Le CRS a un accoutrement qui le met à mi-chemin entre le secutor et le mirmillon.
La lourdeur de l’équipement du mirmillon le faisait perdre systématiquement contre le rétiaire, gladiateur le plus renommé de l’antiquité. En particulier, le port d’un casque intégral fait que le mirmillon tend à s’étouffer dès qu’il lui faut courir.
L’équipement du mirmillon a donc été allégé pour former le secutor. De même, les CRS sont vraiment efficaces dans des configurations statiques. Mais dès qu’il s’agit de courir, ils le sont beaucoup moins.
Prenez par exemple les émeutes qui eurent lieu à Paris il y a quelques temps, suite au titre du PSG. Les émeutiers, très mobiles, ont complètement déjoué les CRS, qui étaient dans les choux sur ce coup-là.
Prochaine manif : Au signal, tout le monde doit se barrer en courant le plus vite possible. Comme cela les CRS seront dans les choux.
Socarate (qui se dilate) : tu sais bien que quand quelqu’un commence dans la vie, sans héritage, ni soutien, il n’a pas forcément les outils pour travailler. Donc le salariat a une certaine utilité.
D’autre part, la gauche n’a jamais aboli le salariat, elle l’a au contraire généralisé à tous. Prends l’exemple de l’URSS...
Paradoxalement, c’est le monde Artisanal d’ancien-régime auquel tu sembles aspirer, mais tout en te réclamant de gauche...
La gauche présente une révolution de pacotille, tout en paillette et trompeuse, face à la réaction de 1789, car c’est une réaction en 1789, pour masquer la vraie révolution, la vraie révolution qui est chrétienne.
Donc il ne faut pas chercher de cohérence dans la gauche, elle ne l’est pas, c’est du trompe-l’oeil dessiné à dessein, du trompe-opinion. La gauche n’a pas de principes, si ce n’est subvertir pour trahir. Par exemple : elle prône d’un côté l’abolition du salariat, mais son premier réflexe au pouvoir sera toujours de le généraliser.
Max Stirner est bel est bien dans la droite ligne de Hegel... Celle-ci échoit de la cuisse de Luther, au sein d’une longue lignée d’hérésie d’un christianisme sécularisé... Mais on bien vu ce qui est sorti des méandres de cette philosophie Allemande, et en Italie, et en Allemagne, et en Russie au XXème siècle...
L’Esprit à une fonction particulière chez Hegel. La Nation a un Esprit chez Hegel. Puis il y eut diverses variantes : L’Esprit de la Race Allemande chez les nazies. L’Esprit de la Nation Romaine chez les fascistes. L’Esprit de la Classe ouvrière chez les communistes.
Hegel voit l’État et sa bureaucratie comme l’Esprit du peuple réalisé. Le courant des post-Hegelien adore la bureaucratie, tendance totalitaire. L’UE en est une nouvelle application.
Mais cela n’est pas sage. L’État n’est que l’administration centralisée d’un territoire, il ne découle pas de l’Esprit du peuple qu’il administre, mais de la volonté du souverain qui le construit. À la limite, c’est l’État qui fait le peuple plutôt que le contraire.
La pensée de Hegel s’enracine dans la politique Prussienne expansionniste vis à vis du Saint-Empire Germanique et de la France visant à réunir sous sa bannière tous les territoires où vivaient des Allemands (Les populations Allemandes s’étant étendues dans tout le Saint-Empire Germanique suite aux politiques de "drag nach Ost"). Hegel cherche à justifier un État "Allemand" sous l’égide de la Prusse.
Cousin a le verbe pompeux, il aime trop jargonner.
Il est dans une conception non pluraliste de l’Être, assez similaires aux conceptions grecques et orientales. L’Être serait l’Un, et la pluralité serait issue d’une division de l’Être, mais cette pluralité ne resterait finalement qu’une apparence.
En conséquence de quoi, il semble fantasmer sur un passé "anté-dividien", un temps avant cette division de l’Être, où il projette l’idée que les hommes auraient vécu en communautés sans jamais aucun désaccord entre eux. Faudrait d’ailleurs lui demander de dater ces temps "anté-dividiens"... Il formule ensuite l’hypothèse, que suite à la division, l’Être s’étant scindé en une pluralité, le problème de l’Avoir aurait émergé.
Je ne peux pas suivre ce genre de principe non pluraliste. Pour moi, dès le départ, l’Être est pluriel, même si c’est un pluriel bien singulier...
Yohanda : Merci. Cependant, je ne peux vous suivre quand vous affirmez que les concepts Bien/Mal n’existent pas dans le monde asiatique.
Qui n’a pas jamais eu mal en se brûlant ? À quoi boire de l’eau n’a-t-il pas fait du bien ?
Ce sont à mon avis des concepts universels et très intuitifs, même si leur généralisation à un niveau plus abstrait et social est en effet source d’un certain nombre de conflits.
Mais au niveau personnel, la définition est simple : Pour quelqu’un : - le Bien, c’est ce qu’il poursuit. - le Mal, c’est ce qu’il fuit.
Mais quel est ce Bien que cet homme poursuit ? Ce Bien est-il un mal pour autrui ?
En effet, pour l’homme, faire du mal à son ennemi, c’est un Bien. Mais son ennemi l’est-il pour de bonnes raisons ? L’est-il par jalousie ?
Pour un violeur, violer une femme est un Bien, tandis que pour une femme être violée est un mal.
Pour le sadique, violenter c’est un Bien, tandis que pour le maso, être violenté... c’est un Bien aussi ! ils ont tout pour s’entendre...
Bref, chacun a sa propre définition du Bien et la difficulté est que toutes ces définitions s’accordent.
Le Bien est lié à l’avoir, car qu’est ce que l’on recherche, si ce n’est un Bien ?
L’homme aime le Bien, l’homme hait le Mal. Le Bien est l’objet de l’amour. Le Mal est l’objet de la haine.
Problème : l’home ne sait pas définir ces notions à coup sûr... Il peut prendre un Mal pour un Bien ou un Bien pour un Mal.