"Annie Besant fut une sataniste notoire de la pire espèce"
Annie Besant n’a jamais été une "sataniste notoire". Héléna Petrovna Blavastky, quoi que plus mystérieuse, non plus. Ces deux femmes sont des théosophes. On peut les critiquer en tant que telles, pas la peine de convoquer le diable !
Aleistair (et non Alastair) Crowley est un personnage assez sombre d’un tout autre style. Le qualificatif de "sataniste" pourrait peut-être lui convenir. Disons que c’est un occultiste qui ne s’intéressait pas seulement à la connaissance, mais aussi au pouvoir et peut-être avant tout au pouvoir.
Attention à ne pas tout mélanger : tout ce qui vous dérange, vous fait peur, ou que vous ne comprenez pas n’est pas forcément "sataniste".
"car Goethe était un pédéraste notoire qui est l’auteur du bel aveu suivant :
"C’est vrai que j’ai fait aussi l’amour avec des garçons, mais je leur préférais les filles, car quand elles me lassaient en tant que filles, je pouvais encore m’en servir en tant que garçons." (Goethe, "Poésie et Vérité")"
"Sauf que l’on pourrait plutôt traduire par : « J’ai bien aimé aussi les garçons, mais je préfère les filles, quand elle m’a rassasié en tant que jeune fille, je l’utilise alors comme un jeune homme », ce qui n’est pas tout à fait pareil, même si cela reste très évocateur. De plus, les épigrammes, des petits vers satiriques, ne sont pas un genre forcément autobiographique.
En 1997, un journaliste allemand, Karl Hugo Pruys, a publié un livre où il défendait la même idée. S’appuyant sur sa correspondance, il estimait que Goethe avait été « fondamentalement incompris » et que « des milliers de biographies et études sur lui vont devoir être réécrites ». Que nenni à l’époque pour Werner Keller, l’un des principaux spécialistes de l’écrivain : « C’était un siècle d’amitiés enthousiastes entre hommes. Les mots d’amour dans les lettres de Goethe exprimaient un sentiment d’amitié chaleureux, passionné. Pas une attirance homosexuelle. »"
Les accessoires théâtraux ne m’ont jamais dérangé. Je peux aussi prévoir du Wagner en fond musical si ça plaît à la gretchen. D’ailleurs, j’aime bien le personnage d’Elsa Schneider dans Indiana Jones et la dernière croisade. Tiens, elles ont le même prénom !