https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Joe Chip - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Joe Chip

Joe Chip

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 2423 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Derniers commentaires




  • vote
    Joe Chip Joe Chip 22 août 2017 20:23

    @Gollum

    Nietzsche, c’est très bien pour s’ouvrir l’horizon et remettre en cause des savoirs préconçus. En revanche, analyser l’histoire ou la société d’un point de vue nietzschéen conduit souvent à des aberrations et à des formules un peu péremptoires. Nietzsche est un physiologue, un psychologue, pas un penseur à système. Raison pour laquelle sa pensée a été récupérée et dénaturée par des nazis, des gauchistes, et j’en passe. 

    Je ne suis pas contre seulement les religions de masse d’ailleurs. Je suis contre tout ce qui est de masse. La consommation de masse, la culture de masse, le tourisme de masse, et que sais-je encore..

    Voilà, ça illustre un peu ce que je disais. Moi, je ne vois pas trop l’intérêt de juger ces phénomènes d’un point de vue esthétique. Tu veux faire quoi de "la masse" ? 

    j’ai juste dit que cela était une excuse pratique pour des gens ayant une peur panique de la chair, peur panique entretenue par le manichéisme inhérent au catholicisme

    C’est propre au catholicisme ? Le protestantisme est encore plus versé dans la censure des pulsions sexuelles au profit de la procréation "utilitaire". En outre, ce n’est pas la peur qui ronge le chrétien (ce serait plutôt valable pour le musulman) mais plutôt la culpabilité du fait de l’assimilation du sexe au pêché originel. La culpabilité, c’est ambigu.... 

    l’idée que l’homme a été créé par Dieu pour jouir de la vie terrestre (et se répandre sur terre)

    Là je crois que vous vous trompez. J’ai cité récemment Jean Delumeau qui montre bien que l’homme catholique n’a pas pour but de jouir de la vie terrestre. Celle-ci est considérée comme une vallée de larmes. Seule la vie paradisiaque future vaut réellement la peine d’être vécue.

    Le christianisme reste une théologie de l’incarnation, on boit le sang du Christ, on mange sa chair. Historiquement, la thématique du péché originel provient précisément des milieux manichéens et gnostiques qui rejettent toute incarnation du Christ. L’extase mystique féminine que l’on retrouve si fréquemment traduite dans l’iconographie chrétienne a des connotations sexuelles évidentes. La sensualité, les corps dénudés sont partout. Je crois que vous faites une confusion entre le manichéisme (qui n’a rien à voir avec le christianisme) et le dualisme chrétien, qui repose par définition sur une tension entre deux aspirations à la fois contradictoires et complémentaires : une aspiration à la vie angélique et à la sainteté contredite et équilibrée par une volonté d’assumer l’incarnation de l’Homme, à l’image du Christ fait de chair et de sang. Cet état de tension est propre au dualisme chrétien. 

    Le protestantisme par contre serait plus dans cette optique d’une jouissance de la vie terrestre. Il rejoint par là le judaïsme qui a quelque peu cette optique aussi. 

    Oui, vous faites sans doute référence à Calvin, aux puritains, et encore à l’heure actuelle aux anneaux de chasteté portés dans certains milieux évangéliques... si le protestantisme accorde une plus grande importance à la vie concrète, ce n’est pas sur le mode de la jouissance mais au contraire de l’ascèse, qui est fondamentale dans le protestantisme. Comme je l’ai dit, le protestantisme met encore davantage l’accent sur la vie familiale et renforce donc l’éthique du mariage, c’est à dire de la sexualité soumise à l’impératif de la procréation : si vous critiquez le catholicisme sur ce point, il est un peu hypocrite d’exonérer les protestants en vous basant sur de vagues clichés répétée ici et là sur le protestantisme et le judaïsme. Le judaïsme rabbinique est peut-être encore plus réactionnaire en matière de sexualité (et en particulier de la sexualité féminine). 

    Euh non.. En ce qui concerne la chasteté ça n’intéresse quasi plus personne. Même les catholiques, les pro-Vatican 2, ne font plus de la chasteté la marque de l’héroïsme chrétien. Ils sont plus dans le partage comme on dit maintenant.

    Par contre les névroses sexuelles sont abondantes aujourd’hui mais de nature différentes. La faute au consumérisme. On doit jouir à tout prix et à n’importe quel prix. Si on ne jouit pas c’est qu’on est un has-been, un raté.. Culte de la performance dans l’acte comme si on était en train de faire un footing, perte de romantisme, etc…

    Euh... c’est exactement ce que je disais, les idéaux chrétiens ou catholiques ne façonnent plus à l’heure actuelle les représentations de la sexualité ou les attentes par rapport à la sexualité, sauf, peut-être, chez une minorité de pratiquants (et encore...). Les névroses sexuelles sont produites par des "valeurs" ou des normes qui n’ont plus rien à voir avec le christianisme.

    On est passé d’une peur de la chair à un amour excessif de cette même chair.
    L’Église diabolisait la chair pour assujettir ses ouailles. Le marché rend la chair obligatoire et incontournable pour les mêmes raisons.

    Il y a du vrai, même si le renversement est un peu schématique. On pourrait dire qu’il y a eu un déplacement de la culpabilité de la consommation sexuelle vers la non-consommation sexuelle... 



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 22 août 2017 17:44

    @yoananda

    Non, ce sont pas des recherches généalogiques, les prêtres français jésuitesapprenaient la langue des indiens (pour les convertir au début mais ça n’a pas franchement réussi donc les autorités coloniales ont mis fin à l’assimilation culturelle et religieuse assez rapidement) ce qui leur a permis de compiler l’histoire de ces tribus et de collecter énormément d’informations à caractère scientifique sur les nations premières.

    Au contraire, les Anglais ont longtemps prohibé tout contact avec les Indiens et voyaient avec horreur les Français fraterniser avec les authochtones. Un historien américain a écrit une célèbre phrase à ce sujet (un peu excessive mais qui traduit quand même une réalité) :

    "La civilisation espagnole a écrasé l’Indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri." 



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 22 août 2017 17:36

    @yoananda

    Les couvertures contaminées je crois que c’est plus tardif et ce sont les colons anglais qui les ont utilisés pour affaiblir les tribus alliées aux Français durant la guerre de sept ans. Donc le but n’était pas de "génocider" mais de gagner la guerre...

    Sur la démographie déclinante et le choc bactériologique, il y a des passages à ce sujet dans "l’histoire de l’Amérique française" de Gilles Havard et Cécile Vidal, qui est l’ouvrage de référence sur les colonies françaises d’Amérique.



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 22 août 2017 17:25

    @yoananda

    ci-dessous



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 22 août 2017 17:24

    C’est dans un post relativement récent. 

    L’idée est assez simple. Il y a une école historique (depuis le XVIIème siècle) qui relie la décadence romaine à la progression du christianisme au sein des classes populaires qui se seraient détournées des valeurs antiques (matérialistes) pour épouser l’idéal chrétien de paix universelle et de vie après la mort. Uniquement préoccupés du salut de leur âme, les Romains se seraient désintéressés de la cité et auraient perdu la vertu civique, précipitant la chute de l’Empire. 
    Il y a une autre école historique (dominante dans l’historiographie contemporaine) qui explique au contraire que la civilisation romaine - et par extension occidentale - a survécu grâce l’Eglise et à sa puissante structure ecclésiastique qui s’est substituée partout à l’autorité impériale, qui a entrepris la conversion des envahisseurs barbares (c’est à dire leur romanisation, cf. Clovis) et qui a permis la transition entre l’antiquité désuète et le haut moyen-âge, c’est à dire le passage d’une économie urbaine et "mondialisée" à une économie rurale et locale (naissance des villages et des paroisses). 

    Je me rallie pour ma part à cette dernière thèse. Si l’Eglise s’est imposée à la fin de l’antiquité, ce n’est pas parce qu’elle a corrompu la cité romaine (en réalité la philosophie grecque avait déjà influencé la philosophie chrétienne) ou qu’elle a impitoyablement pourchassé de gentils gnostiques épris de liberté, mais bien parce qu’elle était la seule à pouvoir garantir une sécurité et une stabilité relatives aux populations dans un monde en pleine décomposition. 
Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité