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Pour medialter, un exemple de police militarisée (Brésil) :
@Qiroreur
@Joe Chip
"et on est dans le "droit de tuer sans sommation". "
Je suppose que tu réponds à Cool Dude...
@medialter
Tu es quand même conscient que tu fais des interprétations totalement malhonnêtes de propos sortis de leur "contexte" ? Il faut une sacrée dose de mauvaise foi pour dire que par amour du totalitarisme et de la "ploutocratie régnante" je souhaite voir une police militarisée en France exécutant des gens pour tapage sur la voie publique.
@Qiroreur
Le type n’était pas un délinquant (aucune condamnation), juste un déséquilibré d’une cinquantaine d’années apparemment. Pour le coup je ne saisis pas le rapport avec le contexte.
D’accord, le contexte n’a absolument aucune incidence, les faits auraient pu se dérouler de manière totalement indifférente à Versailles ou dans le XVIème. Le fait qu’ils surviennent dans le quartier le plus "sensible" et criminogène du département où les incidents graves impliquant la police se multiplient depuis le début de l’année n’a absolument aucune signification.
On se demande pourquoi la République du Centre (qui a écrit l’article le plus détaillé et factuel sur le sujet et qui n’est pas franchement sur une ligne sécuritaire) a rappelé le contexte dans son article, puisque cela n’a aucun rapport. CQFD.
"Juste un déséquilibré", ok, ça devient la formule consacrée pour dire "circulez y’a rien à voir". Je suis désolé mais le fait qu’un individu souffre de troubles psychologiques ne l’exonère pas systématiquement de sa responsabilité individuelle, même si cela peut contribuer à expliquer un passage à l’acte. Comment peut-on être aussi affirmatif sur la motivation - on n’en sait rien, on sait seulement qu’il avait un suivi psychiatrique - et pourquoi cette approche serait-elle contradictoire avec les éléments sociologiques et contextuels que j’ai rappelés, tout comme le journaliste ? La psychologie ne disqualifie pas la sociologie, et réciproquement
Non seulement cette approche psychopathologique de la criminalité est contre-productive mais elle a aussi des répercussions cruelles sur les malades psychiatriques qui se voient associés en tant que catégorie à des criminels violents et à des terroristes en raison des raccourcis journalistiques et du politiquement correct ambiant :
http://www.slate.fr/story/123867/terroristes-pas-forcement-malades-mentaux
De nombreuses familles de malades psychiatriques se plaignent de la stigmatisation dont sont victimes leurs enfants et leurs parents sous prétexte que tout criminel violent est désormais présenté à l’opinion comme un "déséquilibré psychiatrique" pour éviter précisément d’avoir à s’appesantir sur des éléments sociologiques, culturels ou religieux qui font pourtant partie de la biographie d’un individu, et qui pourraient aider à comprendre ses motivations personnelles. A vrai dire la plupart des gens sont ce que la vie a fait d’eux plutôt que l’inverse, ils se laissent porter par le courant du milieu où ils sont nés et où ils ont grandi.
Et au bout du compte on voit bien que le but est de soustraire l’infraction à la volonté de celui qui l’a commise. ll est donc utile de rappeler que lorsqu’on a qualifié quelqu’un de "déséquilibré", on n’a à peu près rien dit ni rien justifié.
Maintenant, peut-être que la police manque de formation mais ce n’est pas de leur faute et ils ne demandent que ça
Je n’ai pas dit que c’était la faute des flics. J’ai apporté un élément pour essayer d’expliquer la relative "maladresse" des flics qui peut apparaître choquante quand on ne tient pas compte du... contexte (ah, merde, désolé) dans lequel ils sont tenus d’exercer leur métier et leur responsabilité. La police française n’est pas militarisée, ils ont des locaux et des véhicules pourris, ils ont subi des pertes d’effectifs difficiles à compenser et on leur demande d’être à la fois efficace et présent tout en restant une police républicaine et non une force qui n’aurait plus aucun compte à rendre, un peu comme on le voit dans certains coins des Etats-Unis où la police peut massacrer un pauvre bougre en toute impunité.
Ils ne s’exercent pas suffisamment au tir, leurs bagnoles affichent souvent des 250 000 km au compteur, le matos est hors d’âge, reçoivent des consignes de ne pas intervenir face aux "jeunes" qui font n’importe quoi, les types qu’ils interpellent sont systématiquement relâchés (sans parler de la justice des mineurs), ils sont systématiquement lâchés par leur hiérarchie à la moindre occasion et enfin, ont contre eux un syndicat de la magistrature capable de sortir ce genre de fascicule.
Là j’ai du mal à te suivre. Si c’est un déséquilibré la discussion s’arrête là. Tu viens de me dire que le contexte sociologique n’avait pas de rapport avec la situation de ce type ou les conditions de travail de la police dans ce genre de quartier, et maintenant tu expliques le contraire ?
Il n’y a pas que des "jeunes" qui vivent dans ces quartiers et certains jeunes délinquants deviennent éventuellement des "vieux" de 30, 40 puis 50 ans avec des problèmes sociaux et psychiques lourds qui arrivent avec l’âge. C’est pas comme si ils prenaient leur retraite après 25 ans. Je suppose qu’une minorité deviennent des criminels confirmés, qu’une autre partie deviennent des pères de famille avec boulot, etc., que certains changent de milieu ou se vouent à la religion. Mais il y a aussi une bonne partie qui n’ont pas l’énergie pour devenir quelqu’un et se mettent à errer passé un certain âge entre les services sociaux et psychiatriques et la police.
Je vais m’arrêter de spéculer, on ne sait pas qui est ce type. Mais la théorie du déséquilibré, c’est un peu court comme motivation.
@medialter
Le contexte, ça ne change rien aux faits (partiellement connus) et d’ailleurs je n’ai absolument pas dit que le "contexte" justifierait de descendre le cas échéant et sans raison un délinquant (vilaine insinuation) ou de violer le code de la sécurité intérieure, ce qui n’est pas le cas dans cette vidéo. Le contexte aide en revanche les personnes sensées à... contextualiser et à comprendre certaines situations avant de tomber dans l’outrance verbale et la simplification.
C’est sûr, je t’accorde, c’est assez inesthétique cette "interpellation" mais le travail de terrain de la police républicaine est complexe, accompli dans des conditions difficiles (le "contexte") et dans une grande pénurie de moyens. Aux Etats-Unis (et pour ainsi dire partout ailleurs sauf en Europe) le type aurait vu débarquer un car rempli de flics portant des gilets pare-balles et munis de fusils à pompe qui auraient tiré après la première sommation. C’est plus cinématographique. Mais là, effectivement, ça rend assez mal à la caméra ces fonctionnaires de police peut-être pas assez bien formés qui essaient maladroitement de péter la vitre d’une mégane tandis que le conducteur percute leur véhicule en cherchant à prendre la fuite... je te l’accorde, il y a un côté franchouillard un peu risible, un côté "Cruchot" dans la "dérive autoritaire".
Pour ta dernière phrase, je n’ai pas de compte à te rendre, mais j’avoue avoir souri en lisant que j’étais "complice de la ploutocratie régnante" 
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