@Zatara "Et si je devais simplifier, je dirais qu’il y a un côté affect et radicale tout comme il y a un côté analytique et froid."
C’est certain. Et il convient de considérer l’énoncé d’Asselineau dans le contexte de son énonciation. Comme le dit Mahler plus haut, le mot "nazisme" n’a pas du tout la même signification (je ne parle pas d’interprétation mais bien de signification) dans une thèse d’histoire que dans un discours politique. C’est d’ailleurs la même chose pour d’autres mots dont la signification est très différente selon le registre et le contexte : bourgeois, capitalisme, race, liberté, etc. Aucun historien ne s’exprimerait dans son université comme un chef de parti plein de conviction cherchant à convaincre son auditoire de ce qui est vérité et de ce qui mensonge, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. A l’inverse, Asselineau ne peut pas se contenter dans le rôle qui est le sien de produire une analyse distanciée dénuée d’affect comme il le ferait s’il donnait un cours à des étudiants. On ne pas le lui reprocher, il faut simplement en tenir compte.
Et surtout, Zatara, il ne faut pas inverser les choses en prétendant que ce sont les personnes mesurant la portée affective de son message qui font des interprétations affectives.
@maQiavel La première vidéo est effectivement une friandise. Dans la seconde, la journaliste est toujours pressée de couper la parole à l’invité exactement au moment où il dit l’essentiel en réponse aux questions posées, et dès le début de l’émission (ce n’est donc pas parce qu’elle est pressée par le timing). On a l’impression que c’est ce qu’ils apprennent le mieux dans leurs écoles de journalisme, parce qu’ils font tous la même chose de manière systématique. L’épreuve "coupage de parole" dot avoir un fort coefficient dans les examens.
@Hijack ... La plupart des journaleux sont obséquieux devant ce "grand philosophe", non à cause de sa valeur intellectuelle qui est à peu près nulle, mais surtout parce qu’il a un réel pouvoir de nuisance dans le milieu des affaires médiatiques et éditoriales.