Quand même, Eric Guéguen fait, comme tous les aristocrates, une confusion très importante. La prise de décision touchant un collectif et la compétence qui amène à prendre des décisions dans son travail.
Clairement, les décisions qui touchent un collectif ne doivent jamais être prises par des représentants, aussi compétents qu’ils puissent être. Car après, il faudra contrôler ces représentants, puis contrôler les contrôleurs, etc...(et on obtiendra toujours de la corruption quelque part) : la concentration du pouvoir (la non-démocratie) ne pourra jamais servir l’intérêt général.
Une fois les décisions prises par la majorité, alors les personnes travaillent à la réalisation de ces décisions selon leurs compétences.
Exemple trivial : les centrales nucléaires. On ne va pas demander au peuple de contruire la centrale (c’est aux ingénieurs de faire les plans, etc...) mais c’est au peuple (qui peut en subir les nuisances), informé de façon impartiale (il y a des dechets ultimes, un risque de catastrophe non chiffrable statistiquement), de décider si on doit la contruire.
Très franchement, l’élitisme mène à la société que l’on a aujourd’hui. Il faut arrêter avec cette culture.
Avec l’austérité, tous les économistes un peu sérieux savent que le ratio dette sur PIB va exploser. La déflation diminuant le PIB, les efforts consentis se révèlent systématiquement insuffisants.
Je n’invente rien, c’est le scénario de la Grèce, et c’est celui qui est choisi par nos traitres depuis toujours, les politiques.
les idéologie qui veulent changer tous les hommes dans leur essences ca ne marche généralement pas.
Ca ne veut rien dire. Quand on laisse son gamin devant la pub dès le plus jeune, qu’on l’amène faire les courses, que la compétition est ancrée dans le système scolaire, ... Peut-on vraiment parler de l’essence de l’homme ? Non, le système est fabriqué.
L’homme, comme n’importe quel mammifère, est d’abord un animal doué d’une prodigieuse faculté d’adaptation. Après, chacun ses convictions. Je ne nourris aucun espoir dans un changement global. Je cherche juste à être en accord avec mes idées, à être cohérent le plus possible. C’est ma façon de me sentir parfaitement bien, sans remords, sans regrets dans un monde qui m’est, d’une certaine manière, parfaitement étranger.
En ce qui me concerne, personne ne peut m’employer pour de l’argent : c’est ma seule façon possible de m’exclure. Mais je ne peux pas renverser un système à moi tout seul, je ne m’appelle pas Néo.
Un jour, peut-être, on considèrera que le degré de civilisation permet d’offir une connexion internet gratuitement, comme la nourriture et le logement. Pour l’instant, on en est au degré zéro, voire au degré négatif : il faut payer pour acheter de la bouffe empoisonnée...
Personnellement, si demain la société décide de s’engager sur la voie de gratuité, je recommence à travailler, bénévolement pour une structure offrant un service gratuit, et même si je n’ai pas à rougir de mes compétences, il y aurait, dans ce système de partage, du travail pour tout le monde (ce serait tout sauf notre société d’exclusion ou un ingénieur n’a pas assez d’expérience lorsqu’il débute ou devient trop cher lorsqu’il vieillit...).
Si tout le monde est bénévole et responsable, alors la liberté est à portée de main : ce n’est que la propriété privée et l’argent qui créent des freins. Mais il est vrai qu’il n’y a pas plus motivant que la misère des autres, alors motivez-vous, la crise se durcit. Même le rêve de devenir millionaire est moins motivant que la volonté de ne pas finir SDF. Triste au 21ème siècle.
par contre s il vient vous proposer des billet d euro vous les accepterez ?
Non plus. Je suis prêt à donner à certains (même des choses qui m’ont coûté : c’est assez long de faire de la confiture), mais si je me suis mis à l’écart du système mercantile, ce n’est pas pour y replonger la tête la première.
Le premier réflexe que chacun devrait avoir en voyant quelqu’un arriver avec ses gros sous, c’est d’être très méfiant. Je sais, c’est un doux rêve pour la civilisation du dieu argent, mais en attendant, ce rêve est bien réel pour moi. Se soumettre à quelqu’un de très croyant, c’est être encore plus croyant.