Ce n’est pas parce que déterminer une appartenance ne suffit pas à analyser les problèmes du temps en général, qu’il est nécessaire de ne pas les déterminer, car l’analyse pourrait toutefois être vraie en particulier.
Confondre le particulier et le général, le contingent et le nécessaire, serait une faute logique.
Une société organisée a une action coordonnée, donc un poids politique bien plus considérable que ses effectifs ne le laisserait supposer. Si une société organisée connaît des dérives, ses méfaits sont réels pour l’ensemble.
La Franc-maçonnerie est une coquille vide : c’est une organisation sociale "brute", qui se coordonne par l’obéissance fanatique et inconditionnelle de ses adeptes, mais dénuée de but bien précis : de fait, celui qui entre en maçonnerie n’en connaît pas le but, puisque celui-ci est "secret". Par conséquent, celui qui entre en maçonnerie consent à obéir, mais sans en connaître les aboutissant.
Le problème qui vient, c’est que l’action occulte de la maçonnerie est indéterminable à priori : tout dépend des mots d’ordre qui viennent des hauts-grades. Tout dépend donc de l’intention des hauts grades. Tout dépend donc de qui prend le contrôle de l’obédience... On l’a bien vu avec l’ordre de Thulé.
La preuve définitive est la journée des 5 et 6 octobres, où le Duc d’Orléans (grand Maître du Grand Orient) fut inculpé d’avoir fomenté l’émeute... et partit se réfugier à Londres. La Fayette (Franc-maçon également) y joua aussi un rôle ambigu. C’est suite à ces journées que le Roi fut contraint d’aller aux Tuileries, où, bien gardé par les troupes de La Fayette (la garde Nationale, constituée à partir de la milice bourgeoise de Paris), il finira par signer les décrets d’application des mesures prises par l’assemblée constituante.
Précisons encore la manoeuvre : C’est une banque britannique « Turnbull & Forbes » qui solda les acquisitions considérables de blé (exportés à destination de l’Angleterre), provoquant une augmentation spéculative du prix, puis la pénurie de pain dans Paris. On sait que le Duc d’Orléans avait de considérables avoirs en Angleterre mais le gouvernement Anglais est aussi suspecté parmi les commanditaire.
Il faut plutôt le voir comme des conneries de (très) jeunes hommes rebelles et en échec sur tout les plans qui sombrent un nihilisme (auto-)destructeur. Il n’y a rien d’idéologiquement structuré là-derrière.
Quant au révisionnisme historique, c’est plutôt du genre enquête et reconstitution des faits, reconstitution des modalités opératoire du crime,...etc. Ce n’est donc pas une opinion comme les autres, mais une recherche fastidieuse.