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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 5 décembre 2014 13:14

    Il y a une énorme omission dans le premier lien : le malleus mallificarum fut mis à l’index par l’Église de Rome : c’est la raison pour laquelle la "chasse aux sorcières" fut plutôt du fait des pays protestants. Ceci sont des faits que je n’ai pas appris par Marion Sigaud, mais dans la revue Historia.
     
    Les Béguines, que je ne connaissais pas, sont un ordre, un corps social, c’est comme une entreprise, ou une secte : notez que ce mouvement s’est déployé d’abord sans problème. Mais je suppose qu’un tel ordre a fini par poser des problèmes politiques, ce qui fut la raison de son abolition. Dissoudre cette secte n’est pas une preuve de la torture des femmes en général. Puisque les "beguins", le versant masculin du mouvement, furent également dissouts, en déduisez vous que les hommes étaient en général torturés au moyen-âge et que cette dissolution est preuve de matriarcat ?
     
    Votre réflexion ne tient pas, car c’est une spécificité française du moyen-âge que l’héritage soit remis à part égale à tous les enfants, quelque soit leur sexe. C’est Emmanuel Todd qui en témoigne (cf famille nucléaire).
     
    Mais revenons à ce que dit l’intervenant. Il dit que le patriarcat se définit par la propriété dévolue aux pères, et que le matriarcat se définit par la propriété dévolue aux mères.
     
    Or, vous voyez bien que, au moyen-âge, si en effet la propriété est dévolue au père lorsque les deux parents sont vivants, en revanche la propriété échoie à la mère, lorsque le père meurt. On ne peut donc pas parler de patriarcat au sens strict.
     
    On peut parler de parenti-arcat, avec une préférence patriarcale lorsque les deux parents existent, mais qui vire au matriarcat lorsque seule mère subsiste.

     

    Il me semble que c’est un bon équilibre, qui évite à la fois les conflits d’autorité dans la famille et donne sa part à chacun, les femmes vivant généralement plus longtemps que les hommes. On pourrait également évoquer, pour une époque plus moderne, ce qui est le prolongement de cette mentalité, la pension de reversion, qui est le droit pour la veuve de toucher la retraite de son mari décédé (la veuve devient propriétaire des droits sociaux de son mari).
     
    Aujourd’hui, le parenti-arcat est plus "absolu", mais cela résulte éventuellement en conflits d’autorité familiaux, qui doivent alors être tranchés par un juge, on a donc un parenti-arcat mâtiné de judici-arcat. Cela illustre bien la tendance pour l’État à s’immiscer dans les affaires familiales.

     

    Vous voulez absolument plaquer sur les moeurs du moyen-âge l’idée d’un patriarcat "pur", dont vous allez chercher les illustrations dans des pays lointains. Mais les choses sont plus subtiles que cela. Les moeurs de France se sont développées en France, de manière spécifique à la France, et l’on ne peut pas dire que le système familial fut un "pur" patriarcat, puisque les femmes non mariées pouvaient très bien accéder à la propriété, de même que les veuves héritaient systématiquement de l’entière propriété des biens familiaux.



  • 1 vote
    ffi 5 décembre 2014 11:48

    C’est sûr qu’on ne peut pas dire à proprement parler que Soral est fasciste, rien qu’étant donné la place qu’il donne parfois à la lutte des classes dans ces discours (quoiqu’il en fasse moins mention ces derniers temps).
     
    Soral reste inclassable, c’est un original, il picore de tout coté, du Marxisme au Fascisme, du Nationalisme au Socialisme, de l’Islamisme au Christianisme.
    On peut dire que c’est un adepte de l’éclectisme.
     
    Tous ces éléments disparates, il les jettent ensemble à la face de l’auditeur, et cela parle a beaucoup. Ce fut, dans un premier temps, la base de la "réconciliation", cette capacité à faire tenir des personnes très disparates ensembles, par conciliation de doctrines distinctes entre elles.
     
    Bon, évidemment, ce fut valide pour une première étape. On peut concilier des doctrines différentes, mais jusqu’à un certain point seulement, car les doctrines sont généralement contradictoires entre elles sur certains aspects.
     
    Comme on ne saurait concilier des contradictions, il faut trancher les désaccords doctrinaux qui apparaissent dans un sens ou dans l’autre pour affiner le système théorique.
     
    C’est là que les choses se gâtent.
    La conciliation des idées n’étant plus possible, des cohortes d’hommes concernées au début par la tentative de conciliation toute azimut, voient leurs préférences doctrinales écartées et finissent donc par quitter le navire (ou être débarqués).
     
    Tout n’est pas égal, tout n’est pas conciliable.
    Il y a des différences irréconciliables.
    La politique, c’est faire des choix.
     
    Soral peut accepter n’importe qui, quelque soit sa race, son origine, sa religion, mais pas jusqu’au point de prôner de détruire le patrimoine de son pays, quand même ! Je dis ça... C’est qu’on note une évolution manifeste chez lui quand il prône de refaire du catholicisme une religion d’État.
     
    Perso, ça ne me gène pas, j’ai eu la même réflexion, ça a le mérite de coller à la logique historique, celle qui imprègne encore aujourd’hui nos lieux, notre langue, nos mœurs (avant leur subversion s’entend).
     
    Je pense que celle qui a gagné sur l’élaboration de la doctrine Soral,
    c’est Marion Sigaud.



  • 3 votes
    ffi 5 décembre 2014 10:42

    100% d’accord, c’est bien son imprudence qui l’a perdu, et c’est toujours aussi ce qui m’a gêné chez lui, car s’il peut dire des choses intéressantes, j’ai toujours pensé que son imprudence, transposée sur le plan intellectuel, pouvait lui faire dire des choses totalement fausses avec un grand aplomb.



  • 2 votes
    ffi 5 décembre 2014 10:03

    Clotilde est la seule femme de Clovis, car le mariage est toujours un acte public (nécessite la publication de Bans). Si un homme a eu des copines avant de se marier on ne dira pas qu’il fût polygame.

    Les femmes étaient torturées en France as-tu dit ?
    Tu professes des énormités sans apporter la moindre preuve.
     
    Je t’ai montré que cela ne tient pas en te citant quelques unes parmi les nombreuses femmes qui avaient joué en rôle mémorable en France. Je peux te citer aussi ce que dit Elisabeth Vigée-Lebrun sur l’ancien-régime : « Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées. » Les femmes sous l’ancien-régime avait un rôle très important, c’est elles qui faisaient le lien social. La disparition des liens sociaux est d’ailleurs peut-être une conséquence de leur changement de rôle.
     
    Quant à la chasse aux sorcières, c’est l’œuvre des tribunaux laïques (cf Jean Bodin) et de leurs juges, les mêmes qui ont pris le pouvoir à la Révolution et ont réussi à tuer plus de gens en quelques mois que l’Église de Rome n’a en jamais tué depuis sa fondation... Il est historiquement reconnu que l’Église de Rome a tout fait pour faire cesser cette chasse aux sorcières (inventant la notion de maladie mentale au passage), et qu’en conséquence, c’est dans les pays protestants que le nombre de victimes fut le plus grand.
     
    En fait, tu essayes de plaquer sur les mœurs du moyen-âge en France, des comportements exotiques qui n’y ont pas eu cours (renversement de la notion de dot, excision qui n’a jamais existé, lapidation qui n’a jamais existé,...etc), sous le simple fait que ces mœurs seraient désignées du nom de patriarcat...
     
    D’ailleurs Emmanuel Todd rappelait récemment que depuis le moyen-âge déjà, les héritages en France étaient donnés à part égale entre chaque enfant, qu’il soit masculin ou féminin, soulignant ainsi la spécificité de la famille française.
     
    De plus, à la mort du père, toutes ses propriétés reviennent de droit à la mère, et non aux enfants. Ceci est attesté depuis fort longtemps, puisqu’il est connu qu’une femme veuve d’un maître ouvrier devenait de fait maître de la boutique qu’il laissait.
     
    Dans ces conditions, tu vois bien qu’il est difficile de plaquer tes schémas idéaux partiarcat / matriarcat, puisque que tant le père que la mère peuvent prétendre à la propriété.



  • 3 votes
    ffi 5 décembre 2014 00:22

    Childéric :
    Sainte-Geneviève, Sainte-Radegonde, Sainte-Marie-Madeleine, Aliénor d’Aquitaine, Jeanne D’Arc, Clotilde, la (seule) femme de Clovis...etc
     
    Tu n’y connais rien, mais ce n’est pas une raison de raconter n’importe quoi.

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