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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 17 décembre 2013 18:50

    Les sciences humaines peuvent être parfaitement objectives.
    Comme précisément elles sont humaines, leur objet d’étude est la subjectivité humaine...
    On peut connaître objectivement le but de quelqu’un et aussi l’état de sa subjectivité (tristesse, colère, peur...etc).
     
    Si un groupe de gens voit quelqu’un pleurer, tout le monde convergera pour dire qu’il est triste.
    Une telle conclusion sera vraie et objectif.
     
    A la limite, c’est en science humaine que l’on peut être le plus objectif possible, avec un peu d’expérience, de conscience de soi et de compassion bien entendu, parce que nous sommes humains et donc faits du même "bois" que la matière étudiée.
     
    En revanche, dans la science physique, nous ne pouvons pas vraiment être objectifs, car nous devons imaginer la substance de ce que nous voyons, tandis qu’en science humaine nous sommes de la même substance que celui que nous voyons.
     
    La grosse erreur d’étendre le modèle des sciences physiques aux sciences humaines, c’est qu’il nous faudrait croire que nous serions d’une autre substance qu’autrui et certains en viennent même à croire qu’ils sont d’une autre substance que eux-même !



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    ffi 17 décembre 2013 17:26

    Bref, il s’agit simplement de l’étude des rapports politiques entre les membres de la société considérée.



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    ffi 17 décembre 2013 17:22

    C’est vrai que l’on parle de "folie collective".
    Remarquez cependant que dans la définition du mot folie (ici sens B), ce sens est donné précédé de "En particulier" et comme synonyme de frénésie ou de folie générale.
     
    C’est donc à mon avis une tournure de phrase qui date à peu près de la même époque que le concept d’intelligence collective, disons à la fin du XIXème siècle suite à l’imagination d’une psychologie des foules.
     
    Mais l’expression folie générale me semble bien mieux refléter ce genre de situation qui consiste en effet en une "folie partagée par tous".
     
    De ce point de vue, une "intelligence collective" se référerait donc plutôt à une "intelligence partagée par tous" (par exemple d’un signe de reconnaissance), donc il me semble que l’on n’est plus vraiment dans cette idée d’un produit issu de la collectivité, mais d’un point commun entre les membres de cette collectivité.

    C’est d’ailleurs la définition de collectif :
    [ici B] : Qui concerne un ensemble limité, mais d’une certaine étendue, caractérisé par des traits communs ou considérés comme tels.
     
    Maintenant, il vous faudrait définir plus précisément ce que vous entendez par intelligence collective. L’entraineur de Lorient le dit bien : une équipe de foot, c’est une micro-société.

    Donc je ne vois pas l’intérêt d’inventer une nouvelle expression (de plus confuse), pour désigner une société. De plus, si le caractère commun pour les membres du groupe repose sur le But, il existe déjà un mot très expressif en français : une université. La notion existe depuis 1000 ans !

    Dans une université, les membres sont unis vers un but commun.
    Chaque membre y est un agent intelligent, donc doué d’une certaine autonomie, mais qui souscrit néanmoins à une certaine régulation politique car il la considère nécessaire à la réalisation du but commun.
     
    Le plan supérieur d’une université est ce que l’on nomme tout simplement : le politique.
    Le politique, c’est ce qui organise l’université dans la quête du but qu’elle s’est fixée.
    Voyez la définition : politique : Qui a rapport à la société organisée.
     
    Donc il n’y a vraiment rien de nouveau là-dedans. C’est juste changer les mots.
    Ayant voulu ignorer tout ce qui a été constaté par la passé, nos scientifiques ont retrouvé exactement ce qui est déjà connu depuis des millénaires. En gros, ils ont perdu un siècle à réinventer la roue, tout en générant un langage approximatif et abscons qui plus est !



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    ffi 17 décembre 2013 16:15

    Je persiste à dire que l’emploi de ce mot "matérialisme" doit être compris dans son débat avec Hegel, c’est-à-dire au sens que Hegel donnait à ce mot. Cf mon message ci-dessus.
     
    Chez Hegel, le matérialisme n’apparaît pas du tout lié à la matière comme on l’entendrait en physique, mais comme ce qui "tend à diviser l’unité", le spiritualisme étant ce qui tend "à unifier une pluralité". Chez Hegel, il y a une dialectique, un mouvement continu et permanent entre ces deux principes divisions/réunions (thèse, antithèse, synthèse,...etc), le matérialisme appelant le spiritualisme et le spiritualisme appelant le matérialisme.
     
    Marx explique sa position dans l’idéologie Allemande.
    Il part du principe que le matérialisme engendre le spiritualisme (citation [cette conception de l’histoire] n’explique pas la pratique d’après l’idée, elle explique la formation des idées d’après la pratique matérielle), c’est-à-dire que le matérialisme (les infrastructures) engendre un spiritualisme, donc une forme de l’état (la superstructure), et la société parvient donc à un certain stade, un résultat matériel. A ce nouveau stade, il y a un donc un nouveau matérialisme, qui engendrera un nouveau spiritualisme (après révolution et changement de classe dominante) et la société parviendra encore à un nouveau stade, avec un certain résultat matériel,..etc.
     
    La Fin de l’histoire est la fin de ce combat manichéen :
    "Cette conception montre que la fin de l’histoire n’est pas de se résoudre en "conscience de soi" comme "esprit de l’esprit", mais qu’à chaque stade se trouvent donnés un résultat matériel [...] base concrète dont les effets et l’influence sur le développement des hommes ne sont nullement affectés parce que ces philosophes se révoltent contre elle en qualité de "conscience de soi" et d’"uniques". Ce sont également ces conditions de vie, que trouvent prêtes les diverses générations, qui déterminent si la secousse révolutionnaire, qui se reproduit périodiquement dans l’histoire sera assez forte pour renverser les bases de tout ce qui existe ; les éléments matériels d’un bouleversement total sont, d’une part, les forces productives existantes et, d’autre part, la formation d’une masse révolutionnaire qui fasse la révolution, non seulement contre des conditions particulières de la société passée, mais contre la "production de la vie" antérieure elle-même, contre l’"ensemble de l’activité" qui en est le fondement "
     
    Le programme est clair : le communisme selon Marx, c’est l’ethnocide culturel complet et la destruction de tout le patrimoine antérieur...
     
    Mais remarquez qu’une condition est de "s’appuyer sur les forces productives existantes".
    Ce qui permet d’expliquer l’alliance systématique du communisme avec le grand Capital.
     
    C’est pas pour rien que Marx, époux d’une femme de la Haute noblesse Allemande, a opéré depuis Londres, qu’il est enterré à Londres, que l’internationale socialiste est à Londres.
     
    Le communisme, version Marx, c’est le rouleau-compresseur de la subversion anglo-saxonne à destination des gens modestes pour faire s’auto-détruire toute nation qui pourrait s’opposer à sa domination universelle sur le monde.



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    ffi 17 décembre 2013 14:43
    Ffi, n’acceptez-vous pas même l’expression "d’intelligence collective" comme une métaphore ? Sinon, comment nommer ce qui se produit lorsque des hommes intelligents sachant bien communiquer forment une communauté intellectuelle capable de produire des travaux supérieurs en qualité à la somme de ce que chacun de ses membres pourrait produire ?
     
    Le problème de ce genre de métaphore, c’est qu’elle est trompeuse.
    Elle renverse le substantif et son complément.
    Et puisque le substantif désigne la substance, c’est-à-dire la nature, de la chose désignée, cela revient à se tromper sur la nature des choses.
     
    J’entends bien qu’un groupe d’homme puissent être plus performant qu’un seul.

    Mais n’y a-t-il pas aussi certains groupes qui soit parfois moins performant qu’un homme seul ?
    Prenez 5 mecs sous champis, ou complètement bourrés, feraient mieux qu’un homme seul ?
    J’en doute... Comment désignerez vous ce genre d’effet ? La bêtise collective ?
     
    Comment désigner donc la chose que vous me soumettez ?
    Renversez simplement le substantif et son complément.
    Mettez ce qui désigne la notion d’agrégat sous forme substantive.
    Caractérisez la nature de la chose par le substantif et

    Un collectif d’intelligences, un groupe de réflexion...etc
    Et là, comme par miracle, apparait ce que la formulation fautive avait masquée...
    Le coté politique, l’organisation collective, la gestion des rapports humains, la gestion du temps,...etc
     
    Cela devrait vous permettre de considérer qu’il ne suffit pas de mettre des gens ensemble pour qu’il en émane des travaux d’une intelligence supérieure : Au contraire, ils peuvent très bien se taper sur la gueule et s’entretuer et alors rien n’en sortirait.

    D’ailleurs, en science, beaucoup de développement furent du fait d’un homme seul, qui a contemplé longuement un problème.
     
    Dès que l’on travaille à plusieurs, il y a la contrainte du travail en équipe qui apparaît.
    Il y a un aspect politique qui émerge. Il faut user de politesse, mais avec franchise. Savoir dire les choses, mais sans blesser. Savoir entendre les choses, mais sans orgueil déplacé.
     
    Bref, les fruits d’une société seront plus ou moins bons selon ses principes politiques.
    De grandes intelligences selon une grande politique donneront de très bons fruits.
    Mais de grandes intelligences selon une mauvaise politique donneront des fruits insipides.
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