hophophop, attention, il y a une ambiguïté dans les termes ici car
en effet l’entropie est associée au désordre mais nous, humains, nous sommes
des structures dissipatives, et nous sommes de la criticalité auto-organisée,
et donc à la frontière entre l’ordre et le chaos. La néguentropie du vivant
n’existe que parce qu’elle crée un flux permanent d’entropie.
Un corps biologique est une structure dissipative, oui.
Mais la créature vivante doit y mettre du sien pour faire durer la
vie de ce corps biologique : trouver à manger, boire, s’abriter, optimiser
avec ses congénères… La créature vivante qui conduit le corps biologique
produit sa néguentropie.
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Il n’y a pas de "stabilisation", c’est tout l’inverse,
on est un équilibre dynamique. Il n’y aura jamais de stabilisation (en vertu de
la nature des structure dissipatives).
On est d’accord que l’environnement est toujours dynamique,
changeant, reste que la voie (du milieu…) demeure la néguentropie, restabiliser
son existence quand la donne change.
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Les bombes, c’est précisément cela : de la création
d’entropie. Comme je l’ai dit, la néguentropie des structure dissipatives que
nous sommes ne peut se maintenir loin de l’équilibre thermodynamique qu’en
créant beaucoup d’entropie. Les bombes sont cette entropie (les bombes, le CO2,
etc...)
Toute violence menace son existence. Après, il y a la violence
externe (foudre, prédateur qui nous court après), ou accidentelle (chute d’un
arbre, blessure…) la violence au sein d’une groupe (pour avoir la femelle, la
meilleure pitance, le meilleur coin). Et aussi le violence biologique :
chercher des proies.
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Pour pouvoir construire un hopital, nous devons transformer le monde et créer beaucoup de déchets de toutes sortes. C’est comme ça et pas autrement.
Tout ce qu’on fait sur terre à un coût, pollue.
On peut réduire les coûts, utiliser du biodégradable,
recycler… La science peut aider...
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D’abord, cette histoire de cerveau reptilien est un mythe.
Oui, bon, ok : le tronc cérébral qui reste le premier cerveau
essentiels aux fonctions métaboliques pour interagir avec l’environnement.
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Il n’y a pas de milieu "artificiel" non plus. Tout
milieu est artificiel.
Si on mettait un humain en slip et qu’on le lâchait en plein milieu de
la forêt amazonienne, pas sûr qu’il survivrait, ou alors avec plein de boutons
qui grattent, des blessures, des maladies, une sévère diminution de son espérance vie… Un singe, oui, il serait heureux. Un
maori, il sait faire. Les humains en général ne vivent plus dans le monde
naturel : ils vivent en environnement construit, fabriqué, aménagé,
culturel, artificiel. Au point que les humains qui ont terraformé la
planète, pas les autres animaux qui sont restés dans le milieu naturel (qu’on leur a laissé...).
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L’atmosphère n’est PAS à l’équilibre chimique, c’est un milieu
fabriqué par la vie elle-même, comme nous nous fabriquons nos villes.
C’est la biosphère, le vivant qui a colonisé la terre, l’eau, l’air.
L’ensemble, hors humains, est homéostatique, écosystémique. Les autres
planètes, en effet, n’ont pas de biosphère. L’existence biologique tend vers la
néguentropie, même si à l’intérieur le fonctionnement est à la destruction et à la régénération.
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Et justement, mon cher, sans aucunement vouloir me montrer
insultant, tout ce que tu dis dans notre échange est précisément imprégné de
cette vision chrétienne déformée du monde.
A mon tour, mon cher, je sais que vous n’êtes pas un fragile non plus, votre fixation sur le christianisme
ressemble à une crise d’adolescence.
Si dans un car, ou un café des gens commencent à se battre, la
propension est d’intervenir pour arrêter cette violence : pas besoin d’être
christiano-humaniste pour ça (sauf s’ils ont des flingues, alors on décampe).
Le propension des humains n’est pas de se battre entre eux, mais de coexister
afin d’en tirer meilleure néguentropie individuelle et collective. Vous n’allez
pas prendre un couteau de cuisine, aller chez le voisin, pour l’éventrer,
pousser un cri de T-Rex et dire « la violence, c’est la vie ». Oui, c’est
un fait, mais pas une philosophie. La philosophie, c’est comment l’éviter quand
on peut. On vit mieux en paix qu’en guerre :oui, dit comme ça, c’est nuche, mais l’inverse
est faux, ils vous le diront en Ukraine, à Gaza, au Yemen, au Congo.
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Non, c’est encore faux. En fait, la mort est réservée aux
créatures sexuées, mais il y a plein d’organismes (pas tous microbiens) qui
sont immortel.
Oui, bon, le blob, un ver dont j’ai oublié le nom, la
question des cellules totipotentes... Mais c’est anecdotique et on est des êtres
sexués.
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La néguentropie, c’est la coopération, mais aussi la compétition,
à différentes échelles. C’est l’équilibre dynamique entre les deux modes. Il
faut les 2. La seule coopération finirait par nous tuer.
Vous connaissez l’optimum de Pareto : il y a la compétition
saine, qui améliore et celle qui détruit. C’est comme la violence, si on
précise de quoi on parle quand on parle de compétition, on y voit plus clair, y
compris ses angles aveugles et on améliore la néguentropie.
Non, c’est un
constat. Un supervolcan qui se réveille, et paf, fini l’humanité comme les
dinosaures ont fait paf après une météorite. C’est très violent.
C’est un truisme
quand même. En physique, ce qui fait le cosmos dans le chaos, c’est la
néguentropie : la compilation des informations pour élaborer des systèmes
intriqués stabilisants, sachant que les caprices du chaos restent toujours présents.
Chez les humains la capacité à inventer a été fabuleuse pour transformer la
matière et organiser les existences contre le mauvais sort. Maintenant, si des
bombes sont des inventions bien plus avancées et efficaces que des cailloux et
bâtons, elles n’améliorent pas la
stabilisation des existences humaines. Parce que notre cerveau reptilien, système
de pensées programmé pour se protéger, se préserver, s’organiser avec les siens
en milieu naturel patine, est perdu avec le milieu culturel/artificiel que
l’humain s’est créé à la place.
Il y a beaucoup de pays qui se développent et pour qui les
conditions de vies s’améliorent (…).
Oui, c’est vrai, j’aurais dû cadrer géographiquement en France et
Europe occidentale. Depuis les années Reagan/Thatcher/Mitterrand, l’UE se fait
dépouiller industriellement et économiquement au profit du Grand Sud qui
développe son intelligence technologique en fabriquant moins cher. Après rien
ne dit que les sociétés post-industrielles vers lesquelles le Grand Sud avance ne
les mèneront pas aussi à la neurasthénie générale avec des violences vaines et les délires
mentaux pour lutter contre, dans laquelle l’Occident s’enfonce.
Non, ça c’est le
but de la conscience, diminuer la souffrance, la vie se moque de la morale.
Ça suit un
continuum : éviter la souffrance physique, la faim, la soif, l’exposition
aux intempéries, aux maladies, l’amélioration de la fonctionnalité du groupe …qui
sont les activités des créatures vivantes. La question morale : comment on vit ensemble, finit par advenir.
La vie, c’est la biologie : les créatures vivantes sont toutes mortelles.
La biologie renouvelle les créatures en maintenant une permanence entre la
coopération et la destruction. La voie de l’existence, pour se préserver, est
celle de la néguentropie, de la coopération aux mieux et au plus loin possible.
De toute façon, s’il existe un monde d’après, hors dystopie et/ou âges sombres,
ce sera avec de nouveaux concepts comme vous l’évoquez plus haut : un nouveau
paradigme avec un ensemble de valeurs articulant mieux les possibilités de l’écosystème
humain avec ceux biologique et physique. Un autre Great Reset, si on veut, mais en bottom-up libérant des société diverses, mais mieux inter-agissantes. Celui qu’on est en train de nous monter est totalement top-down à partir du point sommital.
Pendant six
mois vous avez arrosé vos commentaires ici de boites de pâtés ukrainiens. Vous
avez pris plaisir à cette guerre. Pourtant aucun chef ne vous l’a commandé et
vous n’avez pas besoin de pétrole, à
part celui dont vous disposez déjà pour votre voiture comme tout le monde.
Elle vaut
quoi votre moraline ? Elle est
tellement transparente qu’on voit tout à travers.
Moi, on peut
m’accuser de racisme, antisémitisme, islamophobie, complotisme tous les –ismes
qu’on veut dont votre génération s’est gobergée. Sauf que les guerres m’ont
toujours rendu triste, je vois que des gens sont tués. C’est ainsi. Je n’ai pas
d’idéologie à vendre, hormis les Etats-nations souverains partout, chacun
maître chez soi où la paix et la tranquillité peut alors commencer. Oui, en plus, je suis
nationaliste, on vous l’a fait à l’envers avec et vous n’avez rien compris.
Bien content que les pays d’Afrique de l’Ouest aient l’ardeur nationaliste de
chasser Macron et ses sbires armés à coups de pieds au cul, triste que les
Palestiniens sans nation se fassent détruire à coups de massacres progressifs
par les colons juifs dans leur délire biblique, dépité que la France éternelle
se soit fait voler toute sa souveraineté sans que personne n’ait rien compris à
l’embrouille.
Je n’ai
aucune gène à dénoncer l’ethnocide commencée en Amérique Centrale avec
Christophe Colomb (de toute façon, je préfère Marco Polo et James Cook), comme
les massacres de Momo et de ses successeurs. Pas vous ni Equus Zebra. Pas vous,
car votre génération qui s’est fabriqué une moraline niaise pour mieux jouir
sans entrave a décidé pour la génération suivante que les blancs sont la cause
de tous les malheurs du monde et conséquemment, tout ce qui est non-blanc,
victime. Pas Equus Zebra non plus car un musulman est équipé pour être opaque à
toute remise en cause de sa religion et de ses coreligionnaires (même si lui
est un peu plus ouvert que ça et déplore bien plus que vous les problèmes que
vivent les Français. Il n’y a aucun problème pour vous que les Françaises se
fassent bâcher, puisque vos « victimes » le demandent, je ne suis pas sûr qu’Equus Zebra ait cette
même envie).
Dire que la violence fait partie de la vie n’est qu’une affirmation gratuite. Le but du jeu, de son existence, des existences communes, c’est bien de la réduire tant que faire se peut, pas de l’augmenter.
Et la violence, en effet ne se limite pas aux guerres, qui n’en sont qu’une forme, il y a montée de l’intranquillité des existences, des animosités, de la délinquance, de la corruption, de la malveillance, etc... Et ce ne sont pas des questions technologiques, même s’il y a des réponses par le contrôle et la surveillance par moyens numériques, mais ce sont des réponses tyranniques, autre forme de violence. Ce sont des questions de morale, de moeurs, de civilité, de bonne éducation, etc... Des questions qui n’apparaissent pas dans les débats publics et qu’on ne sait même plus comment poser, d’ailleurs.
(au besoin, je reprends plus tard : je dois me coucher).