cob : vous avez manqué le point. Que la définition Biblique du Bien soit Divine ou pas (c’est une question de croyance), il n’empêche qu’elle peut servir de référence commune.
En effet, l’argument énonce que le moyen de la raison est inapte à générer le Bien Commun lorsque les divers prémisses sur lesquelles elle s’appuie sont divergents. C’est tout-à-fait similaire à ce qui est pour le chaos déterministe en science.
L’analogie vient facilement, en considérant que la raison est à ses prémisses, comme la loi physique est à sa cause, à savoir le moyen de conclure à partir des prémisses, ou bien le moyen d’engendrer l’effet à partir d’une cause.
Ainsi, en physique du chaos, dès que la cause est contingente et indéterminée, l’effet ne peut être déterminé par la loi physique, bien que celle-ci soit déterministe.
Il en est de même pour la définition du Bien. Dès que les prémisses sont contingents et ne dépendent que du particulier, la raison ne peut produire que des conclusions particulières.
De plus, le fait que vous ne croyez pas que la Bible soit d’origine Divine n’implique pas que les références n’y soient pas pertinentes d’une part et d’autre part n’empêche pas que ces références puissent servir de socle commun à une grande civilisation, donnant naissance à de grandes communautés politiques. La loi Mosaïque (tu ne tueras point,...etc) est un bon support pour une législation.
Cependant, pour ceux qui ne se réclament que de la raison, il ne faudrait pas croire qu’il n’y a pas de références non plus. Bricmont, au début, se réfère explicitement à Russel, qu’il qualifie de "plus grand philosophe du XXème siècle". Ainsi, Bricmont se place-t-il lui aussi dans une école de pensée, en assurant être l’héritier de Russel qui apparaît donc tel une sorte de prophète, dont les prémisses de la pensée sont pour Bricmont telles des révélations à prendre comme référence.
On voit bien qu’au bout du compte, les athées eux-même se voient contraints d’adopter la forme religieuse, car s’ils désirent une postérité à leurs pensées qui puisse servir de support à un Bien Commun, il faut bien qu’ils figent leurs références en "divinisant" en quelque sorte les fondateurs de leur école de pensée...
Critiquez donc Russel devant les Russeliens, critiquez Marx devant les marxistes, critiquez Rousseau devant les rousseauistes, critiquez Voltaire devant les voltairiens, critiquez Freud devant les Freudiens... Vous comprendrez par l’émoi suscité que la raison n’a pas grand chose à voir avec la pérennité de ces écoles de pensée. Les voilà donc contraints à fonder de nouvelles religions pour survivre.
Il s’ensuit que l’athéisme et l’agnosticisme engendre en vérité la multiplication des religions, ce qui, bien loin d’atténuer les tensions religieuses, les multiplient à l’infini.
Et c’est normal, puisque la multiplicité des prémisses engendre par la raison la multiplicités des conception du Biens Communs.
Le fait que les gens soient sexués est naturel. Le fait qu’ils produisent des hormones en fonction de leur est naturel. Le genre est naturel.
Un garçon à la puberté a une poussée de testostérone et devient un homme. Une fille à la puberté a une poussée d’oestrogène et devient une femme.
Par conséquent, le garçon est destiné à devenir un homme, il doit être éduqué en vue de cette fin. la fille est destinée à devenir une femme, elle doit donc être éduquée en vue de cette fin.
Si le "genre" était de l’ordre de l’acquis, les individus transgenres n’auraient pas à s’enlever quelque chose pour devenir ce qu’ils ont voulu être.
Cette idéologie est donc plutôt de l’ordre du manque : le manque d’être ce que l’on est pas. C’est une haine de soi causée par une insuffisance que l’on déplore.
Une des preuves les plus factuelles qui soit vient de cette femme maquillée en homme, à coup d’opération chirurgicale et d’absorption d’hormones, qui a mis au monde un bébé...
Donc évidemment que le genre sexuel est de l’ordre de la nature. l’homme a petit sac contenant du pollen qu’il peut projeter sur bonne distance, la femme contient un sac avec un petit oeuf qui laissera grandir l’enfant une fois l’oeuf fécondé, plus des mamelle pour l’allaiter.
Cette fonction de porter la vie à naître vient avec l’instinct maternel, l’idée d’être un petit nid douillet.
Le gouvernement socialiste est donc un gouvernement de gens totalement tarés : ils ne parviennent même plus à distinguer entre les hommes et les femmes. Pire : ils font de la propagande à ce sujet à des enfants en deçà de l’âge de raison qui n’ont pas encore développé de caractères sexuels, donc n’y peuvent rien comprendre...
En mettant ainsi nos enfants chéris dans le trouble et la confusion, je crois qu’il ne mérite que de la haine. "Il viennent jusque dans nos bras, décérébrer nos fils par leurs campagnes. Aux armes citoyens !".
Une religion à surtout l’intérêt de proposer des définitions communes du "Bien", tandis que les athées et agnostiques, par l’exercice individuel de leur raison, ne parviennent jamais qu’à proposer leur définition personnelle du "Bien".
Pour l’athéiste et l’agnostique, il n’y a pas de Bien Commun, il n’y a que des Biens particuliers.
L’athéiste et l’agnostique doivent alors faire porter à la Loi la responsabilité de définir le Bien Commun, ce qui n’est rien d’autre que prendre la Loi pour une Religion, mais une Religion dénuée de spiritualité. C’est de plus une déviation du rôle de la Loi, car la Loi définit le Juste mais pas le Bien.
Pourquoi donc la Raison est-elle incapable de produire une idée commune du Bien, contrairement à ce qu’on cru les philosophes des Lumières ?
Parce que la raison est un moyen entre des prémisses et leurs conclusions. Les prémisses sont posées à priori, au début. Le mouvement de l’intellect rationnel (ratio : mise en rapport), la raison, est au milieu. Les conclusions sont déterminées à postériori.
Or le fait est que les hommes sont chacun dans leur situation propre (ou État particulier) et en obtient donc des prémisses particulières à eux-mêmes. Par conséquent, le moyen de la raison, s’il est en effet partagé, ne permet que d’en tirer des conclusions particulières, reflets de ces prémisses particulières.
C’est la même chose pour un système déterministe qui montre des effets aléatoires.
La nécessité logique, la raison, ne suffit pas à déterminer une fin commune. Elle ne peut donc pas aboutir à une définition commune du Bien. Sa pratique n’engendre pas de Bien Commun.
Pour que la Raison puisse engendrer un Bien Commun, il faut qu’il y ait déjà au préalable, dans les prémisses posée en amont, quelque chose qui soit commun.
La Religion correspond donc à l’unification nécessaire des prémisses de chacun pour que l’exercice naturel de la raison engendre un Bien Commun.