Si vous parlez des peintures de Lascaux, j’espère que vous plaisantez. Il suffit d’ailleurs de regarder cette photo pour comprendre que ce ne sont pas des ombres chinoises.
"L’avantage d’un tel procédé exclut plus ou moins les erreurs de construction de formes causées par l’irrégularité des parois."
C’est exactement le contraire qui se passe en réalité, une ombre chinoise ne reste fidèle à la forme que si elle est projetée sur un écran parfaitement plan. Sinon, l’ombre va épouser le relief en déformant le contour. On ne voit aucune de ces déformations si facilement reconnaissables à Lascaux et de plus il est manifeste que les peintres ont exploité le relief avec habileté et malice.
Mais surtout, l’inconvénient majeur de cette méthode (au sens ou le dessinateur décalquerait l’ombre chinoise) est que toute imprécision de la statuette sera agrandie. Aucun dessinateur ne part du petit pour faire du grand (les planches de BD sont plus grandes que les BD imprimées par exemple). Et je ne parle même pas du tremblement de la flamme.En revanche, la méthode de projection pouvait éventuellement servir pour décider du placement des figures, faire des essais, pourquoi pas. Mais aucun peintre n’obtiendrait une qualité de trait comme celle que l’on observe à Lascaux par un décalquage : le trait est ici libre et précis à la fois. Un peintre animalier actuellement ne s’y prendrait certainement pas de cette manière saugrenue (qui n’a pu être imaginée que par quelqu’un qui est incompétent et inexpérimenté en dessin).
C’est un jugement largement partagé y compris chez les admirateurs de René Char.
C’est principalement par l’audace de sa syntaxe que la poésie de Char est difficile. La preuve en est que l’on trouve beaucoup d’erreurs dans la reproduction de ses poèmes sur Internet : les personnes n’ont pas compris ce qu’elles écrivaient et recopiaient, oubliant par exemple des conjonctions de coordination.
Prenons ce cas :
"Entre le couvre-feu de l’année et le tressaillement d’un arbre à la fenêtre. Vous avez interrompu vos donations. La fleur d’eau de l’herbe rôde autour d’un visage. Au seuil de la nuit l’insistance votre illusion reçoit la forêt."