Max Stirner est bel est bien dans la droite ligne de Hegel... Celle-ci échoit de la cuisse de Luther, au sein d’une longue lignée d’hérésie d’un christianisme sécularisé... Mais on bien vu ce qui est sorti des méandres de cette philosophie Allemande, et en Italie, et en Allemagne, et en Russie au XXème siècle...
L’Esprit à une fonction particulière chez Hegel. La Nation a un Esprit chez Hegel. Puis il y eut diverses variantes : L’Esprit de la Race Allemande chez les nazies. L’Esprit de la Nation Romaine chez les fascistes. L’Esprit de la Classe ouvrière chez les communistes.
Hegel voit l’État et sa bureaucratie comme l’Esprit du peuple réalisé. Le courant des post-Hegelien adore la bureaucratie, tendance totalitaire. L’UE en est une nouvelle application.
Mais cela n’est pas sage. L’État n’est que l’administration centralisée d’un territoire, il ne découle pas de l’Esprit du peuple qu’il administre, mais de la volonté du souverain qui le construit. À la limite, c’est l’État qui fait le peuple plutôt que le contraire.
La pensée de Hegel s’enracine dans la politique Prussienne expansionniste vis à vis du Saint-Empire Germanique et de la France visant à réunir sous sa bannière tous les territoires où vivaient des Allemands (Les populations Allemandes s’étant étendues dans tout le Saint-Empire Germanique suite aux politiques de "drag nach Ost"). Hegel cherche à justifier un État "Allemand" sous l’égide de la Prusse.
Cousin a le verbe pompeux, il aime trop jargonner.
Il est dans une conception non pluraliste de l’Être, assez similaires aux conceptions grecques et orientales. L’Être serait l’Un, et la pluralité serait issue d’une division de l’Être, mais cette pluralité ne resterait finalement qu’une apparence.
En conséquence de quoi, il semble fantasmer sur un passé "anté-dividien", un temps avant cette division de l’Être, où il projette l’idée que les hommes auraient vécu en communautés sans jamais aucun désaccord entre eux. Faudrait d’ailleurs lui demander de dater ces temps "anté-dividiens"... Il formule ensuite l’hypothèse, que suite à la division, l’Être s’étant scindé en une pluralité, le problème de l’Avoir aurait émergé.
Je ne peux pas suivre ce genre de principe non pluraliste. Pour moi, dès le départ, l’Être est pluriel, même si c’est un pluriel bien singulier...
Yohanda : Merci. Cependant, je ne peux vous suivre quand vous affirmez que les concepts Bien/Mal n’existent pas dans le monde asiatique.
Qui n’a pas jamais eu mal en se brûlant ? À quoi boire de l’eau n’a-t-il pas fait du bien ?
Ce sont à mon avis des concepts universels et très intuitifs, même si leur généralisation à un niveau plus abstrait et social est en effet source d’un certain nombre de conflits.
Mais au niveau personnel, la définition est simple : Pour quelqu’un : - le Bien, c’est ce qu’il poursuit. - le Mal, c’est ce qu’il fuit.
Mais quel est ce Bien que cet homme poursuit ? Ce Bien est-il un mal pour autrui ?
En effet, pour l’homme, faire du mal à son ennemi, c’est un Bien. Mais son ennemi l’est-il pour de bonnes raisons ? L’est-il par jalousie ?
Pour un violeur, violer une femme est un Bien, tandis que pour une femme être violée est un mal.
Pour le sadique, violenter c’est un Bien, tandis que pour le maso, être violenté... c’est un Bien aussi ! ils ont tout pour s’entendre...
Bref, chacun a sa propre définition du Bien et la difficulté est que toutes ces définitions s’accordent.
Le Bien est lié à l’avoir, car qu’est ce que l’on recherche, si ce n’est un Bien ?
L’homme aime le Bien, l’homme hait le Mal. Le Bien est l’objet de l’amour. Le Mal est l’objet de la haine.
Problème : l’home ne sait pas définir ces notions à coup sûr... Il peut prendre un Mal pour un Bien ou un Bien pour un Mal.
Ce qui est amusant est que le désir de la chair en grec se dit : " ????????? ??????" (= epithumian sarkos) Ca fait un peu le "désir de Sarkozy"...
Mais il faut voir que dans cette lettre, Saint Paul parle aux Gaulois hellenisés d’Anatolie (basés autour d’Ankara à l’époque), l’opposition chair/esprit ayant pris une assez grande importance dans le monde grec à l’époque.
En fait, l’esprit en l’homme a besoin de la chair pour fonctionner correctement.
Saint Paul parle des désirs de la chair et des désirs de l’esprit. Or, ce que l’on désire, c’est ce que l’on veut avoir. En effet, on ne peut vouloir être, puisque nous sommes déjà.
C’est à dire que la chair veut avoir certaines choses. Tandis que l’esprit veut avoir aussi certaines choses. Ces désirs sont potentiellement en conflit, et il s’agit de résoudre ce dilemme.
La chair personnelle étant limitée et périssable, ses désirs sont forcément inscrits dans un horizon très limité, celui de la vie de personne. L’esprit personnel étant éternel et non périssable, ses désirs ne sont pas limités dans le temps. Ils visent à plus long terme, au-delà de la vie de la personne, dans une transmission à travers les générations, jusqu’à la transcendance divine elle-même.
En gros, Saint Paul relève qu’il existe un choix : soit la vanité de la concupiscence pour une perspective individualiste et morbide pour chacun ; soit l’efficacité du désintéressement pour une perspective collective et vitale pour tous.
Ce choix ne peut se faire dans un combat intérieur, isolé en soi et coupé de Dieu. Ce choix se peut se faire que par l’écoute de la grâce divine dans son adoration.
Nulle chose ne peut se combattre elle-même sans s’endommager : un tel combat interne consisterait à faire qu’une partie de soi face usage de force sur une autre partie de soi, ce qui se traduirait en scission interne, en duplicité, en hypocrisie et en complexes. L’Être est simple. Ce qui est simple est Un. Ce qui est Un n’est pas Deux. Or tout combat en oppose au moins Deux. Donc l’Un ne peut se combattre lui-même...
L’unité de l’Être repose sur l’amour en Soi... Sa désunion provient du désamour en Soi.
Maintenant si l’Un personnel écoute la grâce de Dieu, par Amour pour Dieu (et non par Amour pour soi...) pendant son adoration, alors il peut lui obéir, tout simplement, sans se compliquer, en gardant son Unité.
Artiste : 1.A Artisan qui excelle dans son travail, qui a
acquis une technique, une maîtrise d’exécution, un savoir-faire qui lui
permet de reproduire habilement un modèle ou même d’en inventer de
nouveaux.
-> un Artiste est un artisan qui excelle dans son Art.
Désolé, mais comment pouvez-vous ainsi ignorer les définitions de base ? Vous faites de fausses distinctions qui n’ont pas lieu d’être.
Je vous ai donné les références vers les définitions "Art" et "Artiste", tirées directement du dictionnaire. Si vous n’entendez pas les mots ainsi, vous ne parlez pas français, mais une langue propre à vous, fruit de votre imagination.
L’Art est le Moyen de parvenir à un But.
L’Artisan est celui qui a l’habileté de parvenir à un But (il en possède les moyens).
L’Artiste est l’Artisan qui excelle dans son domaine.
Vos fausses distinctions permettent sommes toute à des gens médiocres de se faire passer pour Artistes... J’ai pour ma part travaillé dans l’éclairage des spectacles. Mais cela ne suffit pas à me Bombarder "Artiste". Le créateur lumière a un But : celui d’éclairer... Tel est son Art. Le créateur lumière est d’abord un Artisan. Si et si seulement il excelle dans cet Art, on le dira "Artiste".
Je crains que vos pseudo-distinctions ne se réfèrent à une impasse moderne : celle de chercher à distinguer parmi les métiers certains qui seraient à vocation artisanal et d’autres qui seraient à vocation artistique. Du coup, on pourrait avoir un artiste médiocre. Mais cela entrerait en contradiction avec la définition de base que j’ai donnée au début, un artiste médiocre désignant alors un "Artisan médiocre qui excelle dans son travail"...
Bref, l’artiste se distingue de l’artisan non par la nature de son travail, mais par l’excellencede son travail.L’artisan produit un ouvrage quandL’artiste produit une oeuvre.