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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 3 décembre 2013 23:38

    Que voilà une belle collection de stéréotypes en guise d’arguments !
     
    Ce serait trop long à répondre tant il y a de choses à corriger.
    Les gens étaient dans un "état" (c’est comme cela que l’on disait à l’époque), mais ils avaient la possibilité d’en changer (l’état n’est pas une caste)
    La corvée servait à l’entretien des routes, c’était un impôt en nature.
    Aujourd’hui, vous croyez que vous ne payez pas pour l’entretien des routes ?
     
    Toute société organisée a besoin d’impôts pour financer les services liés à son organisation.
    Combien-y-a-t-il d’impôts aujourd’hui ? Y-en-a-t-il moins ? Il y a dix fois plus d’impôts aujourd’hui.
     
    Quant au rôle politique des gens : vous croyez qu’aujourd’hui que quelqu’un du peuple a un quelconque rôle politique ? Tout juste a-t-il le droit de se vouer. Non seulement, sa voix compte pour 0,000.002% du total, mais en plus on lui dit encore comment il faudrait qu’il vote. Et s’il vote mal, on n’en tient pas compte.
     
    En vérité, le système politique est bien pire aujourd’hui. L’État ayant posé pour principe qu’il est le reflet du peuple, cela lui permet d’agir sans jamais le consulter. Du fait du principe posé en amont, quoique l’État fasse, c’est toujours sensé être la volonté du peuple... Ca légitimerait n’importe quelle tyrannie.
     
    Mettre aux enchères électorales la tête d’un tel État, c’est une folie.
     
    Mieux vaut avoir à la tête de l’État un Roi, cela stabiliserait le système.
    Le Rôle du Roi sera de lutter contre la corruption dans l’État.
    Il y a beaucoup de Royaumes en Europe. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne s’en sortent pas moins bien que nous.
     
    Cependant, mon but n’est pas de plaider pour une monarchie, mais de bien expliquer les diverses évolution de l’État.
    - Son affaissement après la fin des carolingiens et la période d’anarchie qui s’en suit.
    - Sa reconstruction féodale, en s’appuyant sur les pouvoirs locaux.
    - La substitution progressive des pouvoirs locaux par un corps d’officier sous ordre direct du Roi après les guerres de religions, donnant naissance à l’État moderne.
    - Plus quelques variations dans la nomination de qui est à sa tête.
     
    Maintenant, c’est tranquille, comme c’est le peuple qui est à la tête de l’État, l’État obéit au peuple. Donc quand un gendarme veut t’arrêter : tu lui ordonnes de pas le faire et il te laisse libre. Quand le percepteur veut prélever des impôts sur ton compte : tu lui ordonnes qu’il n’en fasse rien, et le percepteur t’obéit.



  • vote
    ffi 3 décembre 2013 17:58

    Disons qu’il vous faut déjà comprendre l’organisation dans l’ancien régime :
     
    Après l’effondrement de l’administration carolingienne, la féodalité fut un mouvement de reconstruction de l’administration. Cette reconstruction fut pragmatique : elle s’appuya sur ceux qui avaient localement une influence. Le "marché" était : nous vous offrons des privilèges, en échange de quoi vous acceptez d’obéir au Roi et de fournir des services à la population (police, justice, archives administratives, entretien des routes et bâtiments communs,...etc).
     
    Selon les lieux, cette administration était soit
    - un laïque (un noble, seigneurie laïque)
    - un abbé sur une terre appartenant à l’église (seigneurie ecclésiastique)
     
    Avec le temps, certains nobles ont accordé à certaines zones urbaines la possibilité de s’administrer collectivement, ce fut l’essor des communes, des échevins et des bourgmestres.
     
    Cependant, dans une même conurbation, certains zones pouvaient être sous l’administration d’un noble, d’autres sous l’administration d’un ecclésiastique, et d’autres sous l’administration de la commune. Voire même, bien souvent, un habitant pouvait être sous la juridiction d’un noble pour ceci, d’un ecclésiastique pour cela, de la commune pour ça.
     
    Il s’ensuit que les états généraux, qui regroupaient des délégués de tous les territoires, comportaient donc 3 sortes de délégués, ceux issus des seigneuries laïques, ceux issus des seigneuries ecclésiastiques, ceux issus des communes : nobles, clercs et bourgeois.
     
    Les états généraux offraient la part belle à l’Église.
    En effet, l’église administrait beaucoup de territoires.
     
    Bien souvent, les nobles offrait une zone de son fief à une abbaye avec mission de le cultiver et de l’administrer. Ainsi de nombreux villages furent fondés. L’abbaye défrichait les terres, construisait des moulins, construisait des maisons pour y installer des paysans, en général avec une église au milieu, ce qui a donné l’allure de nos villages actuels.
     
    Les paysans étaient souvent reconnaissant à cette abbaye, car ils savait qu’elle avait de fait organisé leur survie collective, en organisant le travail, en construisant les logements, en défrichant les forêts et en assainissant les marais,..etc.
    Donc l’abbé était légitime dans son rôle de représentation du territoire.
     
    Pour les protestants, le poids considérable de l’Église, du fait qu’elle administrait grand nombre territoire, était une gêne. Le protestantisme était surtout présent dans les municipalités urbaines. Les conurbations étant un entremêlement de juridictions ecclésiastiques, laïques ou bourgeoises (communes), le protestantisme donnait un intérêt immédiat aux bourgeois d’élargir leur prérogatives sur toute la conurbation en marginalisant le rôles des ecclésiastiques à leur profit.
     
    Ainsi, Jean Bodin, quand il affirme qu’il n’y a de richesse que d’homme, ne le fait certainement pas sans arrières-pensées. C’est à l’institution des états généraux qu’il s’en prend, car leur mode d’organisation donne un très grand poids à l’église, du fait de l’existence de nombreuses seigneuries ecclésiastiques.
     
    De fait, à sa suite, les états généraux seront rarement convoqués.
     
    Ayant exclu des décisions politiques tout pouvoir local, en les marginalisant, sur quoi pouvait donc s’appuyer la monarchie ? Sur rien, si ce n’est sur elle-même et elle se proclama pour l’occasion de Dieu. Elle a donc construit un corps d’officiers au service du Roi, l’État moderne.
     
    À noter que cette assertion "tout pouvoir vient de Dieu" est apocryphe.
    Dans l’évangile on trouve "nul pouvoir sans Dieu".
     
    Ensuite quand tu dis que le peuple est "asservi" :
    il faut voir que les gens sont demandeurs des bienfaits que peut leur apporter une société bien ordonnée. Ils demandent de la justice, de la police, ils demandent des règlements pour les protéger, ils demandent des routes pour commercer. C’est la raison pour laquelle c’est un bien qu’il y ait des gens qui se consacrent à la résolution de ces problèmes politiques.
     
    Toute vie en société implique de laisser une place aux autres, et cela suppose donc de laisser une part de son ambition au vestiaire. Personne n’est Dieu sur terre. Mais faire passer cela pour un asservissement, c’est une erreur. L’homme est au service de la société, certes, il y tient un rôle. Mais la société lui apporte d’avantage de services que ceux qu’il pourrait jamais obtenir de lui-même. Imaginez-donc tous ce que vous avez comme Bien matériels chez vous (télé, ordi, frigo, meubles,...etc) : jamais vous n’auriez pu les produire de vous-même.
     
    Donc il ne faut pas s’y tromper. Les nobles et les ecclésiastiques de la féodalité ne doivent pas être vus en général comme de méchants tyrans qui asservissaient le peuple. Ils doivent être vus comme des gens qui avaient un rôle politique dans la régulation de la société, et que ce rôle impliquaient pour eux bon nombre de devoir. Leur rôle n’était pas différent des rôles politiques que nous avons aujourd’hui : préfets, maires...etc. Ils participaient de l’administration de l’état.



  • 1 vote
    ffi 3 décembre 2013 16:58

    A mon avis, c’est du délire tes affirmations.
     
    Tout parti fait de la propagande et essaye de séduire pour recruter des militants.
    Une fois que tu milites, tu acceptes d’obéir au parti et donc le parti a une forme d’autorité sur toi.
     
    J’ai eu personnellement bien plus de difficulté à me faire oublier du PS, qui a inondé mes boites aux lettres pendant des années et continue encore à la faire parfois, que de S&P.



  • 12 votes
    ffi 3 décembre 2013 16:29

    La révélation du Grand maître du GODF selon laquelle les fm ont inventé la démocratie au XVIIIe siècle est affligeante de nullité.
     
    Pourtant c’est pas faux (si on omets Athènes bien-sûr).
    Il a juste oublié de préciser qu’ils ont inventé la manipulation de l’opinion en même temps... Etant entendu que la seule opinion valide est bien-sûr celle qui résulte d’une émission de mots d’ordre préparés en loge soigneusement coordonnée pour faire masse.
     
    Pour le reste, Valjean nous fait dans le gauchisme de base : il utilise l’imposture pour faire dire à d’autres ce qu’ils ne pensent pas afin de pouvoir les critiquer étant donné qu’il n’a fondamentalement pas d’argument hormis quelques slogans approximatifs.



  • vote
    ffi 2 décembre 2013 18:58

    Disons qu’une administration n’incarne rien : elle bureaucratise.
     
    De fait, l’État actuel est la continuation du "corps des officiers" du Roi.
    Sa forme a peu changé, si ce n’est qu’il est sans tête définie, ou disons plutôt que sa tête est mise aux enchères électorales périodiquement.
     
    Bref, l’État est le corps des officiers du "président".
    Du fait de sa structure hiérarchique, il obéit donc au président.
     
    L’État est un corps obéissant à un particulier.
    Or, ce particulier est lié lui-même à un parti.
    Donc il ne peut incarner l’intérêt général.
     
    En conséquence de quoi, l’administration de l’État ne peut pas définir le Bien Commun.
     
    Un tel État ne le pourrait que dans le cadre d’un monarque absolu,
    c’est-à-dire sans lien avec aucun des partis,
    le tout en concertation avec les autres organisations sociales.

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