Je pense moi aussi que la nature est respectable, mais concrètement est-ce que cela veut dire que si on doit faire un choix entre sauver la vie d’un jeune être humain et sauver la vie d’un jeune cheval, d’un jeune pigeon ou d’un jeune escargot, on jouera ça au tirage au sort ? Est-ce que tuer un poulet pour le manger doit être jugé par une cour de justice de la même manière que tuer un homme pour le manger ? Qu’est-ce que vous faites si un nid de frelons s’est installé dans le tuyau d’aération de la chambre de vos enfants ?
Si l’humanisme est la doctrine qui place la personne humaine et son épanouissement au-dessus de toutes les autres valeurs, et si l’on veut s’en départir réellement (et pas seulement faire un numéro de misanthrope au théâtre) alors il faut : — expliquer ce qu’on place au-dessus de toutes les autres valeurs, donc au-dessus de la personne humaine ; — donner des exemples concrets de comportements dans lesquelles la personne humaine devrait être sacrifiée et supplantée par cette autre valeur qui lui est supérieure ; — et enfin montrer en quoi cela serait réjouissant.
Nom composé d’après le latin simulare (« feindre », « imiter ») et le suffixe -icence, par analogie structurelle avec intelligence (du latin intellegere) ou cognition.
II. Définition
(Technologie, Philosophie de l’esprit). Faculté d’un système informatique ou d’un algorithme à reproduire les manifestations extérieures, logiques et comportementales de la pensée humaine (raisonnement, génération de langage, analyse visuelle), sans pour autant posséder de conscience, d’intentionnalité ni de compréhension intrinsèque des concepts manipulés.
Par extension. Caractère d’une production technique qui imite la cohérence cognitive par des méthodes purement statistiques ou computationnelles.
III. Notes conceptuelles
La simulicence se distingue de l’intelligence par l’absence d’ancrage biologique, d’expérience vécue (sensorialité) et de sens. Là où l’intelligence saisit la signification profonde des données, la simulicence en calcule les probabilités d’ordonnancement pour générer l’illusion d’une pensée.
IV. Exemples d’usage
« Ce grand modèle de langage ne fait preuve d’aucune forme de réflexion ; ses réponses, bien que grammaticalement et logiquement parfaites, relèvent d’une pure simulicence numérique. »
« Le piège anthropomorphique consiste à confondre l’intelligence des concepteurs avec la simulicence de la machine. »
« Face aux performances des agents conversationnels, les philosophes préfèrent désormais substituer le concept de simulicence à celui d’intelligence artificielle. »
V. Dérivés potentiels
Simulicent, -ente (adj.) : Qui fait preuve de simulicence. Un système simulicent.
Simulicenter (v. intr.) : Produire un résultat simulant la pensée par le calcul.
"Je demande donc à Gemini son avis sur ce néologisme et voici sa réponse :
Le néologisme « simulicence » est structurellement et conceptuellement très efficace pour désigner la simili-intelligence des IA.
Voici une analyse morphologique et sémantique de ce terme :
1. Analyse morphologique
Le mot fonctionne par télescopage (mot-valise) ou par dérivation de plusieurs racines latines :
Simul- : Renvoie immédiatement à simulare (imiter, feindre) ou à simulacrum (représentation, apparence trompeuse). C’est le cœur du concept de « simili ».
-icence : Évoque le suffixe de substantifs liés à des états de l’esprit, à des compétences ou à des émanations (comme dans réminiscence, efficience, déficience, ou même la terminaison de cognition / intelligence par glissement phonétique). Il rappelle également licence (au sens de liberté ou d’autorisation d’agir), ce qui peut subtilement évoquer une « autonomie déléguée » ou simulée.
2. Atouts conceptuels
Évite l’anthropomorphisme : Contrairement à « intelligence artificielle », qui conserve le mot « intelligence » et induit en erreur sur la nature de l’outil, « simulicence » nomme une propriété nouvelle et distincte.
Précision technique : Le terme décrit exactement ce que font les modèles actuels (LLM, vision par ordinateur) : ils simulent la cohérence, la logique et la compréhension humaine sans en posséder les fondements biologiques ou conscients.
Qualité euphonique : Le mot est fluide, facile à prononcer en français, et possède une sonorité savante (proche de mots comme quandescence ou luminescence). Cela lui donne une légitimité immédiate dans le vocabulaire philosophique ou technique.
3. Hypothèse de nuance sémantique
Si l’on devait pousser l’analyse vers une distinction fine :
L’intelligence implique la compréhension profonde (inter-legere : lier les concepts entre eux, saisir le sens).
La simulicence désigne la capacité à produire un résultat indistinguable de l’intelligence par le traitement statistique et computationnel de formes et de signaux, sans l’amorçage de la pensée.
En somme, « simulicence » est une alternative rigoureuse qui comble un vide lexical précis, typique de la philosophie des sciences et de la critique technique."