Tu veux dire que c’est un peu comme en 14, les hommes étant envoyés à la mort dans les tranchées, c’est au femmes qu’incombent de faire tourner la boutique ?
Cela dit, le matriarcat me semble plutôt résulter d’une époque où le lien entre faire l’amour et enfanter n’avait pas été compris, l’enfant paraissant alors comme une sorte de miracle divin... Ce serait difficile aujourd’hui de prétendre cela.
Le lien de Wikipédia semble un recopié du premier lien, lequel se contente d’une litanies d’affirmation sans les étayer par des éléments probants.
Au vu déjà de son gros plantage sur la "dot" au moyen-âge, qui est une somme d’argent donnée par le père de la future mariée au couple, et non par le futur mari au père de celle-ci, ce qui peut être vérifié en quelques clics, j’ai l’impression que ce monsieur parle de chose avec aplomb, mais en toute méconnaissance de cause...
Laho : Diluer la responsabilité, c’est l’abolir, en vérité. Voyez-vous, c’est un fait, je pense que vous ne le contesterez pas, que les enfants ne naissent pas par miracle. Il faut un homme pour féconder la femme, n’est-ce-pas ?
Puisque le père est l’auteur de la fécondation, il en a l’autorité. C’est à lui d’assumer la responsabilité de son acte.
Dans le même temps vous dites qu’assumer une responsabilité serait une punition divine (donc que ce serait mal), mais que ce serait bien de la diluer (c’est-à-dire de s’en défausser sur autrui)... Faudrait savoir, la responsabilité, c’est bien ou mal ?
Assumer une responsabilité, c’est un impératif social, ce n’est pas un mal, c’est un bien.
Pire, traiter l’enfant comme une possession comme vous le faite, résulte en ce que vous le considérez comme un bien meuble, c’est-à-dire comme un objet. Mais l’enfant est un sujet de droit. Vous vous livrez à une réification de l’enfant, ce qui est une atteinte à sa dignité (dixit le conseil d’État). L’enfant n’est une propriété de quiconque : l’affirmer serait le considérer comme un esclave. Or, c’est ce que vous faites.
Avoir l’autorité sur un enfant n’est pas en avoir la possession. C’est en avoir la responsabilité, chose totalement différente, ce qui implique avoir des droits sur son orientation mais aussi et surtout des devoirs vis-à-vis de lui. Le rapport entre parents et enfants est un rapport entre sujets de droits. Le rapport de propriété est la maîtrise d’un objet de droit par un sujet de droit
Les enfants, en quand sujets pensants, et non objets meubles, aiment connaître leur origine, et c’est la raison pour laquelle ils aiment savoir qui est leur père.
Vous n’avez rien d’autre à leur offrir qu’une vie de mensonges. Honte à vous.
Childéric : Entre avoir une attitude mesurée sur la prostitution et "tenir des bordels", il y a un gouffre... Un minimum de rigueur dans les raisonnements serait souhaitable...
Bien-sûr que le christianisme a montré que l’on peut faire tenir le mariage sans recours à la torture (excision), ni la peine de mort (lapidation)... Il l’a montré pendant plus d’un millénaire. L’état de déliquescence actuel des familles, vient manifestement après 1970, c’est-à-dire après l’abolition de l’autorité paternelle. Il faudrait que je retrouve les chiffres, mais il me semble que dans les années 60, le tau de familles monoparentales, c’était 10%, dont bon nombre de veuf ; aujourd’hui c’est plus de 50%.
Quel père souhaiterait avoir des charges et devoirs sur l’enfant, sans avoir le droit de décider de son orientation ? Car enfin, l’autorité, c’est n’est pas qu’un droit, c’est aussi un devoir, ce n’est pas qu’un bénéfice, c’est aussi un dette, ce n’est pas qu’une futilité, c’est aussi une charge...
Le système actuel est totalement déséquilibré : si un père reconnaît un enfant, c’est la mère qui en a la garde, c’est la mère qui décide pour lui, c’est la mère qui touche les allocations et c’est le père qui paye la pension !
Pour être plus précis, si l’autorité est partagée, en cas de désaccord entre la mère et le père, c’est le juge qui décide, donc qui a l’autorité : ce n’est ni matriarcal, ni patriarcal, mais judiciarcal... Or, le juge n’a aucune charge envers l’enfant, il n’est responsable en rien de ses faits et gestes. Comble de l’ignominie, la plupart du temps, il donnera à la mère l’autorité sur l’enfant, mais chargera le père de payer...
Et après on s’étonne que le mariage disparaît ? On s’étonne que les résultats scolaires s’effondrent et que les gamins partent à la dérive ? La France est en route pour le Tiers-monde...