Pourquoi le " journaliste " a besoin de modifier
les paroles et le contexte des réelles déclarations de JLM. Vous pensez qu’en
fait, c’est de nous qu’il se fiche ?
Et vous, si j’ai bien vu, vous faites la même chose mais
cette fois-ci c’est un tombereau avec lequel vous, vous vous fichez de nous. Cela vous fait du bien de vous
fiche de nous ou cela vous rassure ou vous ne pouvez vous retenir ?
C’est sympa comme article.On lit d’un coup tous les commentaires, on se sauve en courant, on est vacciné à vie de la tentation de se saisir du bout des doigts d’un bulletin du RN
Lorsqu’il s’agit d’exercer un droit et un pouvoir citoyen, en
dehors des querelles de personne où certains voudraient bien engluer cette
campagne express en nous prenant pour des billes, autant savoir de quoi l’on
parle.
→Le programme du Nouveau Front populaire
promet une politique de l’offre rénovée, la recherche de gains de
productivité et la maîtrise des comptes publics.(Christian Chavagneux 14/06/24)
- Côté
soutien au pouvoir d’achat, une hausse du Smic (1 600 euros nets),
le minimum contributif (retraite pour celles et ceux qui ont contribué sur la
base de faibles salaires) au niveau du Smic, une revalorisation des APL de
10 %, une hausse de 10 % du point d’indice des fonctionnaires, un
blocage des prix de l’énergie et de l’alimentation, une indexation des salaires
sur l’inflation (nettement plus supportable désormais que les années passées).
-
L’investissement public apporte également sa contribution au soutien de la
demande. Un grand plan de rénovation des bâtiments publics (écoles, hôpitaux,
etc.) est annoncé. Sans oublier la relance de la construction de logements
sociaux, un soutien à une structuration française et européenne de production
d’énergies renouvelables, et à la limite de l’investissement et du
développement des services publics, l’embauche de fonctionnaires à l’école, à
l’hôpital, dans la justice.
- le
programme du NFP prévoit une protection contre le risque de dépendance de
produits stratégiques avec un plan de reconstruction industrielle dans les
semi-conducteurs, les médicaments, les voitures électriques, etc.
- Les multiples aides aux entreprises ne
seront pas supprimées, mais conditionnées au respect de critères sociaux et
environnementaux.
- Le NFP va taxer
les plus aisés. Il remet de la progressivité de l’impôt sur le revenu
(14 tranches au lieu de quatre), la CSG devient progressive. Un impôt de
solidarité sur la fortune est prévu.
- la
fiscalité du capital est accrue par la suppression de la flat tax et le
rétablissement de l’exit
tax payée par les contribuables qui ont fait leur fortune en
France, mais partent s’installer à l’étranger en n’étant plus
fiscalisés.L’impôt sur l’héritage est également rendu plus progressif.
- La
productivité du travail, en lien avec un
mauvais management à la française et des patrons qui
refusent de l’autonomie aux salariés et de leur laisser la parole.En réponse,
une grande conférence sociale sur les salaires, l’emploi et la qualification sera
organisée et une autre sur le travail et la pénibilité, une question clé en
matière de productivité. Les salariés se verraient attribuer au moins un tiers
des sièges aux conseils d’administration et leur droit d’intervention dans
l’entreprise sera élargi.
- La dette : « Nous ne sommes pas des irresponsables budgétaires. Les recettes seront
là et l’impact de nos mesures sur la demande auront un effet de relance. Nous
travaillons à partir d’un modèle identique à celui de la Banque de France.les travaux de la Cour des
comptes ont bien montré le poids des baisses d’impôts dans la dégradation des
comptes publics. Et c’est bien parce que le RN ne les augmente pas que son
programme ne tient pas ! ».
→ La feuille de route (ne confondons pas les péripéties et le cap).
1. Se débarrasser de l’adversaire à deux têtes, la macronie/lepénie
parce que sans cela rien n’est possible 2. Jeter les bases d’un
redressement économique, social et écologique et le faire fonctionner 3.
Installer une démocratie de citoyens durable par le renouvellement de nos
institutions comme outil du partage de notre vie collective et de décision et
résolution de ce que nous avons à faire ensemble.
Il y a du boulot. Ce sera difficile mais nous n’avons pas le choix
parce que sinon d’autres ont déjà tout prêts leurs choix à nous imposer et bien
plus encore. Pour maintenir ce type de gestion économique et ses conséquences,
ce détournement permanent de l’expression démocratique, ils sont préparés
depuis un moment déjà à en venir à un régime encore plus autoritaire en mesure
de contenir les désordres et injustices qu’il crée.
N’oublions pas, les épreuves révèlent les compétences, les opportunités et
l’authenticité des engagements. Nous ne sommes la clientèle de personne et
encore moins celle des médias et des sondeurs en roue libre, juste des citoyens
qui veulent être respectés avec les moyens de nous faire respecter et des
mandants responsables. Si nous le voulons, avec nos votes et notre implication
autant que de besoin (rappelons-nous la mobilisation autour de nos retraites),
avec notre vigilance et lucidité vis-à-vis des politiques et de leurs
engagements, de leur courage et cohérence et/ou de leurs manquements
ou leurs tentations carriéristes, un chemin de responsabilité s’ouvre à
nous. Ne passons pas à côté.