Hé ben voilà ! Vous n’êtes pas si bête, au fond, vous avez fini par comprendre le sens de mes propos philosophiques, comme dirait l’autre. Suivez mon regard.
’’Entendons-nous donc bien sur la définition du principe de causalité avant d’aller plus loin : quelle définition en donnez-vous ?’’ — > Il existe plusieurs définitions du principe de causalité selon le domaine (paradigme ) auquel on s’intéresse, des définitions établies par de plus savants que moi.
Pour ma part, je ne parlerai pas de principe de causalité, une expression que je considère comme un concept valise et versatile. Je dirai que tout est peu ou prou et d’une façon comme d’une autre, relié à tout. Intriqué est le mot qui va bien, depuis le niveau subatomique et en deçà, jusqu’au niveau intersidéral, et au dessus (vers l’infini et au delà : ), en passant par notre niveau macroscopique.
Énoncer (établir, proposer, ...) une relation de cause à effet donnée c’est comme énoncer une théorie : l’une comme l’autre ne vaudra que si et seulement si elle est féconde quelque part.
ps. ’’aller plus loin’’ ? Je n’ai pas grand chose à dire de plus.
’’Si le temps n’existe plus à l’échelle quantique (et apparemment ça a
été démontré), alors la notion de causalité disparaît aussi car il n’y a
plus de chronologie et donc plus de cause précédant l’effet.’’
— > Les mots sont confondants : ce que nous appelons temps (time) n’est qu’un concept né du fait que la vitesse de la lumière n’étant pas infinie, les processus de transformation d’énergie (entropiques) ne sont pas instantanés. Ou dit autrement, les processus entropiques n’étant pas instantanés (c’est un truisme) ils nécessitent une certaine durée. Il n’y a pas d’horloge universelle (*)
Cette conception permet de lever le paradoxe du temps qui existerait au niveau atomique et pas au niveau subatomique (quantique). Et par conséquent, on ne peut pas en inférer (ce serait abusif) que le principe de causalité ne s’applique pas à ce niveau.
’’Donnez moi un exemple et je vous montrerai qu’il ne viole pas la causalité telle que je la connais’’ — > Si j’interprète correctement cette phrase, je dirai que vous y affirmez savoir établir toutes les relations de cause à effet. Dites moi si je me trompe.
Afin de gagner du temps, j’ajoute : il ne faut pas confondre principe de causalité et aptitude pour un esprit humain fût-il supérieur, à pouvoir distinguer tout ce qui est cause de tout ce qui est effet, toutes les causes de tous leurs effets et tous les effets de toutes leurs causes.
Pour illustrer mon propos, je citerai Edgar Morin qui (je cite Wikipedia) « reprend les différentes formes de causalité utilisées en diverses
sciences et annonce l’émergence de la causalité complexe. Il évoque la
causalité circulaire comme une causalité, à la fois, auto-générée et
générative. « La causalité circulaire,
c’est-à-dire rétroactive et récursive, constitue la transformation
permanente d’états généralement improbables en états localement et
temporairement probables »
Ps. Causalité circulaire, que nous désignons généralement, si j’ai bien compris Morin, par « Le paradoxe de l’œuf et de la poule. »