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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 juin 2015 10:44

    @Soi même
     

    Attendez une minute, sauf erreur, rien ne dit que le défenseur de la victime est allé finir le travail dehors. Il est juste mentionné que l’agresseur a été viré, puis qu’il s’est battu avec des passants. Les deux coups dont il est question sont ceux qui ont été portés à l’intérieur de l’établissement me semble-t-il...

     

    Alors bien sûr, il nous faut faire avec les conneries distillées par les médias, mais les exemples existent, ils sont nombreux, bien que peu médiatisés. L’un de mes proches est intervenu une fois il y a longtemps. Un homme, en pleine nuit, était en train de voler un autoradio dans le quartier. Mon ami se saisit d’une matraque dans sa propre voiture, sur le même parking (ce qui est déjà interdit, mais attendez la suite...), s’approche de l’autre voiture et demande au type ce qu’il est en train de faire. Ce dernier se redresse calmement, puis s’élance sur lui avec un tournevis pour le planter. Mon ami esquive le coup, puis sort sa matraque et lui en met un grand coup dans la mâchoire. Complètement sonné, la mâchoire en sautoir, le mec prend ses jambes à son coup. Mon ami file droit chez les flics pour expliquer les choses telles qu’elles. On était alors au début des années 80 et il n’a pas eu d’emmerdes. L’autre s’est fait oublier. Il a quand même dû se faire recoller la mâchoire. Ou alors il a fait un stock de pailles, bref.

    Ce qui est intéressant, c’est la suite. Car la caisse, qui n’était pas dégueulasse, était celle de l’architecte de l’immeuble, qui vivait tout en haut de la tour. Mon ami s’est rendu chez lui le lendemain, pour lui dire que c’est lui qui était intervenu. Le type ne l’a même pas laissé entrer, et, sur le palier, il lui a juste répondu : "Ah, c’est vous ? Franchement, vous trouvez que ça valait la peine de lui casser la mâchoire pour un autoradio ?" Ce sont des gens comme ça qui font idéologiquement la pluie et le beau temps dans ce pays, et ce n’était alors que le début.



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 juin 2015 10:00

    @Boris le laid
     

    La démographie galopante en Afrique, ça n’était pas "écrit". Fut un temps où les femmes donnaient naissance en tout à 15 enfants dont 12 mourraient en bas âge. L’homme blanc a débarqué, s’en est servi comme esclaves, mais dans le même temps les progrès hygiéniques et médicaux qu’il a essaimés ont permis d’en épargner huit ou neuf de la fratrie. C’est déjà invivable sous nos latitudes, alors là-bas...

    Ce que je veux dire, c’est que le nombre n’est une force qu’à partir du moment où il passe dans le filtre typiquement occidental de la gentrification et du contrôle des naissances. Sans cela, on est en présence d’un peuple (africain) qui s’auto-génocide, chez eux ou en pleine mer. Les Arabes, eux, ont amorcé ce mouvement, et ils sont loin d’inquiéter numériquement les Chinois (pour lesquels, curieusement, vous n’avez pas un mot).

     

    Mais bon, je coupe les cheveux de ma Congolaise en quatre là...



  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 juin 2015 09:50

    @Qaspard Delanuit

     

    N’oublions pas que la saga du "justicier" s’entame autour de l’histoire d’un gars que la violence répugne et qui finit par s’en satisfaire, non par inclination naturelle, mais parce que la justice ne fait pas son boulot. C’est ce qui nous pend au nez.

    Le lien que vous avez mis au sujet de l’histoire qui nous rassemble ici est encore plus accablant, puisque le type à continué de se battre dehors, et pas avec l’homme incriminé. En résumé je veux dire qu’il est heureux que certains se sentent en devoir d’intervenir dans certaines situations, mais si les pouvoirs publics veulent rendre cela contagieux, il faut qu’ils admettent publiquement qu’une intervention initie une suite d’actions-réactions qui peuvent mener loin, très loin, indépendamment de la volonté de la personne qui s’interpose.

     

    PS : faites gaffe, il y a un petit nouveau qui bombe le torse plus haut, Monsieur le Laid, et il risque fort de venir vous dire que vous vous tapez une Congolaise à qui vous coupez les cheveux en quatre (sacré boulot sur une Congolaise).



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 juin 2015 00:28

    @Boris le laid
     

    Je viens de parcourir ta prose : 80 messages en un mois de présence sur A’vox, et tous du même tonneau. Beaucoup de bruit pour rien.

    PS : n’oublie pas le deuxième "u" de mon nom. 80% des gens commettent la faute, même quand on leur épelle lentement. C’est génétique, je ne t’en veux donc pas. Fais gaffe quand même. Astuce du mois : épate tes amis, aide-toi de l’onglet "répondre" prévu à cet effet.



  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 10 juin 2015 23:49

    @Qaspard Delanuit
     

    Un peu étranges, Gaspard, vos interventions sur ce fil. Moi, si je vois un type caresser l’entre-jambe d’une fille que je connais pendant que celle-ci est dans les vapes, que je lui demande s’il la connaît et que j’obtiens pour toute réponse une claque dans la gueule, j’espère que j’aurai le courage du mec incriminé et que je ne retiendrai pas mes (deux) coups. Je ne me dirai pas, "bah, si on commence à emmerder un mec qui aguiche une poulette...". Je me dirai plutôt "ce type n’est pas dans un état normal, je me suis mêlé de ce qui ne me regardais pas directement, et à présent c’est lui ou moi. Donc c’est lui".

     

    Voyez-vous, toutes les discussions que nous tenons tous ici a priori, dans le confort d’un fauteuil devant un écran, n’ont aucune valeur. Pas plus que n’en peut avoir celle a posteriori d’un juge dans le confort de son fauteuil en cuir. Il faut avoir vécu la chose pour se remémorer que lors d’une agression, le temps ne s’écoule plus de la même manière, les jambes deviennent du coton, la tête se trouve prise dans un étau, le cœur s’accélère, les mains deviennent moites et s’entrecroisent la trouille et la haine. La justice se trouve mise entre parenthèses du fait de l’agresseur. Son agression vous plonge déjà malgré vous dans une enceinte hermétique à l’idée de justice, il vous faut faire sans et vous n’avez même pas le temps de vous dire "qu’aurait fait Gaspard dans le cas présent déjà ?"... Il faut aller vite, frapper pour ne pas l’être, et paralyser au plus vite pour ne pas avoir à recommencer. Peu importe si c’est bien ou mal, il fallait réfléchir avant et ne pas y aller. À partir du moment où l’on intervient, on n’est plus entièrement maître de tous ses gestes car ceux-ci sont commandés par un réflexe de survie. Les représentants de l’ordre et de la justice ne peuvent pas être présents partout. En cas de vacance, la vie doit néanmoins se maintenir.

     

    C’est la raison pour laquelle je dis que dans ce genre d’histoires, sans négliger le besoin d’expertise judiciaire après coup, il faut incriminer avant tout l’auteur de l’agression. Même s’il y passe (l’analogie avec le gamin qui casse une vitre est très mal choisi, vous le savez vous-même je pense). Si deux mecs se croisent et que l’un, délibérément, se jette sur l’autre pour lui casser la gueule, il doit être convaincu de mettre en jeu sa santé. Et peut-être y réfléchira-t-il à deux fois avant de faire le mariole. On ne lui demande rien, il initie un jeu dangereux, il doit s’attendre à prendre cher, à perdre gros. Ça, cher Gaspard, c’est un avis frappé au coin du réel, pas une discussion tranquille au coin du feu sur un sujet hors du temps.

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