Il y a nuance entre être négationniste pour
soi-même de quelque croyance que ce soit et qu’un dogme différent vienne nier
officiellement ce qui fait l’essentiel d’une religion précédente. La position
individuelle est permise, évidemment mais la position officielle de l’autre
croyance est une agression.
Le fait historique importe peu ; on pourra
toujours le contester. Laissons à ceux qui ont la foi en cet homme le symbole
qu’ils voient en lui.
D’autre part, la religion chrétienne ne remet pas
en cause le « peuple élu » mais est une continuation de cette
religion. Le christ annonce dans les Évangiles, selon les apôtres que les dix
commandements sont toujours la règle, qu’ils ne sont pas abolis.
En conclusion : la contestation est une
chose mais comprendre l’esprit de la foi en est une autre.
Tant qu’on n’aura pas compris l’instinct grégaire qui pousse à se protéger dans un groupe particulier, d’une croyance particulière. Tant qu’on aura pas compris que cet instinct grégaire confine à l’idolâtrie de son groupe religieux et non à l’adoration du Dieu que l’on s’est donné dont personne n’est à même de faire une description claire, on restera dans une polémique stérile. Un musulman qui défend l’Islam défend son groupe. Un chrétien qui défend le christianisme défend son groupe, mais un chrétien qui se réclame de Jésus Christ défend l’homme, c’est très différent. Voilà pourquoi le négationnisme de la crucifixion émanent du Coran n’est pas acceptable car cette crucifixion est la base du christianisme. De quel droit une religion arrivant 622 ans après une autre pourrait-elle la nier. Si Dieudonné croit dans le Christ, il ne doit pas oublier cette contradiction. Ceci dit : frères humains musulmans qui dans le même temps que moi vivez, prions tous que Dieu nous veuille absoudre ? (Du François Villon un peu transformé pour la cause).
Bové ne se couche pas, il évolue mais je trouve étrange qu’il aille se faire traiter d’idiot utile par un idiot inutile. Serait-il devenu masochiste pour se présenter dans une émission durant laquelle tout le monde devrait être couché ? La critique, avec de sordides altercations, montée en spectacle, il fallait y penser pour amuser le peuple des veaux,de ceux qui regardent et ne participent pas, toujours passifs, toujours assistés. Bové qui est pour une nourriture du corps"bio", se contente d’une nourriture malsaine de fast food pour ce qui est de l’esprit, c’est bien dommage. Maintenant qu’il n’est plus fauché, il ne fauche plus rien. Pas même les organismes génétiquement maintenus à la télé pour assujettir le peuple. Ah ! Comme les gens aiment l’argent ! Et comme ils feraient n’importe quoi pour être vus faute d’être reconnus ! Elle ne vous énerve pas, vous, la voix de Ruquier, ce vibrion des plateaux télé ?
Qui a dit qu’il n’y avait pas de solidarité en France ? Voilà que les membres du gouvernement viennent à à rescousse pour défendre Alliot Marie que l’opposition juge indéfendable. Moralité : la solidarité s’exerce dans un registre qui n’est pas celui de la liberté égalité fraternité pour tous mais dans un clan où des intérêts et privilèges particuliers sont à sauvegarder. Alors : que la solidarité des Français s’exerce une fois pour toute pour restaurer la démocratie et virer certaines solidarités particulières, serait une bonne chose. Idem du côté des magistrats : que leur solidarité s’étende au reste de la population car ils subissent eux aussi les méfaits des désirs du roi. Avez-vous remarqué une chose : Quand le régime veut se faire régalien, qui met-on au poste de garde des sceaux ? Où allons-nous le chercher ? Voilà une question "qu’elle est bonne", comme aurait dit Coluche.
On n’est pas couchés : dommage ! Voici une preuve
de l’intox et de la mauvaise foi de Nolleau et Zemmour :
Les deux Eric ont parlé de Eva
joli.
Eva joli a parlé d’un procédé qui
consiste à se faire porter pâle quand on est dans une situation judiciaire
difficile. Il était question du procès de Chirac pour les emplois fictifs de la
ville de Paris du temps où il en était le maire.
Eva joli a dit qu’il y avait eu
des précédents à cette tactique de jouer les malades pour échapper à la justice
et elle a parlé de Pinochet, exemplaire en la matière.
Et les deux Eric de s’engouffrer
dans un amalgame, un faux raisonnement qui consiste à détourner le sens de la
pensée de Eva joli, qui parlait du procédé mais certainement pas de faire une
comparaison entre le dictateur et l’ancien chef de l’Etat français.
Voilà un détournement de sens que
je qualifierais de fasciste. Que les deux Eric n’aillent pas dire que je les ai
traités de fascistes : je viens d’écrire que c’est ce raisonnement précis
qui est fasciste, propre à induire en erreur les téléspectateurs et discréditer
Eva joli.
Il y a de l’inconséquence dans ce
genre de raisonnement raccourci et stupide. Les deux Eric se sont faits les
chantres de l’interprétation fausse et pernicieuse.
Eva joli a été bien imprudente de
donner un exemple de ce stratagème en citant Pinochet. Elle a fait preuve d’une
certaine candeur. Elle donnait ainsi à des esprits simples un bâton pour se faire
battre. Dans les médias, ce sophisme consistant en un déplacement de sens est
souvent exploité.
Ajoutons à ça la voix assommante
de Ruquier, un public assujetti à un chauffeur de salle, des politiques qui
viennent se faire contester là par je ne sais quel masochisme et on a un bel
exemple de supercherie télévisuelle.
Eva joli se serait justifiée de
ce qu’elle avait déclaré, elle n’avait pas à le faire. Ce serait plutôt aux
deux Eric de reconnaître l’erreur d’aiguillage en leurs synapses, nouvelle
version des « embarras de Paris » dans leur réseau personnel.
Au sens strict du procédé pour
échapper à la justice, la comparaison est très soutenable.
On veut être au courant de tout
chez Ruquier, en une sorte de compétition bien de notre temps et l’esbroufe est
de se faire passer pour érudit quand on est simplement archiviste, ça fait partie
du spectacle.
Je ne reconnais pas le tribunal
des deux fonctionnaires de Ruquier, l’hyperactif bruyant des plateaux télé. A
vouloir créer l’évènement ou la controverse à tout prix, on se pervertit le
jugement. Il y a comme ça, sur le devant de la scène et de la Seine, des gens
qui ne sont pas « clairs » pour la raison qu’ils n’arrêtent pas de « foncer ».
Le monde en représentation et son
spectacle, foire aux vanités est làbien
représenté.