@alanhorus La thèse selon laquelle ce sont les services secrets occidentaux qui ont "inventé" le djihadisme, et que ce sont eux qui "commanditent" les attentats terroristes en occident relèvent de la confusion mentale, en hystérisant le fait qu’il y a eu ponctuellement instrumentalisation de milices islamistes sur des terrains de conflits (contre les soviétiques, contre tel régime souverainiste, etc.). Par contre, on peut effectivement considérer que ces attentats sont en partie un retour de boomerang pour avoir joué à l’apprenti sorcier.
PS : merci pour le lien vers le pdf du livre de Carr, mais je n’ai pas poursuivi loin la lecture, les thèses illumino-lucifériennes me paraissent pour le moins fantaisistes.
@zak5 La thèse du beurre et de l’argent du beurre est certainement un des aspect du problème. Mais on ne peut pas contester qu’il existe réellement dans nos pays une large défiance dans la population à l’égard des musulmans en général [généralisation abusive], sur la base de griefs [justifiés] envers certains d’entre eux (les fondamentalistes vindicatifs, les djihadistes, etc.).
@DAChHtv La rationalité et les religions ne s’opposent pas si elles se concentrent sur leur domaine respectif, mais elles peuvent se complèter. La démarche de la science porte sur la connaissance du monde physique et de son fonctionnement, la démarche de la religion est de rechercher des explications sur ce qu’il y a en dehors de la matérialité (l’origine, la signification, l’objectif, la finalité...). La position a-religieuse est également basée sur une hypothèse métaphysique (hors du démontrable) selon laquelle il n’y a rien à chercher hors du monde physique. Le point de vue de la science n’est pas athée mais agnostique, ce n’est pas son domaine d’action.
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Il est puéril de prendre dans la Bible des exemples ou la dissimulation est utilisée face à la nécessité de la situation -danger notamment-, et de les présenter comme si cela était un principe enseigné par ces religions. On trouvera tout autant ce genre de situation dans des textes bouddhiques, shintoïstes, etc.
Mais d’autre part, le principe enseigné dans l’islam sous le nom de taqiya concerne des circonstances bien précises (cas de menaces...), et c’est abusivement que d’une part les jihadistes, et d’autre part les détracteurs de l’islam, la présentent comme une tactique générale de tromperie.