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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 17 décembre 2013 14:03

    Je ne veux pas dire que ce qui se fait appeler matérialisme historique n’est pas intéressant. C’est une conception de l’histoire qui mérite notre attention, certes. Mais le mot "matérialisme" a été ajouté pour des motifs contextuels et publicitaires. En gros, à l’époque, ça voulait attirer les gens qui n’aimaient pas les curés, parce qu’on opposait "esprit et matière", opposition périmée et qui n’a plus d’audience que chez les gens très incultes tant il est impossible de lui donner le moindre développement philosophique.
     
    Il y a certainement de ça (vu de loin).
    Mais il me semble qu’il faut voir la raison de cette dénomination dans le débat entre Marx et Hegel. Voir ici, par ex.
     
    Je cite :
    Tout d’abord, l’antithèse "spiritualisme"/"matérialisme" renvoie à l’antinomie [...] entre l’universel et le particulier.[...]. [Pour Hegel] l’élément matériel se définit précisément par sa "résistance à l’unité du concept".[...] Au niveau de l’état, le "spiritualisme" se manifeste dans la prétention de la bureaucratie à l’universalité.[...] La bureaucratie est censée combattre "le matérialisme", c’est-à-dire le particularisme des groupements privés. [..] Les corporations sont la "matérialisme" de la bureaucratie. [...] La bureaucratie est le "spiritualisme" des corporations.
     
    Donc quand Marx parle de "matérialisme historique", il se réfère certainement à ce qui, dans l’histoire, résiste à l’unité de la société. Pour lui, cet élément matériel, c’est certainement la classe sociale.
     
    Bref, rien à voir avec le matérialisme au sens physique.
     
    De fait, après la révolution prolétarienne, selon Marx, il n’y a plus qu’une classe sociale, les prolétaires, donc il n’y a pas de forces centrifuges dans la société, il n’y a plus de particularismes de classe, la bureaucratie peut donc s’étendre sans limite, l’homme nouveau est nécessairement universel, il n’y a pas besoin de lui demander son avis, puisqu’il est nécessairement de l’avis de la bureaucratie.

    Puisqu’il n’y a plus qu’une classe dans l’état, la classe prolétaire,
    La bureaucratie de l’état est nécessairement fidèle à l’âme de la classe prolétaire.
    Donc la dictature de cette bureaucratie,
    qui est censé être la dictature du prolétariat,
    suffit et c’est le gouvernement parfait.
     
    Mais comment peut-on croire en ces conneries ?



  • vote
    ffi 17 décembre 2013 13:15

    Cependant, l’humain a la particularité de pouvoir accéder à la perception globale de la finalité de son acte, caractéristique qui permet d’inventer de nouvelles solutions qui permettent de vivre dans des environnements de plus en plus complexes.
     
    -> Ne veut rien dire.
     
    Il existerait selon Bloom un darwinisme des groupes (des sous-systèmes auto-organisateurs), le véritable « étage » du darwinisme, étant le super-organisme collectif. Ce ne sont pas des unités individuelles isolés qui se livrent des guerres pour la survie, mais des groupes fédérateurs de plusieurs individus. Au sein de ces groupes fédérateurs, on retrouve des dissensions mais aussi de la solidarité, du partage, du sacrifice, certains acceptant de mourir pour l’intérêt supérieur du groupe (l’exigence de descendance collective primant sur l’exigence de descendance individuelle)
     

    Bref, pour dire simple, les hommes vivent en société.
    Cette vie en société implique un niveau politique.
    Il y a donc diverses organisations politiques, puisqu’il y a diverses sociétés.
    Le darwinisme politique ? C’est le choc des civilisations.
     
    Mais il n’y a pas d’intelligence collective.
    L’intelligence est propr à l’âme rationnelle.
    Mais un agrégats d’âmes rationnelles n’a pas d’intelligence propre, puisqu’il est de la nature de l’agrégat et non de la nature de l’âme.

    On n’y trouvera jamais que des règles politiques, des lois et des normes, qui sont à suivre par les membres de l’agrégat. L’orchestre philharmonique fonctionne par ce que chaque musicien maîtrise son instrument, connaît le langage musical, suit la partition, guidé par le chef d’orchestre.
     
    La théorie des systèmes est bien loin de démontrer la moindre forme d’intelligence collective. Elle ne sait engendrer que des automates.
     
    Certes, un automate est animé et de ce point de vue a une âme. Mais cette âme n’est pas rationnelle, elle n’a pas la faculté d’intelligence, elle n’a qu’une faculté de mémoire.
    L’automate ne peut que tourner en boucle.
     
    De ce point de vue, un "système" ne peut dépasser le stade animal (et encore d’un animal très primitif car bien des animaux ont une certaine intelligence). Par conséquent, fonder la politique sur des systèmes, c’est aller vers la barbarie. Si tu as la marque du système, tu peux acheter, si tu ne l’as pas, tu ne peux pas. Le système, c’est une bureaucratie technocratique.
     
    Bref, il faudrait se livrer à toute une série d’approximation fautives pour croire qu’il puisse y avoir une intelligence collective : il n’y a pas d’intelligence collective, mais il n’y a une collection d’intelligences (subtil renversement), d’où une irréductible diversité des vues, d’où la nécessité d’établir certaines règles politiques afin d’accorder ces vues, l’homme restant un animal social et ne sachant survivre seul.
     
    Mais ces règles politiques, ces lois, ces normes, n’ont pas d’intelligence par elles-mêmes. Elles sont une mémoire des accords entre des intelligences.
     
    Il s’ensuit que fonder une société exclusivement sur des lois, c’est faire un système qui ne procède que de la mémoire, c’est donc faire un automate qui engendre une société barbare.

    Au contraire, s’il faut fonder la société sur l’intelligence, il faut la fonder sur des hommes.



  • 2 votes
    ffi 17 décembre 2013 07:27

    Debord ne prend pas les choses sous le bon angle.
     
    Il faut considérer les familles qui sont la cellule sociale cadre de la solidarité naturelle dont bénéficie les citoyens.
     
    Avec les familles à cheval entre plusieurs pays, donc qui échappent pour partie à la juridiction de l’État, l’État n’est pas en mesure de s’assurer de la justesse des droits accordés.
     
    Pour les familles entièrement en France, l’État peut tout connaître.
     
    NATION : D-2-a DR Constitutionnel :
    Élément de l’État constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l’autorité d’un même gouvernement. La nation est la substance humaine de l’État
     
    De plus il ne me semble pas pertinent d’opposer "perte de souveraineté", "décadence culturelle", "décadence démographique" et "immigration massive".
    Les problèmes peuvent très bien exister concurremment. 
     
    Même si la décadence culturelle (sous les coups de la subversion Anglo-Saxone donc libérales et marxistes,..etc) me semble le prélude à tout ceci.
     
    Sous l’ancien-régime :
    Qui donc était chargé de défendre les territoires économiques de la Nation ? Les laboratores
    Qui donc était chargé de défendre les territoires physiques de la Nation ? Les bellatores.
    Qui donc était chargé de défendre les territoires intellectuels de la Nation ? Les oratores.
     
    La France a exterminé ses oratores historiques pour y substituer des oratores à la pensée utopique et irréaliste, s’enferrant systématiquement dans la dernière subversion à la mode.
    C’est la décadence intellectuelle qui est mère de tout les problème. Les intellectuels ne sont plus réalistes et ils n’osent plus regarder la réalité en face.
     
    Quand on considère les fruits du Marxisme en URSS et qu’on pense que le marxisme ait encore tant de crédit chez nos pseudo-intellectuels contemporains.



  • 1 vote
    ffi 17 décembre 2013 06:59

    C’est la limite e Debord...
    Les immigrés conservent la majeur partie de leur famille dans un pays étranger, hors de la juridiction de l’État Français.
     
    Les familles françaises sont entièrement sous la juridiction de l’État.
     
    L’État français ne peut donc pas gérer identiquement les familles fixées sur son territoire et les familles immigrées qui y échappent en partie, sans défavoriser les familles françaises.



  • 1 vote
    ffi 17 décembre 2013 06:50

    Stérone a fuit l’Algérie suite aux exactions islamistes des années 1990.
     
    Il n’aime donc pas les Islamistes et il n’a pas envie, les ayant fuit, de les retrouver ici.
     
    Cela me semble assez simple pourtant.
     
    En fait, Machiavel, t’es Isga planqué, c’est ça ? Machiavélique...

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