1. Définit moi
scientifiquement ce qu’est une communauté, et donne m’en les caractéristiques (
je ne demande pas d’ opinions je demande une étude scientifique
C’est un groupe dont des gens se réclament et auquel ils se font nécessité d’obéir, ce qui réalise une finalité commune (c’est une université = fait d’être unisvers)
2. Dit moi à partir de
cette définition s’il existe en France une communauté musulmane qui réponds à
ces critères.
Oui, bien-sûr. Tous ceux qui se définissent musulmans et conviennent qu’il doivent suivre les lois coraniques et ses extensions, telle est la la communauté musulmane. L’obéissance que chaque musulman souscrit à sa loi communautaire participe de la poursuite des finalités islamiques.
Finalement, vous adoptez le même mécanisme que le Pouvoir pour lutter contre le racisme, à savoir l’antiracisme dit "le race n’existe pas" et vous vous dites "l’Islam n’existe pas".
Mais c’est la voie de l’aveuglement.
Si problème il y a avec l’Islam, ce qui resterait à démontrer, démonstration qui ne sera de toute façon jamais partagée, déjà faudrait-il reconnaître qu’il existe et engendre une communauté de destin partagé.
La réflexion est je crois beaucoup trop abstraite pour en tirer quelque chose de sérieux.
Prenons un exemple : L’invention du coeur artificiel qui vient d’être implanté, créé par le médecin français Alain Carpentier.
Si cela fonctionne (il est en effet trop tôt pour le dire), cet homme ne va-t-il pas devenir très riche ?
Dans un tel cas, puisque cet homme est visiblement doué, s’il profite de la richesse qu’il aura acquise - et aussi de l’expérience - pour mettre au point de futures inventions tout aussi pertinentes et bonnes, pourquoi faudrait-il lui interdire d’être riche ?
Le point n’est donc pas tant dans le fait d’être riche que dans ce qui en est fait.
Mieux vaut donner une grande richesse aux gens très vertueux et qui agissent dans le sens du Bien commun, que de donner la même chose à tous, aux malhonnêtes comme aux honnêtes ; aux vicieux comme aux vertueux, aux individualistes comme aux altruistes, aux débiles comme aux habiles.
Il serait temps de sortir de ces conceptions utopiques et infantiles de gauchistes.
Le problème est qu’en tant qu’esprit incarné dans une chair putrescible, ta vitalité est limitée, car les fruits de l’arbre de vie nous sont inaccessibles ici-bas.
Donc, la recherche des états d’hypersensibilité se traduit généralement en morbidité et provoque faiblesse morale dont les anges déchus vont profiter.
Mais ce ne serait alors que reformuler la notion de "loi"...
Faire croire qu’il y a là une découverte quand il s’agit d’un changement de mot n’est pas une question de science.
Le choix des mots est plutôt relié à une approche métaphysique.
Historiquement, le mot de loi est relié à la transcendance : la loi "descend" de l’intelligence divine. Elle est l’objet. Cf monadologie Leibniz : la cause nécessaire dépend de l’entendement de Dieu et en est l’objet interne, la cause finale dépend de sa volonté.
La notion d’intelligence collective, la loi que suit l’organisme, me semble renverser la perspective. La loi du composé émerge de l’agrégat des simples, elle ne descend pas, elle "ascend".
Il y a donc bien une métaphysique différente derrière ces deux concepts et c’est ce qui justifie le changement d’expression.
Cependant, la première conception me semble plus générale : en effet, de par sa volonté, Dieu peut très bien avoir créé les individus (ou monades) de telle manière que de leur agrégat émerge une loi d’organisation qui corresponde à sa volonté. Si la loi d’organisation aboutit à quelque chose de non conforme à cette volonté divine, l’organisme dépérit. Cela dit, la moisson et la séparation du grain et de l’ivraie serait faite à la fin.
Bref : "intelligence collective" = "loi organique". L’agrégat des monades forme un organisme, qui a ses propres lois internes, lesquelles doivent être distinguées des lois internes propres aux monades.
L’homme, en tant que monade raisonnable, a ce privilège de pouvoir s’auto-organiser politiquement, cela correspond à la volonté de Dieu : Dieu lui a donné la puissance de légiférer sa société.