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Orwell

Orwell

Le lait et les pommes (ainsi, camarades, que la science le démontre) renferment des substances indispensables au régime alimentaire du cochon. Nous sommes, nous autres, des travailleurs intellectuels. La direction et l'organisation de cette ferme reposent entièrement sur nous. De jour et de nuit, nous veillons à votre bien. Et c'est pour votre bien que nous buvons ce lait et mangeons ces pommes.

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  • Premier article le 03/08/2017
  • Modérateur depuis le 26/08/2017
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Derniers commentaires




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    Orwell Orwell 31 mars 21:21

    @albert123

    Depuis quand les réunions entre personnes sujettes à des discriminations ont eu pour objectifs et pour effets d’aboutir à une politique nationale de ségrégation sociale et raciale pour qu’on en vienne à faire des parallèles entre la non-mixité de ces réunions et l’Apartheid ? Ce sont des groupes qui permettent de libérer la parole. À la suite de ces groupes de parole, un compte-rendu est fait en cadre mixte. L’enjeu, ce n’est pas de faire société en non-mixité, crétin. 



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    Orwell Orwell 31 mars 21:19

    @méditocrate

    Ils veulent interdire aux autres des réunions auxquelles ils n’ont eux-mêmes aucune intention de se rendre. Quand des femmes parlaient de ce qu’elles subissaient au quotidien pendant me too , au bout de deux semaines des mecs faisaient du ouin ouin car ils en avaient marre et ne voulaient plus en entendre parler. Mais dès qu’on parle de non-mixité tout de suite ça les intéresse. Qu’ils aillent aux événements mixtes déjà, bizarrement, ils sont moins nombreux à se présenter quand c’est ouvert. 



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    Orwell Orwell 29 mars 18:07

    @Yakaa

    C celui qui dit qui est ? MDR.

    G rien de bienveillant & le fascisme c pas l’autoritarisme et la malveillance. J’m’en ballec du bien ou du mal, me confond pas avec la gogoche morale & sa morale chrétienne sur laquelle je pisse à la raie. Les luttes sociales c pas les bienveillants vs les malveillants ou les gentils vs les méchants, c se battre pour abolir ou conserver des rapports d’exploitation et des situations d’oppression/domination. Donc, tu la boucle ... d’autant kt’es pas intéressé 



  • 3 votes
    Orwell Orwell 29 mars 15:56

    C à cause de discriminations et d’oppressions réelles que les gens s’organisent parfois en non-mixité. Il ne faut pas inverser les causalités.

    Témoignage de Marie-Noëlle Thibault, ancienne militante à la CFDT, qui évoque ses souvenirs de réunions « non mixtes », qui suscitaient déjà, dans les années 1970, les critiques des syndicalistes, ces derniers accusant les femmes de briser l’unité de la classe ouvrière  :

    "Dans les années 1970-1980, le Mouvement de libération des femmes (MLF), organisation non mixte, est apparu dans la foulée de Mai 68, et a secoué fortement toutes les structures de partis politiques, extrême gauche comprise, très machiste, dans la tradition française – la politique est une affaire d’hommes. J’étais alors à la CFDT, et la Centrale a été fortement secouée par la lutte des femmes. Notre combat principal a été de créer dans l’organisation des lieux où la parole des femmes travailleuses pourrait s’exprimer librement. Nous avons mis en place une commission « travailleuses » au niveau confédéral, et des sessions de formation et d’échange non mixtes. Cela n’a pas été facile. Nous étions accusées de briser l’unité de la classe ouvrière, sans doute censée être incarnée dans l’organisation syndicale. C’était la version 1970 de l’actuelle accusation de séparatisme.

    Notre première session de formation non mixte me laisse un souvenir tragique et indélébile. Nous étions une trentaine de femmes. Trois d’entre elles avaient été envoyées par leurs structures hostiles à la « non-mixité » pour nous «  ramener à la raison ». Les travailleuses ont commencé à raconter leurs conditions de travail comme elles ne l’avaient encore jamais fait. Je raconte une seule expérience, celle des ouvrières d’une usine textile dans le Nord, à proximité d’un bassin minier.

    Quand une nouvelle ouvrière arrivait de la région minière, les contremaîtres jouaient à celui qui arriverait le premier à lever sa jupe pour vérifier si elle portait une culotte. En avaient-elles déjà parlé au syndicat ? Non, jamais. Pourquoi ? Parce qu’au syndicat ce sont des hommes, on n’oserait pas, ils ne comprendraient pas. Et puis, les contremaîtres sont syndiqués.

    Des anecdotes comme celle-là, il y en a eu des dizaines en quelques jours. La parole libérée, pour la première fois, entre femmes. Et puis le quatrième jour, une des trois « envoyées spéciales contre la non-mixité » a pris la parole, elle a fondu en larmes, et a raconté les gestes et les paroles sexistes des responsables syndicaux eux-mêmes, très majoritairement hommes dans cette branche où domine la main-d’œuvre féminine. Les mœurs dominantes dans la profession se retrouvaient à l’identique dans la structure syndicale. Nous étions toutes bouleversées de vivre ce moment, et j’y repense souvent.

    Ces groupes de parole avaient-ils vocation à dorloter des victimes, à les conforter dans leur « victimisation » ? Absolument pas. Leur seul rôle était de permettre un passage à l’action ajusté à la réalité des rapports sociaux vécus. Alors, ne pas diviser la classe ouvrière ? Oui, mais comment ? En faisant taire ces femmes ? L’universalisme oui, mais lequel ? Celui qui consiste à faire taire les plus exploités, les plus écrasés, ou celui que l’on construit lentement, difficilement, à travers la confrontation des expériences pour trouver des avancées communes ?"



  • 4 votes
    Orwell Orwell 29 mars 15:54

    Est-ce que vous avez pigé au moins le principe des groupes de parole ? Avez-vous déjà vu des groupes de femmes violées où l’on convie les hommes ? Mais fermez donc vos gueules les fachos qui manipulez tout. Ce ne sont pas des réunions entre personnes de même "race" mais entre personnes subissant les mêmes discriminations. Le principe de moments d’auto-organisation en non-mixité choisi de personnes concernées par des oppressions spécifiques constitue un acquis des luttes sociales. Heureusement que les femmes se sont réunies en non-mixité lors du MLF pour revendiquer leurs droits. La non-mixité est nécessaire pour les personnes discriminées. 

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