- Les français musulmans sont nés en France. Ils
n’ont jamais pu s’intégrer en Algérie ou ailleurs parce qu’ils ont
toujours vécu en France.
Ca c’est le genre de petite phrase qui tourne en boucle, mais qui n’est pas fondée sur des réalités...
Tous les Algériens que je connais sont allés en vacances au Bled. Comme s’ils passaient toute leur enfance sans jamais visiter leur famille ? Pas crédible une seule seconde. Surtout compte-tenu de l’importance de la famille pour ces populations...
Voyez-vous, l’enfant né en France de parents étrangers, il n’est pas sorti de la cuisse de Jupiter, il a toute sa famille au pays... Et cette famille peut-être très nombreuse. C’est plutôt en France qu’il est isolé. D’ailleurs nombreux sont ceux qui vont chercher leur femme au bled (d’où l’augmentation du port du voile)...
La situation n’est pas la même pour les enfants des familles françaises. Ceux-ci n’ont généralement de la famille qu’en France.
Une ivoirienne m’a raconté des trucs déments au sujet de certains maliens... Il se marient plusieurs fois au Mali. Ils font venir chaque épouse en France en tant que mère isolée (avec de nombreux mômes..) Ils viennent de temps en temps (un mois par an, le temps d’engrosser les diverses épouses). Puis ils repartent au Bled, en s’arrangeant pour toucher les allocs familiales de ces mères isolées.
Les familles fixées sur le territoire de la France sont les seules à mériter la nationalité, parce que l’état connaît tout d’elles. En revanche, c’est plus compliqué pour les familles "à cheval" entre plusieurs pays, puisqu’elles échappent pour partie à la juridiction de l’État qui n’a pas les moyens de vérifier les déclarations préalable à l’ouverture des droits.
J’en connais plein qui font leur business à l’étranger, mais qui touche le RMI ici. Comment l’état vérifie-t-il la chose ? À beau mentir qui vient de loin.
D’autant plus que vu le niveau de l’Euro par rapport aux monnaies étrangères, certains avec le SMIC parviennent à se faire construire une maison au pays...
De fait, l’étranger se trouve "hors la loi", mais entendons nous bien, non pas qu’il veuille nécessairement tricher avec la loi, mais parce qu’il échappe pour partie à la juridiction de l’État.
"la reconnaissance passe par la non désignation puisque désigner c’est assigner et c’est donc stigmatiser".
Degré zéro de la pensée... Désigner c’est mettre un signe sur une réalité, c’est donc nommer les choses par leur nom, c’est appeler un chat un chat.
Désigner, c’est ce qui permet de distinguer les choses de la réalité et cela implique au préalable de reconnaître cette chose dans la réalité.
Sans reconnaissance préalable, il n’y a pas de désignation possible. Le rapport s’appuie justement sur la reconnaissance de la diversité (et sa désignation en tant que telle) pour envisager les mesures à prendre pour qu’elle soit acceptée.
Exemple : si on ne reconnaît pas son voisin dans la rue, peut-on le désigner par son nom, peut-on l’interpeler pour tailler la bavette ? Non !
En vérité, le principe 1.1 présenté correspond juste à l’inversion parfaite de la vérité qui est : la désignation passe par la reconnaissance.
Ici, ils prétendent que la désignation engendrerait nécessairement la stigmatisation... Mais si je désigne mon chat, mon père, ma mère (car je les reconnais tel), est-ce pour cela que je les stigmatise ? Cela n’a aucun sens !
À la limite, je pourrais comprendre que l’on évoque de fausses désignations qui puissent présenter la réalité de manière erronée. Mais prôner l’absence de toute désignation, c’est en fait prôner de ne rien distinguer du tout, de ne rien reconnaître, c’est aller contre le fonctionnement normal de toute intelligence et ce n’est en plus pas du pouvoir de l’état. C’est juste prôner l’abolition du discernement.
D’ailleurs, je crois que là est le coeur de la stratégie proposée du rapport : Abolir le discernement pour faire accepter la diversité. Ce n’est pas pour rien qu’il s’agit du principe 1.1...
C’est très franc-maçon comme stratégie : l’abolition du discernement pour parvenir à une obéissance aveugle.
Mais ne vous inquiétez pas : la désignation des "fascistes" ne sera pas abolie. Elle sera même probablement usée sans discernement.
Quand on voit que le cabinet du premier ministre du pays arrive à pondre de telles conneries, il y a vraiment du souci à se faire...
A la limite, je ne crois pas que les oligarchies soient complètement contre les Nations, dans la mesure où elles sont en capacité d’imposer au commun des mortels tout un tas d’obligations.
Ils s’en servent d’ailleurs volontiers à cette fin. Ce que veulent surtout les oligarchies, c’est que les nations ne leur imposent aucune obligation à eux-même, afin qu’ils puissent vivre complètement hors-sol, hors de toute juridiction qui entraveraient les mouvements de leurs biens, de leurs capitaux ou de leurs hommes.
Les oligarchies préfèrent une Nation (comme la Nation Européenne), dont seuls eux ont les moyens de contourner les obligations, étant donné leur capacité à entretenir des conseillers juridiques.
Donc leur idéal serait plutôt une Nation où la législation est à tiroir, hyper-compliquée et tâtillonne, incompréhensible pour le commun des mortels, dont seule une armée de juristes comme ils en disposent peut venir à bout.
Si on s’en réfère à la définition de la Nation en droit constitutionnel (ici, D-2-a) Nation : Élément de l’État constitué par le
groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à
l’autorité d’un même gouvernement.
Donc, en vérité, tant qu’il y aura des gouvernements, il y aura des Nations... Si le gouvernement des pays de l’UE se fait via la commission, alors il faut parler de Nation Européenne et on aura donc toujours un état-Nation, puisque la Nation est une partie de l’État selon les définitions de droit.
Il faut voir que cela implique l’abandon du Français comme langue de gouvernement. Personnellement, je n’y souscris pas.
Avec le recul, on voit bien que la conquête du pays s’est faite en trois temps.
D’abord, avec la révolution, le passage de la souveraineté du Roi à celle de souveraineté populaire.
Sauf qu’on ne peut pas demander son avis au peuple tous les quatre matins...
Rapidement, la souveraineté populaire est passée à celle de souveraineté nationale (qui est une souveraineté qui s’exprime par les représentants du peuple - voir ici, B-2 section Droit constitutionnel Français).
Enfin, la représentation du Peuple a transféré la souveraineté à des instances supranationales non élues dont les membres sont choisis dans une grande opacité.
L’inconvénient, c’est que l’on ne sait pas quels sont les buts de ces instances supranationales.
Pour le Roi, son but était évident, maintenir son royaume et le transmettre à son héritier, ce qui implique la prospérité du royaume et donc de son peuple.
Mais quelle est la prospérité visée par l’UE ? La prospérité de la Grèce ? La prospérité de la France ? Ou la prospérité des multinationales ?
En vérité, au vu de l’état du pays, rien ne nous montre que L’UE ne nous veuille du Bien. C’est la raison pour laquelle son empire n’est pas légitime.
Bref : 1° Les dérives du Nationalisme (1ère guerre mondiale) doivent être comprises comme les dérives non pas du peuple, mais de la représentation du peuple et donc des principes de la Révolution française qui ont guidé la 3ème République. Quel peuple serait assez con pour vouloir exterminer sa jeunesse afin de récupérer un territoire ? (Première guerre mondiale : 4% de la population totale est morte et 10% est blessée) 2° Abolir la Nation Française n’abolira pas l’idée de Nation, car la Nation - personne morale qui s’exprime par ses représentants - continuera d’exister dans le cadre de l’UE. De fait l’UE est aujourd’hui en première ligne dans un certain nombre de conflits mondiaux (Hélas avec les armées françaises qui plus est...)
La nation n’est pas un sentiment, ni un idéal, c’est un fait qui ne dépend pas de soi. Quoique j’en dise, à l’étranger, on me dira français : j’aurais beau m’en défendre, ce qu’on dit de moi ne dépend pas de moi. S’il y a une colère à l’étranger contre la France, de fait, en tant que français, j’y serais en danger.
De même, l’état-nation n’est pas une idée, ni un dogme, c’est une organisation politique qui existe de fait, chargée de certaines prérogatives, résultat de l’histoire.
La France est passée de l’état Royal où la souveraineté est possédée par le Roi, à l’état-Nation, où la souveraineté est possédée par la Nation.
Cette Dame, qui est contre la Nation, ne peut donc prétendre à aucune responsabilité dans l’État, du simple fait de la constitution. Démonstration :
Préambule de la constitution de 1958 : Le peuple français proclame
solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de
la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la
Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la
Constitution de 1946
Article premier de la constitution 1789 : Tous les pouvoirs émanent essentiellement de la nation, et ne peuvent émaner que d’elle.
Conclusion : si cette Dame ne se considère pas comme issue de la Nation, elle ne peut concourir aux élections pour obtenir un poste de pouvoir au sein de l’état. Si elle envisage de transférer des pouvoirs de l’état vers une autre entité, c’est-à-dire faire en sorte que "les pouvoirs émanent essentiellement de l’UE", elle prône de fait une violation de la constitution ce qui serait un coup d’état.