• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

ffi

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 16/05/2015
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 4445 21
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires




  • vote
    ffi 22 janvier 2014 10:49

    Considérez les liens donnés par certains vers des joueurs de football, ils obéissent bien à ma définition : l’Art est dans la perfection du moyen employé pour parvenir au But. Correspondent-ils à la vôtre ?

    Un artiste dont la seule préoccupation serait la recherche du "Beau" est un artiste désorienté : Chercher la perfection du moyen sans avoir de But n’aurait pas de sens.
     
    D’ailleurs, vous le dites bien d’une certaine manière. Vous dites : "celui pour qui tout sujet n’est que moyen de poursuivre une quête de la Beauté". C’est bien que vous sentez intuitivement qu’il faut un "sujet", c’est-à-dire un "But", pour rechercher le Beau.
     
    Mais la conception selon laquelle "tout But est n’est que le Moyen de poursuivre le Beau" inverse le But et Moyen. Le Beau est dans la perfection du Moyen employé pour parvenir au But. Or, pour parvenir au But dans la perfection, encore faut-il viser le But. Viser le Moyen se traduirait certainement par un manque de perfection quant à l’obtention du But.
     
    Par exemple, si un défenseur marque un superbe but contre son camp en retourné acrobatique, il ne sera pas considéré comme un artiste, mais comme une brêle.
     
    La perfection du Moyen employé se juge en fonction du But recherché.
     
    Si on demande à un artisan électricien de faire un réseau électrique, mais qu’il réalise un réseau informatique, personne ne dira qu’il est un artiste, on dira qu’il est une brêle. En revanche, s’il trouve des solutions ingénieuses, minimalistes et parfaitement fonctionnelles pour ce qui lui a été demandé, alors on dira que c’est un artiste dans son domaine.



  • vote
    ffi 22 janvier 2014 02:09

    L’Art n’est pas un "objet esthétique".
     
    L’Art est essentiellement une pratique en vue d’une fin.
    Art : Ensemble de moyens, de procédés conscients par lesquels l’homme tend à une certaine fin, cherche à atteindre un certain résultat.
     
    On parle d’Artisan, des règles de l’Art, de l’Art médical, des Arts et métiers,..etc.
     
    La beauté n’est qu’un petit supplément d’âme que l’on veut bien y mettre.
     
    De fait, aujourd’hui, l’Art n’a pas vraiment de lien avec le Beau.
    Il consiste à parfois à provoquer, parfois à illustrer un concept.
    Certains explorent même l’Art de la laideur.
    Cela dit, l’Art actuel est en-dessus de tout.
     
    Mais le Beau n’est pas le But de l’Art.
     
    Si vous relisez la lettre de Molière à Louis XIV au sujet du Tartuffe, vous y trouverez le But que Molière donnait à son Art : Il s’agissait pour lui de dénoncer certains Vices, par divers moyen : humour, beauté du Verbe (versification en Alexandrin),..etc
     
    En fait,
    l’Art n’a pas n’a pas pour But le Beau,
    l’Art a un But dont le moyen peut être Beau.
     
    L’idée classique est que le Beau est dans la perfection du moyen employé pour atteindre le But. Toucher la Perfection, c’est sublime.



  • 3 votes
    ffi 18 janvier 2014 15:37

    La liberté d’expression a des limites, et parmi celles-ci, l’insulte, la diffamation, où l’attaque contre les fondements de la société.
     
    Ce qui ne me semble pas légitime, c’est de considérer la Shoah comme le fondement de la société. La Shoah est surement le fondement du pouvoir politique actuel, mais ce pouvoir n’a plus grand chose à voir avec l’intérêt du peuple, incapable qu’il est de résoudre les problèmes économiques, la pénurie de travail, la désindustrialisation, la dette,...etc.
     
    Tout ce qu’entreprend ce pouvoir est in fine un ouvrage de destruction de la société : libération des criminels, meurtre des enfants dans le sein de leur mère avant qu’ils ne naissent, meurtre des gens avant qu’ils ne meurent, promotion des naissances hors-mariages, promotions de familles déséquilibrées, laisser-faire d’une immigration massive qui s’entasse dans des clapiers à lapins en béton et qui deviennent des micro-sociétés extérieures, destruction du patrimoine,...etc.
     
    Il fut un temps où l’État s’attachait à définir des normes pour indiquer aux gens les erreurs à ne pas commettre. Aujourd’hui, tel n’est plus le cas : l’état normalise le n’importe quoi, en promettant faussement qu’il serait en capacité durablement de faire en sorte que celui qui ferait n’importe quoi aurait une vie réussie sans subir les conséquences funestes de son errance.



  • 4 votes
    ffi 18 janvier 2014 15:13

    Le totalitarisme marchand (comme vous dites) est précisément voué à "attenter à la dignité humaine", puisqu’il confine à considérer l’homme comme une marchandise : machine à produire pour le producteur, machine à payer pour le consommateur.
     
    Vous confondez un peu toutes les notions, je trouve.
    - Totalitaire est "ce qui se réfère à la totalité" : d’un point de vue politique, c’est un pouvoir qui aspire à régenter tous les aspects de la vie de ses habitants, jusqu’à l’intimité de leur pensée.
    - Autoritaire est "ce qui se réfère à l’autorité" ; l’autorité légitime sur une chose étant celle de l’auteur de cette chose. Celui qui s’empare de l’autorité sur une chose sans être l’auteur de cette chose sera dit "autoritariste" : il dispose d’une fausse autorité.
    - Arbitraire est "ce qui se réfère à l’arbitre" : avant la centralisation monarchique, les juridictions étaient nombreuses (voire elles se superposaient), et un même délit pouvait être puni de manière très diverses selon le juge qui statuait. Ce juge étant l’arbitre des conflits sociaux, l’absence de loi générale menait à des décisions arbitraires, c’est-à-dire à des décisions dont les raisons appartenaient complètement à l’arbitre du jugement.
     
    Il convient de ne pas confondre Totalitaire et Autoritaire. l’Autoritarisme se réfère au fait qu’il existe une autorité en capacité de prendre des décisions politiques. Cependant, un pouvoir autoritaire peut très bien savoir se limiter et ne pas tout vouloir tout régenter. Un pouvoir autoritaire n’est pas nécessairement totalitaire.
     
    Quant à l’arbitraire, il est en pratique résolu par l’adoption de lois universelles que les juges sont chargés d’appliquer. Cependant, cette résolution reste partielle, puisqu’il y a toujours des "angles morts" dans la loi (elle ne peut prévoir tous les cas) mais aussi que la loi générale doit être ajustée aux cas particuliers. Par conséquent, l’arbitre du jugement a toujours une certaine marge de manoeuvre dans l’application, marge que le juge résout selon ses raisons propres, d’où une irréductible dose d’arbitraire. On réduit encore cette dose d’arbitraire en suivant la règle qu’une décision inédite (c’est-à-dire arbitraire suite à résolution d’un vide juridique) fait jurisprudence.
     
    On voit bien que l’arbitraire en matière de droit se montre comme un accident de droit (ou une exception) et que sa résolution principale (qui ne peut être que partielle) se montre comme une généralité de droit (ou une norme). Paradoxalement, la crainte de l’arbitraire, de l’accident, de l’exception, peut faire surestimer la vertu de la généralité, de la norme, pour tenter d’en faire une totalité en droit. En cela, le refus d’une dose irréductible d’arbitraire propose un chemin vers une loi totalitaire.
     
    Mieux vaut donc admettre une part d’arbitraire : la loi ne peut pas tout prédéterminer. Il faut conserver une marge de manoeuvre aux décisions politiques. L’exceptionnel, l’imprévu ne peut être prévu à priori. Poutine a-t-il été arbitraire ? Oui, en effet. La loi Russe n’avait pas prévu de peine pour des aparatchiks s’emparant des entreprises d’État soviétiques pour leur propre compte : De fait, les lois soviétiques n’avaient ni prévu l’effondrement de l’URSS, ni à fortiori les modalité de la transition. Face au vide juridique, Poutine a rendu des arbitrages politiques, il a été arbitraire, certes, mais ces arbitrages ne furent pas nécessairement mauvais (sauf pour les oligarchies anglo-saxonne peut-être...). Poutine est donc l’auteur politique de la société Russe moderne, et en ce sens, il ne fait pas de l’autoritarisme, mais dispose de l’autorité.
     
    Quand le juge du conseil d’état s’appuie sur une jurisprudence, il ne s’appuie pas sur une norme, mais sur un jugement exceptionnel lié à la pratique du "lancé de nains".
     
    Était-il écrit dans le droit quelque part que "lancer du nain" était interdit ? Non.
    Les juges ont donc dû réfléchir, puis introduit en droit cette notion "d’atteinte à la dignité humaine", qui consiste à "objectifier" un sujet de droit. C’est une notion très bien fondée de mon point de vue.
     
    Donc, oui des arbitrages sont nécessaires, tant au plan juridique que politique. Si la liberté est la norme, le totalitarisme libertaire n’est pas souhaitable.
     
    Et c’est là que cela devient intéressant. En effet, le totalitarisme libertaire a "un mur". Et "le mur" a été montré par la réaction politique qui fut donnée aux outrances irrévérencieuses de Dieudonné via l’usage de l’exception arbitraire au totalitarisme libertaire.
     
    Nulle société ne peut souscrire à sa propre destruction. Par conséquent, aucune liberté ne peut être admise pour les discours qui s’en prennent à ses fondements. Donc la démonstration de l’affaire Dieudonné est que, pour le pouvoir en place, et j’ai lu cela récemment, la sempiternelle remémoration affligée de la Shoah qui serait le fondement de la société Française moderne.
     
    Or, de mon point de vue, je ne crois pas que la remémoration de la Shoah puisse être tenu comme fondement de notre société pour l’avenir. Les fondements d’une société sont plutôt ses moeurs (notion d’atteinte aux bonnes moeurs) ou son organisation politique et économique par exemple.
     
    Par conséquent, on voit bien que l’usage de l’exception arbitraire au totalitarisme libertaire fut dans ce cas faite dans un sens très particulier qui ne me semble pas légitime à l’égard de la société française. En effet, la Shoah n’est pas "l’auteur" de la société française. La Shoah n’est pas le fondement de la société française. C’est le catholicisme qui est l’auteur de la société française, de ses moeurs, de ses usages. L’autorité légitime est donc le catholicisme. L’usage de l’exception arbitraire au totalitarisme libertaire devrait donc être réservée au catholicisme.
     
    Ainsi Dieudonné a-t-il montré le dévoiement actuel de l’autorité, la source de l’autoritarisme en France.



  • 1 vote
    ffi 12 janvier 2014 14:48

    Dans ce cas, cela montre que le droit ne peut pas aspirer à l’universalisme parfait, car il y a des valeurs qui lui précèdent, liées aux traditions de la cité dans laquelle il s’applique.
     
    Cela remet donc en cause l’universalisme du droit et rétablit la notion de privilège.
     
    À vrai dire, nous sommes dans un entre-deux. Notre droit est dit "universaliste", mais cet universalisme est fictif. Il prend les formes de l’universalisme pour établir hypocritement des privilèges.
     
    D’un coté, notre droit récuse la notion de blasphème, ce qui fait qu’il admet que l’on puisse tenir des propos irrévérencieux au sujet de n’importe quelle chose qui est tenue comme sacrée par une partie de la population. Sauf qu’il rétablit de manière détournée l’idée de blasphème dès qu’il s’agit de propos irrévérencieux sur la Shoah, via la notion d’incitation à la haine, qui est systématiquement interprétée de manière gonflée sur ce sujet.
     
    Pourtant, n’est-il pas autant offensant pour un juif de voir une quenelle devant un mémorial sur la Shoah, que pour en chrétien de voir un crucifix trempé dans l’urine ?
     
    Imaginez donc ce qu’il en serait si un artiste trempait une réplique d’Auschwitz dans l’urine ?
     
    On est donc bien face à un faux universalisme de la liberté d’expression. En façade, l’universalisme, au fond du tiroir, le privilège.
     
    Personnellement, je ne suis pas contre l’idée du privilège donné à ce qui est constitutif de la nation. Une nation ne peut tenir bon ce qui la détruit. Si des tels privilèges doivent être admis, alors, oui, une réflexion peut être envisagée à ce sujet, au moins cela aura le mérite d’être clair et non hypocrite comme aujourd’hui : cette réflexion, à mon sens, impliquera que les privilèges doivent concerner l’intérêt national, non pas des intérêts étrangers.
     
    Mais voyez-vous, cette hypocrisie de l’universalisme abritant un privilège au fond du tiroir est profitable à certains. En effet, si un privilège est accordé dans la protection de ce qui nous est constitutif en tant que Nation en matière de moeurs, de patrimoine, d’afflux touristique, une bonne partie de ces privilèges ira au catholicisme. Or, ceci n’est pas désiré par le pouvoir.
     
    Donc le pouvoir se pare d’un faux universalisme législatif en façade, mais en s’arrangeant pour que ce pseudo-universalisme s’applique de manière sélective, afin de parvenir à donner des privilèges illégitimes.
     
    Le pouvoir doit récuser toute légitimité aux privilèges pour mettre en place des privilèges illégitimes.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur

Psychologie


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité