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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 31 votes
    ffi 10 janvier 2014 10:18

    Gros plantage de Finkelkraut sur sa citation de Pascal (à 8 minutes) :

    "La justice sans force est impuissante... disait Pascal... Il faut allier la justice et la force... Fait en sorte que le juste soit Fort"
     
    Que disait Pascal ? Exactement le contraire.
    "
    Il est juste que ce qui est juste soit suivi ; il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi.
     
    La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique.
     
    La justice sans force est contredite, parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste.
     
    La justice est sujette à dispute. La force est très reconnaissable et sans dispute. Aussi on n’a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice et a dit qu’elle était injuste, et a dit que c’était elle qui était juste.
     
    Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.

    "

    Pascal

    Or, "ce qui est fort et qui doit être juste", c’est précisément l’État de droit, inventé à l’occasion en France.
     
    Finkelkraut, en inversant totalement la proposition de Pascal, proclamant ainsi "On a fait que le juste fut fort", au lieu de "On a fait que le fort fut juste", se positionne donc contre l’État de droit.
     
    C’est une double indignité pour lui :
    - en tant que philosophe professionnel, rapportant une citation fausse et dénaturée.
    - en tant que citoyen, s’opposant à l’État de droit.



  • 1 vote
    ffi 10 janvier 2014 10:02

    Il ne faudrait pas confondre courage et témérité.
    Il faut aussi avoir l’intelligence de ses propres forces...



  • 4 votes
    ffi 7 janvier 2014 12:59

    La preuve que le chômage baisse... La dérivée d’ordre 3 est négative !



  • 2 votes
    ffi 6 janvier 2014 01:10

    Je ne crois pas que Keynes prônait l’émission monétaire directe.
    Il prônait plutôt l’emprunt sur les marchés il me semble...
     
    Au sujet de l’émission monétaire par l’État :
    C’est une question qui ne peut avoir de réponse générale, tout dépend du contexte économique.
    Émettre de la monnaie peut être pertinent ou pas, c’est selon.
    L’économie est un système tellement imbriqué que l’effet est certainement difficile à prévoir à long terme.
     
    Il n’empêche qu’il est préférable pour l’État de se garder cette possibilité d’émettre de la monnaie, au cas où. Recouvrer cette possibilité n’implique pas nécessairement de l’utiliser immédiatement, mais c’est une précaution prise pour l’avenir, au cas où l’usage de cette possibilité puisse être bénéfique.
     
    En effet, et c’est logique, il ne faut user de la création monétaire que quand c’est bénéfique de le faire...
     
    Mais la création monétaire n’est pas l’unique moyen de sortit du marasme, loin de là.
    La première chose est l’iniquité des taux changes tels que fixés par les marchés.
    L’impossibilité de fixer un taux de change "vrai" pour toutes les monnaies, mais encore pour toutes les filières économiques d’un pays, montre, à première vue, la nécessité d’un étalon monétaire.
     
    En effet, pour commercer, il faut utiliser les mêmes unités de mesures. Par exemple, il faut que le "mètre" mesure la même longueur de tissus partout. Il faut que le kg mesure la même quantité de matière partout.
     
    Ainsi en est-il de la monnaie : il faudrait que la monnaie mesure la même quantité de travail et de pouvoir d’achat partout. Or tel n’est pas le cas. Il suffit de regarder les parités de pouvoir d’achat des divers pays. Dans certains pays, avec 400 euros, l’on vit très bien. Le loyer n’y dépasse guère 15 euros par mois et la nourriture n’est pas chère. Du coup, les salaires peuvent y être très bas.
     
    Il suffit de voir l’exode des retraités français au Maroc : avec une retraite moyenne qui les feraient tirer la langue ici, ils vivent là-bas comme des pachas.
     
    Donc on pourrait se dire qu’il faudrait un genre d’étalon monétaire.
    Cependant, le système économique est tellement complexe, et il y a tant d’acteurs qui y ont leur mot à dire, qu’il me semble impossible d’y parvenir. Et puis il y a encore d’autres critères, plus politiques ceux-là, qui consiste à faire en sorte que les États doivent faire en sorte qu’il y ait du travail pour tous.
     
    L’alternative à l’étalon monétaire est donc le protectionnisme pour réguler les flux de marchandises et de capitaux aux frontières des états. Là-dessus, c’est Sapir qui a complètement raison. C’est le protectionnisme qui est la priorité et qu’il est absolument nécessaire d’instaurer.
     
    Comment voulez-vous, au niveau de notre monnaie actuelle, dans un contexte de libre-change avec le monde entier, où les taux de changes sont totalement faux, vivre de la production de bien de consommation de faible valeur ajoutée en France, comme par exemple de la production de meubles, de vêtement, de poterie,...etc  ? C’est évidemment mission impossible : l’Africain ou le Chinois qui peuvent vivre à l’aise avec 400 euros par mois chez eux ont la capacité de casser les prix et c’est bien cela qui a résulté en l’éradication de l’industrie de faible valeur ajoutée en France... Notre taux de change est uniquement adapté à des productions de très haute valeur ajoutée comme les Airbus, les centrales nucléaire ou les TGV. Notez que ces productions sont le fait d’entreprises dirigées en général par des énarques. Est-ce une coïncidence ? Je crains que non. Le monde politique a naturellement favorisé les grands groupes. Il a fait le taux de change pour eux, même s’il fallait pour cela détruire toute la petite industrie, qui n’est certes pas prestigieuse, mais pourtant très pourvoyeuse d’emploi pour les ouvriers non qualifiés.
     
    Ce jeu fut bien-sûr ultra bénéfique pour les multinationales, qui furent en capacité de faire produire dans les pays où les taux de change étaient les plus sous-évalués, les plus faux. Les multinationales délocalisent en suivant les taux de change les plus favorables...
     
    Bref, les taux de changes sont toujours faux, et il n’y a aucun moyen qu’ils ne le soient pas, étalon monétaire ou pas. Par conséquent, c’est le protectionnisme qui est la solution.



  • vote
    ffi 5 janvier 2014 20:08

    Que certaines banques aient pris une influence considérable sur l’ensemble des décisions politiques, c’est tout-à-fait certain. Elles ont tout fait pour cela.
     
    Qu’elles essayent de peser également sur l’Église en s’attaquant à son point central, le Vatican, il n’y aucun doute. Cependant, il ne faut pas tout inverser. Si une mafia s’attaque au Vatican, cela ne signifie pas que le Vatican soit mafieux en lui-même, cela signifie juste que le Vatican est attaqué, et ce n’est franchement pas nouveau.
     
    Maintenant que fais-tu pour celui qui est accablé ? Tu l’accables à ton tour ?
    Que fais-tu pour celui qui se fait frapper à terre ?
    Tu le frappes à ton tour pour unir tes forces à son agresseur ?
     
    Que ferais-tu pour le peuple Grèce, dont l’État a fait appel à Goldman Sachs pour précipiter sa faillite ? Tu lui impose l’austérité en le traitant de Mafieux ?
     
    Personnellement, je ne vois pas pourquoi traiter de mafieux celui qui se fait agresser par la mafia : la victime n’est pas nécessairement consentante de l’agression qu’elle subit.

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