Entre s’intéresser à des travaux d’investigation historique (comme ceux de Faurisson ou Reynouart), et se permettre de vandaliser un cimetière... Il y a un gouffre.
Ce genre de vandalisme est odieux, et hélas, il y a pas mal de gamins (de gauche comme de droite) qui se livrent à ce genre de méfaits. Il faut voir le nombre de cimetières vandalisés en France. C’est dingue !
Cependant, il faut noter qu’en France, chacun doit être tenu responsable de ces actes, et il n’y a pas de responsabilité collective (sauf association de malfaiteur). L’induction (par amalgame) que vous livrez revient à un raisonnement raciste. L’acte d’un homme ne contamine pas juridiquement le groupe réel ou supposé auquel il appartient.
Que diriez-vous si un membre d’un groupe ethnique se livrait à un acte de vandalisme ? Incrimineriez-vous tout ce groupe ethnique ? Ou renvoyez-vous l’homme à sa responsabilité individuelle ?
Sauf que la Notion de race ne se limite pas aux délires que les scientistes de la fin du XIXe ont voulu en dire... Ils voulaient tout expliquer par la race, ce qui est idiot.
C’est même un sacré recul intellectuel, car la controverse de Valladolid avait abouti à reconnaître les indiens comme doté d’une humanité identique à la nôtre, mais ayant sombré culturellement dans des comportements barbares (pratique des sacrifices humains).
Donc ne réduisons pas le mot de race à l’acception scientiste du XIXe.
Par exemple, on parle de "la race des capétiens" pour désigner la dynastie capétienne. Cela montre bien que la race est d’abord lié à une filiation.
Du coup, comme les ethnies sont des groupes où les mariages consanguins sont la norme, une ethnie forme une race. Or ça tombe bien puisque "ethnos" en grec signifie "race".
Les ethnies sont donc des races, et leur détermination ne repose pas sur les critères biologiques, mais sur des ascendances communes en matière de filiation.
Maintenant, en grec, "ethnos" a la même origine que "ethos" qui a donné éthique en grec, et cet racine étymologique a engendré des mots comme coutume (via consuetudo en latin), costume, cousin, soi, sien, soeur.
Par conséquent quand l’homme cherche à reconnaître le "sien", à s’identifier à autrui, il regarde tous ces éléments : allure physique, manière de s’habiller, moeurs. Ce sont toutes ces distinctions qui sont faites par l’homme de la rue.
Je maintiens que les français, travaillés par deux millénaire de christianisme (cf parabole du bon samaritain), se moquent à peu près totalement de l’allure physique des gens, que les problèmes qui les tracassent sont des questions de moeurs et d’éthique. Le racisme (au sens physique) est ultra minoritaire chez les populations françaises de souche (autrement dit d’ethnie). En revanche, dans les populations d’ethnies autres que françaises, cela me semble ne pas être le cas : il suffit de voir l’importance du vote ethnique dans certains pays, alors qu’en France, le vote est ultra-majoritairement idéologique.
Maintenant, si on reprend la parabole du Bon samaritain, qui est la base traditionnelle de définition du prochain en France, elle est très claire : le prochain est celui qui agit de manière charitable à notre encontre, quand nous sommes au prise à de grandes difficultés.
Par conséquent, quand les français voit que certain type de population se livrent au racket, violentent leurs enfant à l’école, assassinent les gens "sans raison" pour une cigarette, attaquent les vielles dames, voire pillent un train accidenté et s’en prennent aux services de secours, ils se disent, à raison, ceux-ci ne sont pas nos prochains... car, de fait, ils ne se comportent pas comme tel.
Jean Rigole : Ok. Pégase : La Suisse il est vrai s’en approche. Mais c’est que la démocratie n’est à peu près possible qu’à l’échelle locale et que le système suisse repose d’abord sur la localité. Mais il ne faudrait pas croire qu’il n’y ait pas quelques tensions entre l’état fédéral (créé par Napoléon je crois) et les cantons. L’État fédéral a une tendance à s’immiscer de plus en plus dans les affaires cantonales.
L’état fédéral est d’ailleurs très favorable à l’entrée dans l’UE. Par conséquent, l’on voit bien qu’un état "déterritorialisé" ne peut jamais être démocratique.
Mais en vérité, on ne peut pas dire que la Suisse soit une réellement
une démocratie, ce n’est pas le peuple qui y gouverne, la peuple a tout
au plus la possibilité de décider directement si on le lui demande.
Ce qui pourrait s’approcher le plus d’une démocratie, c’est un pouvoir qui part du local vers le national,
Or la France Jacobine, c’est exactement le contraire, C’est l’échelon national qui a mis en forme le local et l’a aménagé à sa guise. Pour preuve : il y avait des cantons Alpins dans le briançonnais qui s’administraient en démocratie directe (les Escartons) : Ceci fut aboli à la Révolution.
De ce point de vue, la France des états généraux était beaucoup plus démocratique, car le pouvoir central respectait les pouvoirs locaux et les pouvoirs locaux donnaient leur consentement. Une révolution qui aurait aboutit à un système "à la Suisse", aurait rétabli les états généraux et fait en sorte que les populations "rachètent" les prérogatives des pouvoirs locaux à l’image de ce qu’il se passa dans les Escartons.
Euh, le racisme (scientifique de la fin du XIXe), ce n’est pas le fait de distinguer des races... C’est le fait de les placer selon une hiérarchie. (Vous savez Jules Ferry (Franc-maçon, d’ailleurs) qui légitime la colonisation comme le devoir des races supérieures sur les races inférieures).
D’autre part, la race, en science concerne une discipline, la taxonomie (on dirait donc un taxon). Elle est liée à la distinction des diverses formes d’une même espèce d’organisme (on parlerait de morphotype). Donc si la taxonomie se recoupe naturellement avec le génétique, les deux disciplines ne se confondent pas.
Pour l’homme de base de la rue, la race n’est pas fondé scientifiquement. C’est une catégorisation "au jugé", qui se fonde sur tout critère : la couleur de la peau, la texture des cheveux, la façon de s’habiller, la langue employée ou ses accents, des coutumes particulières ;...etc.
Si l’homme de la rue voit un groupe de gens arriver dans son voisinage qui se ressemblent selon certains critères, il les jugera comme une race. S’il voit que l’arrivée de cette "race" de gens provoque du désordre, alors il se méfiera de cette "race" de gens. Mais s’il voit que cette "race" de gens distribue de l’argent à tour de bras, il ne s’en méfiera pas du tout, au contraire, il cherchera sa compagnie...
Le problème du racisme est bien souvent lié à des problèmes politiques, dû à la difficulté de faire cohabiter des populations aux moeurs divergentes en un même lieu.
Le racisme ne devrait pas être sanctionné en tant que tel. Ce qui doit être sanctionné, ce sont les méfaits que quelqu’un fait à autrui, peu importe qu’il ait des raisons racistes sous-jacentes.
On peut ne pas aimer quelqu’un, ce n’est pas un crime, c’est un sentiment. Le crime est un acte. C’est l’acte qui doit être sanctionné, non le sentiment.
Ne pas aimer quelqu’un ne signifie pas que l’on va agir de manière criminelle vis-à-vis de lui. Cela arrive à tout le monde de ne pas aimer quelqu’un pour telle ou telle raison. Cependant, en général, les gens ne passent pas à l’acte, ils savent se tenir.
Maintenant, cela est toujours intéressant de connaître les raisons d’un acte criminel. Si ces raisons sont des raisons racistes (telle "race" fout le bordel), cela signifie qu’il y a certains problème politiques entre des groupes humains, et cela doit donc être traité politiquement.
Mais lutter contre le "racisme" en prônant qu’il n’y aurait aucune distinction entre tous les hommes est idiot : il n’est pas du pouvoir des politiques de faire que les gens ne fassent pas de distinctions entre ce qui se trouve dans leur environnement social : c’est le fonctionnement naturel de leur raison.
En effet, étymologiquement, race vient du latin "ratio", qui signifie "catégorie, rapport" et qui a donné aussi raison et rationnel. Par conséquent, c’est l’usage naturel de la raison que de distinguer des catégories et des races. Ces distinctions n’ont rien de problématique en soi : certains peuvent très bien distinguer la race de quelqu’un et l’aimer en vertu de celle-ci.
De fait, il peut très bien y avoir un racisme "positif", où c’est l’amour qui se déclenche suite à la catégorisation, à l’inverse du racisme "négatif" où c’est la haine qui est déclenchée.
Bref, le sentiment déclenché par la catégorisation peut être soit philique soit phobique.
Les gens de gauche ont en général un racisme philique pour l’étranger (ils placent l’étranger en haut de la pyramide des races), et un racisme phobique envers ceux qui n’adhèrent pas à leur idéologie (leur idéologie étant la meilleure).
Il y a enfin un racisme "neutre", où aucun sentiment particulier n’est déclenché par la catégorisation.
Jean rigole : Démocratie "le pouvoir au peuple" est intrinsèquement un faux mot. Le pouvoir découle toujours d’un gouvernement, ce n’est jamais le peuple tout entier qui gouverne, mais toujours une partie du peuple, le gouvernement.
La démocratie est impossible à réaliser.
Elle est forcément fondée sur du mensonge, surtout dans un grand pays comme la France. Il faudrait faire beaucoup trop d’approximation intellectuelles pour concevoir la France d’aujourd’hui comme une démocratie.
La démocratie sert aux dirigeants essentiellement à faire porter la responsabilité de leurs propres décisions au peuple lui-même. La démocratie, c’est l’irresponsabilité du pouvoir, puisque celui qui est sensé l’exercer est une personne abstraite, le peuple, qui n’a ni nom ni visage.