@maQiavel "Je vous ai reposé la question : c’est donc bien un ressenti ?"
Il n’y a rien qui ne soit pas au final un "ressenti", même la solution d’une opération algébrique. Le fait que "A" ne puisse pas être "non-A" est aussi un ressenti. Dans votre cas, si vous reconnaissez la pertinence du mot "islam", si vous l’employez, c’est que vous acceptez qu’il désigne quelque chose d’aussi UN que le mot islam est UN. Et alors, en acceptant cet amalgame, vous donnez raison à vos adversaires à qui vous reprochez un amalgame que vous faites aussi.
@maQiavel "Et vous ne me répondez pas directement, vous vous contentez de relever des soi disant contradictions, qui s’avèrent ne pas en être objectivement lorsqu’on les examine."
Moi, j’ai l’impression de vous donner toutes les explications possibles. Apparemment, on ne peut pas voir ses propres contradictions involontaires même quand elles sont exposées. On croit qu’elles ne sont pas exposées parce qu’on ne ressent pas que leur exposition est vraie. L’ego ne peut se voir lui-même dans sa contradiction, sinon il ne peut plus être ego. Mais pourquoi faites-vous une fixation à ce sujet. Si vous ne vous sentez pas contradictoire, peu importe et tout va bien. Je peux même essayer de ne plus vous dire que vous êtes contradictoire si cela vous énerve par le fait que vous avez l’impression que je le dis sans le montrer clairement.
A part ça, vous n’avez pas compris, mais alors vraiment pas du tout, mon dernier message. C’est pourtant la clé de tout.
@maQiavel "En prenant acte de ma définition de la notion de communauté ( prendre acte signifie la prendre en compte , pas considérer qu’elle soit vraie , on verra ce qu’il en est par la suite ) est -ce que ma réponse évacue oui ou non la contradiction que vous voyez au départ"
Cela n’évacue pas la contradiction en soi, cela signifie seulement qu’elle peut-être involontaire de votre part.
Si vous relisez mon intervention de départ sur ce fil, dans laquelle je vous pose une question, vous verrez que je vous avais tendu une perche pour éviter de sombrer dans ce marécage (car dans ma grande sagesse, j’avais tout prévu ).
Pour éviter d’être contradictoire ou de le paraître, la position que vous soutenez (et que j’ai comprise) serait mieux défendue en affirmant que le mot Islam est une généralité trop imprécise et que vous entendez pour votre part désigner des courants religieux différents les uns des autres, par leurs noms respectifs (qu’il vous faudra connaître). Malheureusement, dès que vous reconnaissez qu’il existe actuellement une réalité générale qu’on peut nommer "Islam", tous vos efforts pour affirmer qu’il n’existe pas actuellement UNE communauté musulmane sont formellement contradictoires, malgré toutes les contorsions imaginables. Vous devriez carrément dire que l’islam n’existe pas (ou qu’il n’existe plus) : ce serait gonflé mais soutenable. En effet, comment pourrait-on ranger sous le même terme des égorgeurs d’enfants et de paisibles citoyens pratiquant la charité ? Et dans cette logique, il n’y aurait plus de contradiction, qu’elle soit objective, ressentie, involontaire ou je ne sais quoi d’autre.