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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 27 février 2014 13:57

    Ça fait pourtant deux fois que je valide celui de micnet. Il était rendu à "+5"... c’est étrange la manière dont sont choisis les articles publiés.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 27 février 2014 13:40

    Vous préférez donc les philosophes aristocrates aux politiciens plébéiens.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 27 février 2014 13:39

    J’ai aimé prendre connaissance du projet des Gracques, c’était en effet de véritables républicains. Mais - et je le maintiens - ils ont changé les règles du jeu politique, ont usé de la parole pour mouvoir la foule, et ce procédé s’est retourné ensuite contre eux.
    Ils ont tenté vaillamment de lutter contre l’oligarchie en usant de la faconde dont tirera partie plus tard la dictature. C’est une réalité.

     
    Lorsque l’on veut lutter contre un extrémisme, il est prudent de ne pas donner corps à l’extrême opposé. La haine des optimates ne devait pas entraîner celle du sénat en tant que tel. Ils ne l’ont pas voulu, mais les éléments ont fini par leur échapper.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 27 février 2014 12:45

    @ Machiavel1983 :
     
    A priori, la différence que vous établissez entre un populiste et un démagogue, c’est que le premier ne veut pas du pouvoir pour son compte propre. Admettons. Cela dit, le plus jeune des Gracques a fini par voir le peuple se retourner contre lui à la faveur d’orateurs plus malins encore, pourquoi ? Parce que le peuple, lui, ne fait aucune distinction entre un populiste et un démagogue. L’un et l’autre sont des forts en gueule qui promettent à leurs concitoyens monts et merveilles.
     

    Les Gracques me sont beaucoup plus sympathiques que César, mais il y est tout à fait évident qu’en changeant les règles du jeu politique à Rome - notamment en s’appuyant sur la force de conviction orale, la ferveur des foules et le militarisme - les deux Gracques ont ouvert une boîte de Pandore qui mènerait au Principat. Ceci dit, Auguste aura été l’un des plus grands hommes d’État que Rome ait connus.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 27 février 2014 10:04

    Jules César était le populiste le plus accompli. Pour court-circuiter le sénat, il s’est assuré le soutien du peuple : un homme au sommet, une masse à la base, et entre les deux, les aristocrates devenus oligarques se retrouvent étouffés. Ce mouvement rhétorique, initié par les Gracques, aboutirait bientôt à la chute de la République corrompue... et à l’avènement de l’Empire.

     

    Il ne s’agit pas de dire que le sénat n’était pas vérolé, il s’agit de dire que le peuple - tant qu’il sera considéré comme tel, comme la "masse des pauvres" et comme victime en puissance - sera toujours le dindon de la farce. Toujours. À Rome au 1er siècle avant JC comme en Ukraine en 2014.

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