@maQiavel --------> Simple remarque formelle, mais je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’introduire vos remarques par une signalétique fléchée qui n’apporte rien au propos.
Pour le reste, on est un peu dans la tautologie... il va sans dire que l’on sait en vérité peu de choses et que peut-être, peut-être pas... Delavier formule lui-même des hypothèses, pertinentes, soit, mais ce n’est pas parce que l’on fournit une explication apparemment cohérente à un phénomène (approche fonctionnaliste) que le phénomène en question est réductible à cette explication (cf. culte du cargo).
Après tout, Descartes a postulé que les animaux étaient des automates organiques, et ce n’est que très récemment que la loi française a cessé de les considérer comme des objets.
Il est inutile d’essayer de solliciter la raison chez des personnes qui considèrent qu’un délinquant "ne peut pas être musulman" puisqu’il est écrit dans le Coran qu’un musulman ne peut pas être délinquant - ou quelque chose comme ça.
Ce qui montre que les "musulmans" sont en retard sur tous les plans puisque "se reproduire" ne demande pas d’autre effort que copuler, et que l’on retrouve toujours un taux de fécondité important au sein des populations pauvres et peu éduquées.
Vous devriez regarder Starship Troopers.
Ne vous plaignez pas d’être stigmatisé avec des déclarations pareilles.
Je serais curieux de savoir quelles conneries de sa part tu as repérées, Maq.
Je me permets de donner mon point de vue.
Delavier ne dit aucune connerie et son système est parfaitement cohérent... parfois trop, peut-être. Il tend à surestimer la valeur de la fonction. Or, on sait que certaines mutations ne répondent pas à une nécessité adaptative mais se produisent par simple distribution aléatoire : la nature lance des "ballons d’essai" et la sélection écarte ensuite les combinaisons les plus défavorables ou les plus coûteuses sur le plan énergétique. L’animal le plus adapté, le plus fonctionnel, n’est pas forcément le vainqueur du point de vue de l’évolution. Certaines créatures marécageuses ou abyssales qui n’ont pas évolué depuis des centaines de millions d’années sont "parfaites" si on retient seulement le critère fonctionnel. C’est le paradoxe de la disparition des espèces suradaptées à leur milieu : la moindre introduction d’une nouvelle variable dans l’environnement (incident cosmique, changement du climat, etc.) peut détrôner une espèce installée en haut de la pyramide évolutionniste ou réfugiée dans un sanctuaire écologique (pas de prédateur), voire entraîner sa disparition rapide (intégralité des dinosaures terrestres).
Delavier prête quasiment à la nature une sorte de rationalité intrinsèque... or c’est l’homme qui produit a posteriori cette rationalité en tentant d’interpréter la nature et d’y voir des lois immuables. En science, on appelle cela le biais cognitif de l’observateur (je crois) dont le regard et la présence altère toujours un peu les conditions d’observations ou d’expérimentation.
Pas vraiment en phase avec la "philosophie" du bonhomme et le déterminisme excessif de certaines analyses, mais la qualité de son travail doit être saluée. Un bel exemple d’artisanat.