Ce qui est amusant est que le désir de la chair en grec se dit : " ????????? ??????" (= epithumian sarkos) Ca fait un peu le "désir de Sarkozy"...
Mais il faut voir que dans cette lettre, Saint Paul parle aux Gaulois hellenisés d’Anatolie (basés autour d’Ankara à l’époque), l’opposition chair/esprit ayant pris une assez grande importance dans le monde grec à l’époque.
En fait, l’esprit en l’homme a besoin de la chair pour fonctionner correctement.
Saint Paul parle des désirs de la chair et des désirs de l’esprit. Or, ce que l’on désire, c’est ce que l’on veut avoir. En effet, on ne peut vouloir être, puisque nous sommes déjà.
C’est à dire que la chair veut avoir certaines choses. Tandis que l’esprit veut avoir aussi certaines choses. Ces désirs sont potentiellement en conflit, et il s’agit de résoudre ce dilemme.
La chair personnelle étant limitée et périssable, ses désirs sont forcément inscrits dans un horizon très limité, celui de la vie de personne. L’esprit personnel étant éternel et non périssable, ses désirs ne sont pas limités dans le temps. Ils visent à plus long terme, au-delà de la vie de la personne, dans une transmission à travers les générations, jusqu’à la transcendance divine elle-même.
En gros, Saint Paul relève qu’il existe un choix : soit la vanité de la concupiscence pour une perspective individualiste et morbide pour chacun ; soit l’efficacité du désintéressement pour une perspective collective et vitale pour tous.
Ce choix ne peut se faire dans un combat intérieur, isolé en soi et coupé de Dieu. Ce choix se peut se faire que par l’écoute de la grâce divine dans son adoration.
Nulle chose ne peut se combattre elle-même sans s’endommager : un tel combat interne consisterait à faire qu’une partie de soi face usage de force sur une autre partie de soi, ce qui se traduirait en scission interne, en duplicité, en hypocrisie et en complexes. L’Être est simple. Ce qui est simple est Un. Ce qui est Un n’est pas Deux. Or tout combat en oppose au moins Deux. Donc l’Un ne peut se combattre lui-même...
L’unité de l’Être repose sur l’amour en Soi... Sa désunion provient du désamour en Soi.
Maintenant si l’Un personnel écoute la grâce de Dieu, par Amour pour Dieu (et non par Amour pour soi...) pendant son adoration, alors il peut lui obéir, tout simplement, sans se compliquer, en gardant son Unité.
Artiste : 1.A Artisan qui excelle dans son travail, qui a
acquis une technique, une maîtrise d’exécution, un savoir-faire qui lui
permet de reproduire habilement un modèle ou même d’en inventer de
nouveaux.
-> un Artiste est un artisan qui excelle dans son Art.
Désolé, mais comment pouvez-vous ainsi ignorer les définitions de base ? Vous faites de fausses distinctions qui n’ont pas lieu d’être.
Je vous ai donné les références vers les définitions "Art" et "Artiste", tirées directement du dictionnaire. Si vous n’entendez pas les mots ainsi, vous ne parlez pas français, mais une langue propre à vous, fruit de votre imagination.
L’Art est le Moyen de parvenir à un But.
L’Artisan est celui qui a l’habileté de parvenir à un But (il en possède les moyens).
L’Artiste est l’Artisan qui excelle dans son domaine.
Vos fausses distinctions permettent sommes toute à des gens médiocres de se faire passer pour Artistes... J’ai pour ma part travaillé dans l’éclairage des spectacles. Mais cela ne suffit pas à me Bombarder "Artiste". Le créateur lumière a un But : celui d’éclairer... Tel est son Art. Le créateur lumière est d’abord un Artisan. Si et si seulement il excelle dans cet Art, on le dira "Artiste".
Je crains que vos pseudo-distinctions ne se réfèrent à une impasse moderne : celle de chercher à distinguer parmi les métiers certains qui seraient à vocation artisanal et d’autres qui seraient à vocation artistique. Du coup, on pourrait avoir un artiste médiocre. Mais cela entrerait en contradiction avec la définition de base que j’ai donnée au début, un artiste médiocre désignant alors un "Artisan médiocre qui excelle dans son travail"...
Bref, l’artiste se distingue de l’artisan non par la nature de son travail, mais par l’excellencede son travail.L’artisan produit un ouvrage quandL’artiste produit une oeuvre.
Considérez les liens donnés par certains vers des joueurs de football, ils obéissent bien à ma définition : l’Art est dans la perfection du moyen employé pour parvenir au But. Correspondent-ils à la vôtre ?
Un artiste dont la seule préoccupation serait la recherche du "Beau" est un artiste désorienté : Chercher la perfection du moyen sans avoir de But n’aurait pas de sens.
D’ailleurs, vous le dites bien d’une certaine manière. Vous dites : "celui pour qui tout sujet n’est que moyen de poursuivre une quête de la Beauté". C’est bien que vous sentez intuitivement qu’il faut un "sujet", c’est-à-dire un "But", pour rechercher le Beau.
Mais la conception selon laquelle "tout But est n’est que le Moyen de poursuivre le Beau" inverse le But et Moyen. Le Beau est dans la perfection du Moyen employé pour parvenir au But. Or, pour parvenir au But dans la perfection, encore faut-il viser le But. Viser le Moyen se traduirait certainement par un manque de perfection quant à l’obtention du But.
Par exemple, si un défenseur marque un superbe but contre son camp en retourné acrobatique, il ne sera pas considéré comme un artiste, mais comme une brêle.
La perfection du Moyen employé se juge en fonction du But recherché.
Si on demande à un artisan électricien de faire un réseau électrique, mais qu’il réalise un réseau informatique, personne ne dira qu’il est un artiste, on dira qu’il est une brêle. En revanche, s’il trouve des solutions ingénieuses, minimalistes et parfaitement fonctionnelles pour ce qui lui a été demandé, alors on dira que c’est un artiste dans son domaine.
L’Art est essentiellement une pratique en vue d’une fin. Art : Ensemble de moyens, de procédés conscients
par lesquels l’homme tend à une certaine fin, cherche à atteindre un
certain résultat.
On parle d’Artisan, des règles de l’Art, de l’Art médical, des Arts et métiers,..etc.
La beauté n’est qu’un petit supplément d’âme que l’on veut bien y mettre.
De fait, aujourd’hui, l’Art n’a pas vraiment de lien avec le Beau. Il consiste à parfois à provoquer, parfois à illustrer un concept. Certains explorent même l’Art de la laideur. Cela dit, l’Art actuel est en-dessus de tout.
Mais le Beau n’est pas le But de l’Art.
Si vous relisez la lettre de Molière à Louis XIV au sujet du Tartuffe, vous y trouverez le But que Molière donnait à son Art : Il s’agissait pour lui de dénoncer certains Vices, par divers moyen : humour, beauté du Verbe (versification en Alexandrin),..etc
En fait, l’Art n’a pas n’a pas pour But le Beau, l’Art a un But dont le moyen peut être Beau.
L’idée classique est que le Beau est dans la perfection du moyen employé pour atteindre le But. Toucher la Perfection, c’est sublime.
La liberté d’expression a des limites, et parmi celles-ci, l’insulte, la diffamation, où l’attaque contre les fondements de la société.
Ce qui ne me semble pas légitime, c’est de considérer la Shoah comme le fondement de la société. La Shoah est surement le fondement du pouvoir politique actuel, mais ce pouvoir n’a plus grand chose à voir avec l’intérêt du peuple, incapable qu’il est de résoudre les problèmes économiques, la pénurie de travail, la désindustrialisation, la dette,...etc.
Tout ce qu’entreprend ce pouvoir est in fine un ouvrage de destruction de la société : libération des criminels, meurtre des enfants dans le sein de leur mère avant qu’ils ne naissent, meurtre des gens avant qu’ils ne meurent, promotion des naissances hors-mariages, promotions de familles déséquilibrées, laisser-faire d’une immigration massive qui s’entasse dans des clapiers à lapins en béton et qui deviennent des micro-sociétés extérieures, destruction du patrimoine,...etc.
Il fut un temps où l’État s’attachait à définir des normes pour indiquer aux gens les erreurs à ne pas commettre. Aujourd’hui, tel n’est plus le cas : l’état normalise le n’importe quoi, en promettant faussement qu’il serait en capacité durablement de faire en sorte que celui qui ferait n’importe quoi aurait une vie réussie sans subir les conséquences funestes de son errance.