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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
--------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires




  • 15 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 12 juillet 2013 22:08

    @ Caracole :
    -----------------
    "Comment expliquer qu’un français blanc avec un emploi puisse obtenir des visa pour toute la planète simplement pour le fun, alors que la plupart des autres individus qui peuplent cette Terre sont condamnés à rester dans leur pays ou le fuir à jamais en se lançant dans une quête d’un nouvel eldorado ?"
    => Parce que la France est une bonne marque, sur laquelle la plupart des pays acceptent de miser. C’est cynique au possible, mais ça revient à ça.



  • 18 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 12 juillet 2013 22:00

    ... parce que vous avez la chance d’être intelligent et courageux davideduardo. Mais d’autres sont ET stupides, ET feignants. Heureusement ils vivent dans LE pays qui leur trouvera toujours de bonnes excuses. smiley



  • 16 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 12 juillet 2013 21:57

    @ Caracole :
    -----------------
    Sauf votre respect... Le bruit court que les pompiers arrivés les premiers sur les lieux de l’accident de train en gare de Brétigny-sur-Orge aujourd’hui ont été accueillis pas des jets de cailloux provenant de l’une de ces bandes de jeunes désœuvrés... ce n’est certes qu’un bruit mais ça se voit fréquemment.
    Dites-moi Caracole, si tout ceci est avéré, parleriez-vous aussi dans ce cas de problème à caractère... "social" ? Pour ma part, j’aurais tendance à y voir quand même une petite part de congénital. Des êtres humains capables d’une telle avanie n’en sont pas, ce sont des animaux sauvages. Et que fait-on face à des animaux sauvages ayant investi une ville ? On ne discute plus, il est trop tard. On appelle SAUER, Sig SAUER.



  • 4 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 juillet 2013 22:55

    Toujours dans la finesse...



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 juillet 2013 21:00

    Papier d’Attali cette semaine dans L’Express :
     -------------------
    À QUOI SERT LE 14 JUILLET ?
    Lorsqu’une fête s’installe dans le paysage national, nul ne
    peut imaginer qu’elle puisse un jour disparaître du calendrier.
    C’est évidemment le cas pour le 14 Juillet, réjouissance populaire
    depuis plus de deux siècles, fête nationale depuis
    plus de cent trente ans, et sans doute pour très longtemps
    encore. Même si l’événement qu’elle commémore, la prise
    de la Bastille en 1789, n’est pas, et de loin, l’un des plus importants
    de l’histoire de France, ni même de la Révolution,
    il s’est installé au premier rang de l’imaginaire collectif,
    parce que notre pays, avec ses racines rurales et féodales,
    attache la plus extrême importance aux bâtiments, et parce
    que la destruction d’une prison, alors presque vide, symbolisait
    mieux que tout autre fait d’armes le combat contre
    l’arbitraire. Son premier anniversaire fut, en plus, avec la
    Fête de la Fédération, l’occasion de célébrer
    l’idéal de la fraternité. Et, en 1792, il s’agit de
    mobiliser la nation en danger.
    Aujourd’hui encore, il ne sert à rien de fêter
    le 14 Juillet si on ne se souvient pas qu’il fut ainsi
    placé, à son origine, sous ce triple signe de l’indignation,
    de la fraternité et de la défense de la
    nation ; toutes valeurs qui conservent, plus que
    jamais, leur raison d’être.
    L’indignation d’abord : deux siècles après la prise de la
    Bastille, le combat contre l’arbitraire est loin d’être gagné
    et le 14 Juillet devrait être l’occasion de se révolter encore
    et encore contre les inconséquences de l’Etat, les désinvoltures
    des administrations et toutes les manifestations
    d’arbitraire de tous les pouvoirs, publics et privés, politiques,
    économiques ou domestiques.
    La défense de la nation, ensuite : si l’armée y est, à juste
    titre, à l’honneur, le 14 Juillet doit permettre de réfléchir à
    la façon dont elle remplit désormais son rôle. La marine et
    l’aviation bénéficient de lobbys industriels puissants, qui
    leur permettent de protéger leurs budgets, rendent possibles
    des gaspillages insensés (tel le Rafale, dont on ne dira jamais
    assez le mal qu’il fait au budget de la France, à la structure
    de nos armées et au projet européen, pour le seul bénéfice
    d’une firme privée) et préservent des a priori jamais remis
    en question (comme la présence permanente en mer de
    deux sous-marins nucléaires lanceurs d’engin, alors que
    leur maintien en veille suffirait). Pendant ce temps, l’armée
    de terre, la plus authentique armée du peuple, qui risque
    sa vie au premier rang de tous les combats, parce qu’elle
    n’a aucun industriel puissant pour défendre sa cause, fait
    les frais de tous les plans d’économies, alors qu’il faudrait
    sanctuariser son budget, tant pour ses actions classiques
    que pour ses opérations spéciales et pour la gestion de la
    cyberdéfense, qui lui incombe très largement.
    Enfin, la fraternité : la fête nationale devrait aussi nous
    faire réfléchir à ce qui fait l’unité de la nation. Au moment
    où l’inégalité sociale atteint son paroxysme, et où les enfants
    des milieux défavorisés sont plus que jamais enfermés dans
    leurs ghettos, l’abandon, tragique à mes yeux, du service
    national, remplacé par un service civique ridiculement
    homéopathique, a supprimé toute occasion pour les jeunes
    de milieux différents de se croiser, de faire connaissance :
    ils ne se rencontreront plus jamais, sinon dans une relation
    hiérarchique ou dans des circonstances improbables, comme
    les stages de récupération de points de permis de conduire…
    Alors, que la prochaine fête nationale soit l’opportunité,
    pour tous et pour chacun, de méditer sur son triple fondement.
    Afin qu’elle ne soit pas seulement l’occasion de défilés militaires,
    de feux d’artifice, de bals de pompiers et de discours
    convenus. Et pour que la prochaine révolution française,
    qui aura lieu, ne soit pas suivie, comme tant d’autres, d’une
    Terreur et d’une contre- révolution, mais permette une réelle
    avancée, vers une démocratie plus authentique.

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