Je suis assez d’accord. Déjà tout le côté politique est fortement inspiré des Rois Maudits, comme Georges Martin l’a reconnu lui-même.
Niveau série, les Soprano, OZ ou Profit (série du milieu des années 90 sur l’ascension d’un psychopathe au sein d’une multinationale, courte mais jouissive) me paraissent beaucoup plus abouties en termes d’écriture, de caractérisation des personnages, de profondeur ou de valeur artistique.
Les séries récentes comme Game of Thrones et House of Cards ne font pas vraiment dans le dentelle, et plaisent sans doute au grand-public parce qu’elles décrivent un monde abandonné à la loi du plus fort, où les salauds sans foi ni loi, les ambitieux impitoyables et les méchants gagnent toujours à la fin, un monde où les gentils subissent, où les Etats sont impuissants ou faillis, les faibles écrasés, les femmes réduites à l’état d’objet sexuel, etc... bref tout ce qu’est un peu notre monde en prétendant tout le contraire. Il faudrait d’ailleurs s’interroger sur la disjonction entre les valeurs "officielles" du monde occidental (tolérance, droit de l’homme, féminisme) et les messages véhiculés par ces séries qui fascinent un public avide de sensations fortes (brutalité, loi du plus fort, virilité paroxystique).
Faut-il y voir une opposition, un paradoxe, ou au contraire une sorte de continuité logique qui pousserait le libéralisme jusqu’à sa contradiction extrême ? Ce qui pourrait expliquer la fascination d’Attali pour ce monde libertarien et barbare "plein d’opportunités"...
On est passé de 150 lieux de culte musulmans dans les années 70 à 1000 en 2000 à près de 2500 aujourd’hui. Après si vous parlez de mosquées monumentales, il y en une centaine avec 300 projets en cours.
Dire que la République n’a rien fait ou s’opposerait systématiquement aux demandes de construction en ne respectant pas la laïcité est donc complètement inexact. Comparez également la situation avec ce qu’il se passe pour les chrétiens dans le monde musulman.
C’est comme les gens qui se plaignent sans arrêt des menus à la cantine sans comprendre que la France est un des rares pays à proposer une cantine quasiment gratuite aux parents.
Quant aux prières de rue, ce n’est pas un argument, tout le monde sait que ces manifestations sont parfois (souvent ?) encadrées par des mosquées salafistes qui font converger sciemment des centaines voire des milliers de croyants en sachant très bien qu’il n’y a pas la capacité d’accueil. C’est donc une stratégie de conquête géographique.
Pure propagande irano-chiite bien putassière, avec le parallèle entre Israël et l’Algérie, histoire de draguer un certain public en France. Pour dire à quel point ils prennent les maghrébins pour des cons ("parle-leur de l’Algérie française, ça va les exciter").
Pour que ce changement soit effectif collectivement, il faudrait qu’une certaine proportion d’humain vive cette évolution intérieure individuelle. Ce n’est pas de révolution dont nous avons besoin car on revient inévitablement au point de départ ( c’ est le sens du terme révolution), c’est une évolution qu’il nous faut pour produire votre monde sain et raisonnable.
Marx ou Gramsci... Est-ce que la révolution française est l’aboutissement d’une évolution latente ou le point de rupture qui a entraîné un changement de paradigme ? Est-ce le capitalisme naissant et l’essor du commerce qui ont produit l’œuvre d’Adam Smith postulant le caractère naturel et anthropologique des lois du marché, ou, au contraire, les théoriciens du capitalisme ont-t-ils créé des lois et des concepts qui traduisaient leur vision particulière du monde ?
A mon avis, l’opposition traditionnelle entre idéalisme et matérialisme n’a plus lieu d’être aujourd’hui. On voit bien que certaines technologies induisent un certain type d’usage et instrumentalisent leur utilisateur autant qu’ils les utilisent. Et le transforment. On devient l’interface vivante de nos outils. Ce n’est pas nouveau - on pourrait en dire autant de la mentalité anglaise qui a été forgée par le commerce maritime - mais disons que ce processus est devenu presque spontané avec internet et l’introduction des réseaux sociaux numériques.
La structure sociale et la métastructure idéologique sont désormais étroitement imbriquées, au point qu’il devient difficile d’envisager l’idéologie et la réalité comme deux catégories distinctes.