@Mollah Homard Et si c’est un accident, il faut aussi trouver comment il s’est produit. Ici, pas d’avion dans la cathédrale pour expliquer le départ de feu non plus. Apparemment pas d’explosion incendiaire. Il y a donc du y avoir au minimum une imprudence majeure, un oubli fatal, peut-être un appareil de chauffage laissé allumé près d’un produit combustible par exemple. Le fait est que la cathédrale a brûlé, ça ne sert donc à rien de dire que cela n’aurait pas du se produire ; il faut trouver comment cela s’est produit, puisque cela s’est produit !
@JC_Lavau Je ne pense pas que c’est ce que voulait dire Edwig, si je l’ai bien compris. A mon avis, il fera aussi un écart dans la rue si un bus fonce sur lui. Mais en termes de "preuve", il est vrai que nous ne pouvons pas faire la différence entre l’état de "rêve" et l’état de "veille". Dans un rêve, nous ferions aussi un écart si un bus fonce sur nous. Et on peut aussi en rêve se retrouver dans un hôpital suite à un accident de la circulation. Etc. Certes, le rêve ne nous semble plus du tout réel quand on s’en souvient en dehors du rêve ; mais rien ne "prouve" que nous ne rêvons pas aussi à l’état de veille. Il semble simplement que ce soit un rêve plus long et dont nous retrouvons une certaine cohérence chaque matin. Pour autant, il arrive aussi qu’on sorte d’un rêve à l’état de veille, quand par exemple on quitte un état passionnel ou colérique ou qu’on se libère d’une idéologie ou bien qu’on cesse de croire au Père Noël. Il existe donc aussi parfois une certaine discontinuité dans la conscience de veille. En partant de ce constat, on pourrait se poser la question suivante à propos de la "réalité" partagée : dans quelle mesure et pourquoi avons-nous le sentiment de vivre dans le même monde que nos voisins lorsque notre corps n’est pas endormi ? La réalité commune est-elle autre chose qu’un rêve en commun ?
Comme je l’explique plus bas, le point aveugle du raisonnement de cette vidéo apparaît vers 9 minutes, et c’est (comme souvent) la variation paradigmatique, qui fait que le "surnaturel" de l’un n’est pas celui de l’autre. Ainsi, certains êtres humains vivent au contact quotidien de personnes décédées, ou des esprits de la nature, et cela en toute simplicité ; de sorte que c’est pour eux quelque chose d’ordinaire, qui n’a rien de miraculeux.