Certains policiers ont de toutes évidences interprétés les mamours que leur prodigue le régime comme le coup d’envoi de la fête du slip et de la matraque. Voir les arrestations de journalistes samedi soir, alors que la loi sensée leur interdire de filmer des policiers n’est pas encore définitivement votée, et qu’elle n’interdirait même pas des journalistes de filmer si elle l’était. Ça nous donne une idée de la façon dont cette loi est interprétée sur le terrain par certains policiers, et de leur soucis du droit.
Il faut dire qu’il a eu très peur des gilets jaunes, le régime en question. Et il a toujours une frousse bleue d’une révoltes des gueux, ou même des classes moyennes. Il répond donc de façon ostensible et législative à tous les désirs des "syndicats" policiers, essayant de se mettre dans la poche son seul rempart contre la plèbe.
Syndicats policiers qui, curieusement, semblent défendre le droit du policier à cogner qui il veut, quand il veut, où il veut, sans se faire filmer, plutôt que de réclamer le payement des heures sups, l’embauche de personnel contre les sous effectifs, des formations adaptées, et la fin de la politique du chiffre (paperasse à la c... et harcèlement inutile des citoyens...). Les beaux syndicats que voilà...
Les policiers rentrent dans son studio sans mandat et le cognent. Quoiqu’il se soit passer avant (et il semble d’après tous les témoignages qu’il ne s’est pas passé grand chose, voir rien, à part que le gars n’avait pas de masque dans la rue), il sont trois, il est seul, ils peuvent le maîtriser facilement s’ils le souhaitent.
Il s’agit juste d’un passage à tabac en règle par des mabouls qui n’ont rien à faire dans la police.
Non, la France n’a pas raté le virage d’internet, et encore moins à cause du minitel, qu’elle n’a pas spécialement cherché à privilégier... D’ailleurs, quel aurait été un "virage internet" réussi ? Et ce que des pays comparables ont fait mieux ? Qu’est-ce qu’il y a de plus en Allemagne ou en Angleterre dans ce domaine ? Les US se sont taillés un monopole (à coup de milliards de dollars d’argent public), et les français n’en sont pas plus responsable que les autres.
Le minitel sort plus de 10 ans avant internet. Et c’est un outil très en avance à cette époque. Lorsque Internet devient disponible avec des modem 26k ou 56k, les gens n’en voient pas trop l’intérêt par rapport au minitel (à raison). C’est lorsque l’ADSL bon marché est finalement disponible que la majorité renonce petit à petit au minitel. Et cette situation n’a été à l’origine d’aucun retard particulier, ni favorisée par les pouvoirs publics. Ça c’est juste fait comme ça.
D’ailleurs, lorsque l’ADSL commence à se généraliser en France, au début des années 2000, il est bien moins cher que dans la plupart des pays, y compris les US. Je connaissais des américains à l’époque du début du développement de l’ADSL, ils étaient très surpris du prix et de l’offre (bouquet de chaines de télé), l’abonnement ADSL seul étant beaucoup plus cher chez eux (2 ou 3 fois plus).
Et l’État a très largement anticipé le développement des télécoms en commençant à câbler massivement les grandes villes en fibre optique dés le début des années 90. Les opérateurs privés en profite largement aujourd’hui...
Que des réseaux et des margoulins divers profitent de copinages et de subventions publiques dans ce domaine n’a rien à voir avec le minitel, ni avec un "retard" très largement partagé par le reste du monde... On pourrait effectivement faire beaucoup mieux si on s’en donnait les moyens, mais rien à voir avec un "retard dû au minitel".
Tout cela est très logique, en fait. Enfin, si on a le cerveau suffisamment tordu, ça comporte une certaine logique.
Mécaniquement, en rendant plus difficile l’accès à la retraite, le gouvernement va entrainer une hausse massive du chômages. Donc il faut diminuer l’indemnisation des chômeurs pour garder l’équilibre. Le principe des vases communicants.
Et oui, le MEDEF ne cesse de gueuler qu’il faut augmenter la durée du travail avant la retraite parce qu’on vit mieux et plus longtemps, tout en virant les gens dés qu’ils commencent à avoir des cheveux blancs.
Sans compter bien sûr les travaux pénibles que l’on ne peut même plus faire passé un certaine âge.
Bon, tous les plus de 50 ans ne se feront pas virer, une partie restera. Les jeunes se font donc bouffer par les deux bouts : moins de boulot, et une retraite pourrie à la fin.
En fait, c’est complètement c.n tout ça. Les gains de productivité massifs qui se poursuivent ne sont pas compensés par une augmentation de la consommation. Forcément, les gens ne gagnent pas plus, ils gagnent globalement moins. Et ces gains de productivité ne pourraient pas être absorbés, de toutes façons, puisque nous savons aujourd’hui que nous vivons sur une planète aux ressources limitées. Dans ce contexte, la solution est évidemment de diminuer le temps de travail et de mieux répartir, et les temps de travail, et la richesse produite.
Et que font les gouvernements, en général (pas qu’en France, un peu partout) ? Le contraire, bien sûr... Les débilités libérales des années 80 leur ont lavées le cerveau, ils ne savent plus penser autrement.
Je m’étais déjà posé la question à propos de cette étrange citation il y a quelques années, et en était arrivé à la même conclusion : inventée de toutes pièces par l’extrême droite.
Je l’ai signalé à différentes reprises sur déférents forums, et ici même, sans effets.
Il est effectivement très, très curieux qu’elle soit reprise en boucle et jamais vérifiée.