011 14:45

    Vous n’avez, à mon avis, pas bien compris, ce à quoi fait référence la loi des grand nombre. C’est une loi de mathématique statistique, qui stipule que plus je prends un grand échantillon, plus ma mesure est proche de la généralité. C’est à cela que Chouard faisait mention. De cela découle l’idéologie du comput démocratique révolutionnaire. Relisez Rousseau. C’est le pari qu’il fait.
    .
    Je disais donc simplement que l’assemblée des gens tirés au sort, que Chouard estime compétente pour écrire une constitution (en vertu de la loi des grand nombre car justement le tirage au sort permet l’utilisation des lois statistiques), est autant corruptible que n’importe quelle autre assemblée.
    .
    Qu’est-ce que je veux dire concrètement ?
    .
    Que l’idéologie des lumières a confondu entre mathématiques et sciences humaines, dans un délire scientiste qui a paru clairement au XIXème, d’où une modélisation de la politique par l’abstrait, puis la montée des grandes idéologies et de leur explication totalitaire du monde.
    .
    Que ne comprenez-vous pas dans mes remarques ?



  • vote
    ffi 29 octobre 2011 14:24

    Salut Walid,
    j’aime bien ta remarque sur le champ pétrolifère, car c’est un cas concret qui illustre mes remarques ci-dessus.
    .
    Tu demandes : pourquoi un champ pétrolifère serait-il du ressort de la commune du dessus ?
    Puis tu ajoutes : La constitution peut parfaitement, et c’est attendu, instituer que ce type de ressources sont de l’ordre du bien public national.
    .
    Nous entrons ici de plein pied dans le propre de la politique, mis face à un problème de divergence d’intérêt :
    - l’Etat a besoin d’exploiter cette ressource pour se financer et se développer
    - les riverains de l’exploitation verraient leur tranquillité remise en cause par l’activité suscitée, ce qui contreviendrait à leur tranquillité commune.
    .
    Si l’Etat impose l’exploitation sans consultation du voisinage, alors, c’est qu’il fait primer son intérêt propre sur les populations : c’est tyrannique et cette démarche est trop fréquente.
    .
    Une politique juste est d’associer tous les riverains à la décision d’exploitation, en présentant un projet - contractuel -, qui préserve chacun des intérêts, lequel serait soumis au vote des riverains. Le projet lancé sera celui où tous les acteurs concordent.
    .
    C’est un exemple concret de démocratie directe, avec illustration de la méthode que j’ai formulée ci-dessus.
    .
    1°) Déterminer les biens communs affectés par une action.
    Ici il y en a deux :
    - Le bien commun national, celui du développement économique.
    - Le bien commun local, celui du voisinage.
    2°) Déterminer les acteurs concernés par ces biens communs.
    - La nation, représentée par l’Etat
    - Les riverains de l’exploitation, tous les habitants des communes concernées.
    3°) Formuler diverses résolutions du conflit. Ici, c’est l’état ou les exploitants qui s’en charge, selon qui est porteurs du projet.
    4°) Les acteurs votent pour ou contre les résolutions proposées, l’état représentant la Nation ayant une voix, chaque riverain ayant une voix. A 100% d’accord le projet peut avoir lieu.



  • 1 vote
    ffi 29 octobre 2011 11:01

    E. Chouard, dans son modèle, propose une assemblée dont les membres sont tirés au sort, pour tirer parti de "la loi des grands nombres" (loi mathématique et statistique, dont on tire profit pour induire de sondages l’opinion de toute la population).
    .
    Las, plusieurs problèmes surviennent :
    .
    1°) La loi des grands nombre n’empêche pas la corruption de l’assemblée.
    .
    2°) La loi des grands nombre réduit tout à une moyenne. Or les opinions ne sont pas des nombres, donc la notion de moyenne n’est pas pertinente en matière d’opinion !
    .
    En fait, la politique gère rarement des affaires universelles (qui concernent tout le monde). La politique, en général, est utile pour régler les situations contingentes (les cas particuliers). Le problème est donc de mettre au point un régime politique qui soit universellement apte à régler les contingences.
    .
    Il y a deux sortes de vérités, celles de raisonnement et celles de fait. Les vérités de raisonnement sont nécessaires et leur opposé est impossible, et celles de fait sont contingentes et leur opposé est possible. Quand une vérité est nécessaire, on en peut trouver la raison par l’analyse, la résolvant en idées et en vérités, plus simples jusqu’à ce qu’on vienne aux primitives (Leibniz, Monadologie, § 33).
    .
    Le système actuel repose entièrement sur la recherche des vérités nécessaires, d’où, par exemple, l’utilisation d’une loi mathématique telle la loi des grands nombres ou encore, par exemple, cette idéologie de vouloir créer une loi parfaite (la complication que note E. Chouard). Fondé sur la raison, le système ne donne de valeur qu’aux vérités de raisonnement abstraites. La politique devient alors une simple "computation" des nécessités et confine à l’abstraction, d’où l’influence moderne des idéologies.
    .
    Mais, comme le note Leibniz, il y a les vérités de faits, qui sont contingentes. Celles-ci dépendent de l’histoire, de la géographie, c’est-à-dire du contexte, et politiquement elles se montrent comme la divergence ou la convergence accidentelle de certains intérêts concrets.
    .
    Or, la résolution des divergences politiques accidentelles est nécessaire, car ne pas les résoudre engendrerait des troubles sociaux. Par conséquent, la plus grosse partie de la mission du pouvoir politique est de régler les contingences, mission fort mal remplie actuellement.
    .
    Une politique concrète de la contingence.
    .
    Intérêt vient du latin interesse, qui signifie littéralement inter-Être. L’inter-Être est comme une corde dont deux Êtres tiennent les extrémités, ou bien comme une membrane dont plusieurs Êtres tiennent un coté. Ainsi, un Inter-Être fait contact entre plusieurs personnes. Le contact est une contingence (par étymologie). L’Inter-Être est donc un lien concret entre personnes. Puisqu’il s’agit d’un lien, l’Inter-Être ne peut être objet de propriété, mais est une copropriété. Un Inter-Être est donc un Bien Commun. Toute action sur un Inter-Être nécessite donc l’accord de chacun des concernés. L’abus de pouvoir arrive quand certains usent d’un Inter-Être, ou Bien Commun, comme leur propriété exclusive.
    .
    La politique agit justement pour régler les divergences au niveau du Bien Commun, les divergences d’intérêt et sur les abus. La politique ne doit gérer quasiment que des contingences quand, aujourd’hui, elle ne jure que par la nécessité ! C’est l’erreur majeure de l’idéologie des lumières, qui fonde la politique sur la "computation" rationnelle des vérités nécessaires.
    .
    Par conséquent, pour refonder une politique vraiment rationnelle, il faut prendre en compte le problème des vérités contingentes. Chaque action politique concerne la régulation d’un Bien Commun. Il s’agit pour la politique de réaliser la concorde entre ceux concernés par un Bien Commun.
    .
    La méthode d’une politique concrète est de, suite à un trouble public :
    1) déterminer le Bien Commun ou copropriété source de conflit.
    2) déterminer qui est concrètement concerné par ce bien commun.
    3) formuler plusieurs résolutions possibles du conflit.
    4) interroger par vote uniquement ceux concernés par le conflit pour le résoudre.
    .
    Exemples :
    .
    Gaz de schiste
    1) Bien commun -> eau de captage
    2) Concernés -> tous ceux qui l’utilisent
    3) Question au concernés : Êtes-vous pour ou contre l’exploitation du gaz de schiste ?
    4) vote.



  • 1 vote
    ffi 23 octobre 2011 12:23

    Sachant que c’est l’âme - si elle est vertueuse - qui est immortelle, et que c’est le corps qui est mortel, je me demande bien pourquoi rêver à 1000 vierges au paradis, vu que nous n’y sommes plus qu’âmes, dénués de corps et donc sans sexe...

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