Oui, évidemment, Onfray ne cite jamais le nom d’Asselineau, donc il rejoint Asselineau et il insiste bien sur la dictature des médias pour expliquer pourquoi Asselineau a été ramené à un petit candidat, voilà. Contente ? Tout va bien à l’UPR à par ça ?
Ceci étant dit, moi, je l’ajoute aux petits candidats au regard de son score. J’avais d’ailleurs déjà développé ici même cette idée sur les "petits candidats", je me suis permis de relayer les arguments d’Onfray comme confirmation de mes analyses.
Comme je l’ai dit Asselineau n’est pas le seul ni le premier à avoir dit que le FN était un épouvantail électoral instrumentalisé par la gauche. Ca fait longtemps même que d’autres le disent sans entrer dans les spéculations sur la CIA et la secte Moon.
Si vous saviez à quel point j’en ai marre de parler d’Asselineau
Sauf que je ne défends pas le FN, j’ai dit la même chose que vous dans d’autres messages même si je ne crois pas à la théorie du complot (et toc) de l’UPR au sujet du FN. Cette théorie n’est pas crédible étant donné que l’UPR ne pèse rien et ne représente rien dans la vie politique française. Croire que les partisans de Macron croisaient les doigts en espérant que les attaques d’Asselineau n’entameraient pas le crédit du FN, c’est de la science-fiction politique. D’ailleurs, les médias ne se sont pas privés de pousser Asselineau dans cette direction en le titillant constamment sur sa proximité idéologique supposée avec le FN. Asselineau passait donc le plus clair de son temps à chercher à se distinguer du FN en se présentant comme "le pire ennemi du front national". Résultat = moins de 1%.
Je n’ai pas parlé de "combine" pour faire chuter le FN. J’ai surtout dit que les petits candidats tendaient à discréditer les idées qu’ils prétendaient défendre ou qu’ils préemptaient (dans le cas d’Asselineau).
On peut donc très bien penser que le FN est une structure surannée tout en jugeant (comme Onfray) qu’il y a trop de candidatures au premier tour. Le camp souverainiste-national-gaulliste (appelons ça comme on veut) ne survivra pas à la prochaine élection s’il n’y a pas eu entre-temps un rassemblement et un renouvellement idéologique profond.
Après, libre à vous de considérer que la priorité est de soutenir des groupuscules appelés à le rester.
Un usager que je ne nommerai pas m’a fait le même coup du "complotisme inversé" quand je lui ai servi cet argument qui correspond à un état de fait lié à la méthode de sélection des candidats.
Après, si vous voulez continuez à penser que Poutou est passé de 200 à 500 signatures sans intervention politique au moment où Mélenchon piétinait pour en obtenir 20 de plus, et appelez ça un peu par enfantillage du "complotisme", ça me va.
Onfray dit la même chose que moi, les "petits candidats" ont bien plus mis en difficulté MLP et Mélenchon avec lesquels ils étaient en concurrence sur de nombreuses thématiques que les candidats "officiels". C’est un simple constat qui est pratiquement une évidence. La campagne d’Asselineau a consisté à passer une bonne partie de son temps à éreinter Le Pen et Mélenchon et dénoncer leur "incohérence" au regard du seul thème qui l’intéressait (l’article 50).
Une émission américaine s’est copieusement foutu de la gueule de Lassalle (en train de passer le motoculteur en béret) et de Cheminade (parlant de conquête martienne et de "Larry Skywaller") et je ne vais pas rappeler que De Gaulle lui-même traitait Marcel Barbu de "brave couillon" alors que ce dernier parlait - déjà à l’époque - des Français pauvres, mal logés, des vieillards, etc... allez essayer d’évoquer la mort lente des campagnes au milieu des sarcasmes et des éclats de rire.
Evidemment, cette présence de nombreux "petits candidats" n’est qu’un des facteurs expliquant l’échec des candidatures de MLP et de Mélenchon, mais on ne peut pas et on ne doit surtout pas occulter cette année la multiplication des candidatures souverainistes et assimilés (Asselineau, NDA, Le Pen, Mélenchon, Cheminade, Lassalle) alors que le camp européen minoritaire ne proposait de fait qu’une seule candidature.
Zemmour a lui aussi fustiger l’incapacité des souverainistes à s’organiser en vue des élections et conseille désormais à la droite de se rassembler autour d’une ligne identitaire.
On peut aussi se demander si la candidature de Poutou n’a pas privé Mélenchon du second tour. Les propos ouvertement provocateurs de ce dernier contre la police ont par ailleurs contribuer à brouiller un peu plus l’image de l’extrême-gauche et donc, par contiguïté, de ses revendications, les plus légitimes (salaire des ouvriers) se trouvant amalgamées aux plus délirantes (désarmement des flics).
Après, il faut savoir ce qu’on veut. Défendre des programmes cohérents capables de convaincre une majorité de l’électorat ou défendre des candidatures de témoignage potentiellement instrumentalisées.
Ma recommandation, c’est rien du tout. J’ai essayé de parler avec des gens de l’UPR depuis des années, plus question de perdre du temps. C’est vrai, je ne vais jamais sur le fond, seuls les membres de l’UPR vont sur le fond. Votre réponse trollesque est une illustration de ce que je viens de dire. Le moindre désaccord avec vous est la marque du nazisme ou du totalitarisme.
La seule différence c’est que les urnes ont sanctionné votre importance réelle dans la vie politique française (0,9% et encore) donc je conseille l’indifférence en ce qui vous concerne.
Le mieux c’est d’ignorer les membres de l’UPR. Sur la forme, ils ne veulent pas renoncer aux insultes, attaques ad hominem, provocations et autres trolls qui sont devenus leur signature sur tous les forums. Sur le fond, ils estiment détenir la vérité donc il n’y a aucune raison d’engager le dialogue avec eux.