Cela dit, sans rentrer dans des concepts inutilement compliqués :
Un homme a une force qu’une femme n’a pas, c’est constitutif et naturel. Il faut donc instruire les garçons à l’usage de cette force, afin qu’il sache la maîtriser. Sans maîtrise de sa force, l’homme est une brute épaisse.
Ce serait pour le coup un effet franchement pervers de la théorie du genre, sous couvert de lutte contre les stéréotypes, l’école oublierait d’instruire les hommes à user de leur force avec maîtrise, ce qui produirait des brutes...
D’une, je ne sais pas si Zemmour raconte-ça De deux, s’il le racontait, cela pourrait être de la provoc, il adore ça. De trois, Zemmour est Zemmour, moi je suis moi, et je ne suis pas Zemmour.
L’homme tend à protéger ce qu’il aime. Quand ce qu’il aime est menacé, il se sent le devoir de le défendre et il en a bien raison. La femme aussi ce sent ce devoir, mais c’est sûr qu’elle n’emploiera pas les mêmes moyens. La femme usera plutôt de sa ruse, quand l’homme usera plus facilement de sa force.
Vous vous rendez-vous compte qu’il serait stupide pour une Nation de promouvoir la faiblesse de ses hommes ? Mais comment se défendrait-elle alors ?
Cela dit, c’est un très vieux problème, posé depuis l’antiquité. La politique exige que les hommes soient doux, pour une question de convivialité (la politesse), mais elle exige aussi d’eux qu’ils soient forts, pour une question de protection et de sécurité. Comment résoudre ces nécessités contradictoires ?
Notez que cette douceur et cette force ne sont pas nécessaires en même temps, quand tout va bien l’homme doit être doux, mais quand tout va mal, il faut qu’il soit fort.
Or si l’homme est faible, il sera certes doux, mais il n’aura pas la force au moment opportun. Cet homme ne sera donc pas doux, mais mou.
Donc il faut que l’homme soit fort et qu’il en ait la complète maîtrise, ce qui implique la maîtrise de ses nerfs, de manière à pouvoir ne pas en user quand elle serait néfaste (sinon ce serait une brute épaisse). Être doux comme un agneau si nécessaire, être fort comme un boeuf au besoin. C’est comme savoir marcher doucement et savoir courir vite.
La pensée unique ne fait pas l’apologie de la douceur, mais l’apologie de la mollesse.
La douceur correspond à une volonté de ne pas user de la force.
La mollesse correspond à une incapacité d’user de la force.
Donc en gros tu crois viable qu’il y ait une classe de la population qui en bave, soumise à des rendements effroyables et à des prélèvements obligatoires considérables, tandis qu’une autre classe reste à glander pendant qu’elle va mendier au gouvernement une allocation que le gouvernement ne lui donnera de toute façon que s’il montre patte blanche et lui obéit au doigt et à l’oeil ?
Mon avis est que ce n’est pas un modèle équilibré.
Autant dans ce cas diminuer le temps de travail, ce qui implique absolument de rompre avec le libre-échange (diminuer le temps de travail sans rompre avec le libre-échange serait complètement stupide).
C’est pas tant que l’homme ait une nature portée sur la guerre et la violence, mais surtout que l’homme a une nature plus robuste pour y résister...
Il est logique de protéger les femmes de la violence de la guerre ou du travail. Or le paradoxe est que le féminisme a jeté les femmes dans ces violences.
Personnellement, la notion de Dieu ne me gêne pas. La France s’est construite dessus.
Toutes les connaissances morales, notion de vertus, vices, théorie des péchés capitaux sont excellentes, élaborées par une longue considération du meilleur des antiquités grecques (Platon, Aristote), Romaines (Cicéron, Boèce) et juives. C’est nettement plus haut que tout ce qui se fait en psychanalyse...
On en tire de plus un impressionnant patrimoine architectural, qui est reconnu par le monde entier. Mais qu’hérite-t-on des temps modernes ? Des cages à lapin en béton où vivent des gens shootés aux anxiolytiques qui s’aveuglent devant leur téléviseur...
Il me semble que vous voudriez que la politique soit quelque chose à l’eau de rose. Mais elle ne l’a jamais été, et ce n’est pas l’idée de Dieu qui en est responsable, car la guerre a toujours existé, qu’il y ait cette notion de Dieu ou pas.
La guerre découle de puissances qui sont en désaccord. Or, ici, ce sont deux puissances qui s’accordent.