@Sutter Kane "Comme la YouTubeuse ne fait que vulgariser les travaux d’Alain Testart, vous devriez, si vous n’aviez pas de biais misogyne, mettre en cause l’épanouissement sexuel de ce monsieur."
Je commente la vidéo ici présente, tout simplement. Mais il y a évidemment autant de problème de frustration sexuelle et plus généralement de peur de la sexualité chez les hommes que chez les femmes (par exemple, l’islamisme est en grande partie une terreur masculine devant le mystère de la féminité comme l’a été à une autre époque un certain christianisme inquisitorial qui voyait abondance de sorcières). Je ne manque pas d’assaisonner les vidéos de conférenciers frustrés mâles quand il s’en trouve postées sur Agoravox. Du reste, je n’ai aucune animosité personnelle contre cette jeune femme passionnée d’archéologie, mais il me semble évident que le contenu de ses vidéos est le produit d’un biais dont j’expose la nature. La nature de ce bais concerne sa personne, j’en suis désolé mais cela est inévitable quand on parle de sexualité : car personne ne peut parler de sexualité d’un point de vue objectivement neutre et désexualisé. Je ne le prétends pas non plus et j’ai prévenu le lecteur, en tête de mon commentaire initial, que je proposais seulement "une réponse hormonale de même niveau, volontairement pas trop savante".
@Sutter Kane "Votre commentaire est en effet déplacé."
Non, la réflexion que j’expose est le coeur du problème. Quand on parle publiquement d’archéologie de la sexualité on expose publiquement un certain rapport à la sexualité, qu’on le veuille ou non. Il faut prendre la précaution de vérifier ses propres biais à ce sujet ou accepter de les entendre de l’extérieur. De la même manière que quelqu’un qui parle d’optique doit vérifier que ses propres yeux fonctionnent bien. La prétention à la description objective est plus encore ici qu’ailleurs une farce : l’histoire de la sexualité racontée par un catholique sera toujours catholique, par exemple. L’histoire de la sexualité racontée par une féministe sera aussi toujours la confirmation de ce qu’elle y apporte elle-même. L’histoire de la sexualité racontée par une personne sexuellement peu épanouie sera peu épanouissante et ennuyeuse. Comme ses propres expériences sexuelles. Je n’y peux rien, c’est comme ça. Aucune précaution politiquement correcte n’y changera rien.