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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires






  • 12 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 juillet 2014 09:32

    Les défenseurs de la tradition sont convaincus que l’homme est voué à se déplacer dans le noir. D’une main - la droite - il tient la rampe, de l’autre - la gauche - il cherche et tâtonne. Au cours des derniers siècles, l’homme s’est senti suffisamment intelligent pour lâcher la rampe. Depuis lors, il a tellement chuté qu’il s’est résigné à avancer à quatre pattes...



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 5 juillet 2014 17:14

    Nous pouvons "réfléchir" aux choses les plus profondes comme aux choses les plus insignifiantes (je sais, vous allez me dire que je dis ça selon mes critères et que je fais intervenir la morale, et ça fait deux ans que ce débat dure...). Et nous vivons dans un monde fonctionnant selon le principe de l’offre et de la demande. Trouvez-vous que l’offre actuelle reflète une réelle demande de se consacrer à la réflexion sur les choses les plus profondes qui soient ? Si vous trouvez que oui, alors en effet, pas de problème, tout va bien, attendons la suite. J’ai quand même l’impression, pour ma part, que les gens à se creuser la tête sont des cas d’espèces, non la norme. Là encore vous me direz que ça l’a toujours été, mais jamais nous n’avons eu autant qu’aujourd’hui les moyens d’inverser la tendance. Or, ça reste lettre morte, donc tout ne va pas bien...

     

    À bientôt,

    EG



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 5 juillet 2014 15:50

    J’ajouterais, pour compléter mon exemple aviaire, que l’aigle n’a pas la capacité de "déroger" et de refuser de se servir de ses ailes. L’homme, lui, a cette capacité, au point de dénier ses propres finalités. La liberté de ne pas réfléchir lui étant offerte (elle est même promue de nos jours), il en vient à penser qu’il n’est pas nécessairement fait pour réfléchir. C’est le début de la fin.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 5 juillet 2014 15:06

    @Machiavel :
     

    "L’homme est un animal rationnel, certainement mais il n’est pas que cela. Mais à vous lire, on a l’impression que la finalité de l’homme est de philosopher. Si cela est vrai, pourquoi votre émulation collective par la raison n’a jamais existé ?"

     

    => Vous me faites une blague ?...

    Bien sûr qu’il n’est pas que cela, c’est un être de besoins, de désirs, un être sensitif et tout ceci fait la richesse de l’espèce, j’en conviens tout à fait. Mais - et je vais encore reprendre l’exemple déjà pris ici même trois ou quatre fois déjà - de même qu’il serait contre-nature que l’aigle ne se serve pas de ses ailes et de sa vue perçante, de même l’homme agirait en quelque sorte contre sa nature en refusant de travailler de ses mains ou d’exploiter au mieux son intelligence (dont le fruit ne se résume pas, je vous rassure, à la philosophie). C’est en cela qu’il y a finalité, je ne veux pas dire que la découverte du principe de la relativité était comme incluse dès l’origine dans le génome humain, ça non. Ce n’est pas vis-à-vis du contenu qu’il y a déterminisme (qui serait en somme un déterminisme historique), c’est vis-à-vis de la "méthode", de la manière. L’homme ne se doit pas à lui-même ses facultés mentales, il en hérite, elles lui sont hétéronomes, même s’il les fait fructifier. Ce qui m’amène à la suite...

     

    Vous prétendez que l’émulation collective par la raison n’a jamais existé... Vous êtes sérieux ???????????? Et que sommes-nous en train de faire alors ? Plus haut vous me citiez Rousseau, n’est-ce pas parce que vous l’avez lu ? Ne sommes-nous pas, toutes et tous (certains au quotidien et bien plus que d’autres) enclins à nous nourrir de la pensée d’autrui, pour l’amender, la déformer, la récuser ou l’assumer pleinement ? Constamment nous bouillonnons de réflexions en tous genres, et c’est en cela aussi que nous exerçons notre animalité politique comme aucun autre animal n’en est capable. Ceci m’amène à Rousseau, dont je partage le constat que vous avez mis en exergue. Qu’il y ait des communautés natives plus intimes que d’autres, c’est une évidence. Mais ceci ne veut pas dire qu’au-delà de la cellule nucléaire familiale l’union entre les êtres résulte d’un choix, d’une volonté individuelle, libre, délibérée. Pensez-vous que l’émulation collective par la raison aurait pu se faire sans interaction entre groupes familiaux ? Je ne pense pas. Donc si l’intelligence collective est incluse dans notre nature, la communication la plus étendue possible l’est aussi, que nous le voulions ou non. Et cela dit, on peut très bien en revenir à des modèles de sociétés familiales, détachées les unes des autres, seulement notre nature, en temps que dunamis, notre capacité, resterait en sommeil, virtuelle.

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