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njama

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  • Premier article le 22/02/2016
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    njama 16 novembre 2017 14:15

    Message de Salah Hamouri de la prison du Néguev

    "Pour la liberté je ne lâcherai rien. Le peuple palestinien, comme tous les autres, ne veut pas vivre à genoux. Et quelle force cela nous procure que de savoir que, vous aussi, vous n’avez pas l’intention de lâcher", nous écrit Salah Hamouri emprisonné sans inculpation dans le Neguev par Israel. Il décrit ici les conditions de son arrestation, de sa détention et les attentes de l’ensemble des prisonniers palestiniens, en matière de solidarité internationale.

    "J’ai ressenti une étrange sensation, lorsque, le 23 août, aux alentours de 4h30, si je me souviens bien, j’étais tiré de mon sommeil par des bruits sourds. Quelqu’un s’acharnait sur la porte de mon appartement et appuyait nerveusement sur la sonnette à répétition. Je me suis dit que je connaissais ce type de vandalisme mais dans les toutes premières secondes, je pensais qu’il s’agissait d’un rêve. Je vis dans un bâtiment de six étages, à Jérusalem-Est. Chaque étage est composé de deux appartements. Les soldats et leur commandant ne savaient exactement dans quel appartement je vivais, alors, ils ont frappé brutalement à chaque porte. J’ai alors eu une pensée pour mes voisins, tous réveillés en plein nuit par les soldats, terrorisant chaque famille, je pouvais entendre des enfants pleurer.

    Les soldats n’ont pas cessé de frapper sur ma porte jusqu’à ce que je finisse par ouvrir, encore engourdi par le sommeil. Le premier soldat que j’ai vu portait une cagoule. Je ne pouvais voir que ses yeux remplis de haine. Il m’a alors hurlé dessus, me demandant ma carte d’identité. Après vérification, les soldats présents ont appelé du renfort, en criant qu’ils avaient trouvé la personne qu’ils cherchaient. A la seconde où j’ai compris que la force occupante venait bien pour moi, mon cerveau m’a envoyé un ordre clair : « Une nouvelle bataille commence là pour toi, cet ennemi ne doit pas te vaincre une seule seconde ». Ils m’ont forcé à m’asseoir sur une chaise et trois soldats m’entouraient, leurs armes pointées sur moi. Pendant ce temps-là, leurs collègues ont fouillé tout l’appartement, bouleversant les meubles, les livres, les vêtements… Je les sentais fébriles, ils s’énervaient, ils ne trouvaient rien de ce qu’ils cherchaient dans cet appartement. Le commandant a fini par donner l’ordre de repli. Ils m’ont alors ordonné de m’habiller pour partir avec eux.

    En marchant vers la porte d’entrée de mon appartement, avant d’en sortir pour une durée qui m’était inconnue, je fixais la photo de mon fils accrochée au mur. Dans son regard, j’ai puisé de la force pour affronter les durs moments qui m’attendaient. Je l’imaginais me dire « Papa, sois fort, on sera vite réunis tous les trois ». Je lui promettais alors de rester fort et de ne jamais donner l’occasion à cette occupation de nous confisquer notre humanité et de détruire notre vie comme elle s’acharne à le faire. Ils me bandèrent ensuite les yeux et me conduisirent dans une voiture blindée. La marche vers ce nouveau destin commençait. Une marche pénible vers un monde que je ne connais que trop bien. Un monde dans lequel nous devons rester forts, humains et garder notre sourire en toute circonstance. Une nouvelle fois, je suis conduit dans ce véhicule blindé vers l’endroit le plus sombre et le plus misérable pour un être humain : une prison de l’occupant.

    En arrivant dans la prison du Neguev, après deux semaines passées dans le centre d’interrogatoire, tout me semblait tristement familier. Je suis rentré dans la section 24, j’ai vite reconnu les visages que j’avais quittés il y a quelques années. Je n’ai pas su quoi leur dire, j’étais soudainement impressionné de les retrouver ici. Parmi eux, certains sont derrière les barreaux depuis plus de quinze ans. Ils me questionnaient et je ne savais pas quoi leur répondre. « Qu’est ce qui est arrivé, pourquoi es-tu là ? ». Je n’avais pas les réponses à leurs questions. Pas plus que je n’arrivais à leur parler de l’extérieur, eux, qui sont là depuis tant d’années.

    Que faisons-nous pour eux, pendant qu’ils paient le prix de leur lutte ? En les retrouvant, je me demandais si j’avais assez agi pour parler d’eux à l’extérieur. On a ensuite énormément discuté. Un détenu m’a dit « Ah tu es de retour, on va parler de nous en France alors ! ». J’ai réalisé alors que malgré ma nouvelle privation de liberté, je n’avais aucun doute sur le fait que la mobilisation allait se mettre en place en France, c’est un véritable espoir pour moi et pour eux. J’ai pensé à toutes les personnes qui avaient déjà lutté pendant ma première incarcération et depuis, toutes celles et ceux que j’ai rencontrés en France et en Palestine. Aucun doute qu’ils seraient tous à nouveau au rendez-vous pour dénoncer l’injustice qui nous frappe.

    Et des éléments que je reçois par fragments, je sais que vous êtes même plus nombreux que la dernière fois ! Des personnalités que j’apprécie, des élu-e-s, des citoyen-ne-s en nombre plus nombreux encore, vous vous êtes mobilisés pour dénoncer l’injustice, l’arbitraire et pour exiger ma libération.

    Je vous en remercie très sincèrement. Je veux vous dire aussi que je serai digne du soutien que vous m’accordez. On ne marchande pas la liberté même si on la paie parfois très chère. Ce n’est pas une question d’entêtement mais de dignité et de principe : pour la liberté je ne lâcherai rien. Le peuple palestinien, comme tous les autres, ne veut pas vivre à genoux. Et quelle force cela nous procure que de savoir que, vous aussi, vous n’avez pas l’intention de lâcher. Cela, l’occupant ne le mesure pas. Moi je le ressens au fond de moi. Et c’est pourquoi même quand il pleut je pense au soleil qui vient…"

    Salah Hamouri

    Novembre 2017, prison du Néguev, section 24
    Source : Comité National de Soutien à Salah Hamouri
    CAPJPO-EuroPalestine

    http://www.europalestine.com/spip.php?article13615



  • vote
    njama 15 novembre 2017 14:52

    pour "appartenance à une organisation terroriste"

    c’est évidemment un trait subjectif qui caractériserait assez bien les dictatures !

    C’est là la différence fondamentale avec l’état de droit ("Rule of Law" en anglais)

    par exemple, je suis français, je soutiens assez ouvertement et avec constance le Hezbollah (sur ce site particulièrement) la résistance palestinienne contre l’entité sioniste, la Syrie et ses alliés contre l’agression depuis 2011 de notre gouvernement et de cette coalition internationale ... bien que le Hezbollah a été classé organisation terroriste par l’U€ en 2013 ...

    Contrairement à la Turquie, l’État français ne peut rien contre mes opinions politiques. Au Liban, premier pays concerné, le Hezbollah n’est pas du tout l’ organisation terroriste décrite ici sous nos latitudes, mais un acteur politique reconnu. De très nombreux libanais soutiennent le Hezbollah, ou ont beaucoup de respect pour Hassan Nasrallah.

    Il est bien évident que si mes opinions politiques me valaient des soucis avec la justice française, je ferais valoir le point de vue libanais



  • 1 vote
    njama 9 novembre 2017 09:22

    En janvier 2013, le quotidien britannique Daily Mail publie un article de la journaliste Louise Boyle qui évoque le sujet du projet américain portant sur l’organisation d’une attaque chimique en Syrie ayant pour objectif de « faire accuser le gouvernement de Bachar al-Assad ».
    Cependant sur fond d’escalade du conflit actuel, l’article a été retiré du site, mais il n’est pas disparu, ni perdu, il a été repris par dailywestern :

    In 2013 U.S. “Backed Plan to Launch Chemical Weapon Attack on Syria and Blame it on Assad’s Regime”

    This article was originally published by DailyMail on 29 January 2013 and then removed.
    But the web works in mysterious ways and it makes copies that exist even after things get deleted :

    http://web.archive.org/web/20130130091742/http://www.dailymail.co.uk/news/article-2270219/U-S-planned-launch-chemical-weapon-attack-Syria-blame-Assad.html

    Via DailyMail :

    Leaked emails from defense contractor refers to chemical weapons saying ’the idea is approved by Washington’
    Obama issued warning to Syrian president Bashar al-Assad last month that use of chemical warfare was ‘totally unacceptable’

    By LOUISE BOYLE
    PUBLISHED : 14:16 EST, 29 January 2013 | UPDATED : 18:17 EST, 29 January 2013
     

    lire l’article :

    http://dailywesterner.com/news/2017-04-06/in-2013-u-s-backed-plan-to-launch-chemical-weapon-attack-on-syria-and-blame-it-on-assads-regime/




  • 1 vote
    njama 9 novembre 2017 09:18

    suite

    CW =  Chemical Warfare

    g-shell = gas shell - (military) bomb consisting of an explosive projectile filled with a toxic gas that is released when the bomb explodes

    www.britamdefence.com a Private Military Companies in Iraq

    Police & Military Training http://www.britamdefence.com/specialist_training_services.php

    The emails were released by a Malaysian hacker who also obtained senior executives resumés and copies of passports via an unprotected company server, according to Cyber War News.

    Dave Goulding’s Linkedin profile lists him as Business Development Director at Britam Defence Ltd in Security and Investigations. A business networking profile for Phil Doughty lists him as Chief Operationg Officer for Britam, United Arab Emirates, Security and Investigations.



  • 1 vote
    njama 9 novembre 2017 09:09

    Il est même très probable que c’est le Qatar qui a fourni dès 2012 des armes chimiques aux terroristes islamistes via une agence britannique

    En janvier 2013 le compte email de la société de mercenaires Britam a été « hacké » et révèlait un tel plan.

    L’intégralité du mail daté du 25/12/2012 2:57 AM
    Phil

      We’ve got a new offer. It’s about Syria again. Qataris propose an attractive deal and swear that the idea is approved by Washington.

      We’ll have to deliver a CW to Homs, a Soviet origin g-shell from Libya similar to those that Assad should have.

      They want us to deploy our Ukrainian personnel that should speak Russian and make a video record.

     Frankly, I don’t think it’s a good idea but the sums proposed are enormous. Your opinion ?

     Kind regards

      David

    David Goulding et Philip Doughty travaillent tous les deux pour Britam Defence, un genre de Blackwater (CRAFT) UK.

     

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