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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 4 votes
    ffi 2 novembre 2013 03:30

    Il faut le répéter :
    Jacques Sapir a raison : sa démonstration est imparable.
    Puisqu’il y a des taux d’inflations différents dans chacun des pays qui se partagent l’Euro, cela induit des évolutions divergentes de la compétitivité des économies au sein de l’UE, ce qui provoquera des destructions économiques massives dans les pays où la compétitivité diminue le plus par rapport à l’ensemble. (Note : l’inflation des prix diminue la compétitivité)
     
    Le maintient dans l’Euro n’obéit pas à des raisons économiques mais à des raisons politiques.
     
    Le preuve : Accoyer, après avoir ouï les arguments de Sapir dit : "Je respecte vos convictions".
     
    Accoyer raisonne selon des convictions politiques tandis que Sapir raisonne selon des diagnostiques économiques. Accoyer néglige totalement le diagnostique économique de Jacques Sapir pour y préférer ses convictions politiques.
     
    Bref, pour plaire à l’idéologie "Faire l’UE", ils sont prêts à détruire l’économie du pays ces cons...



  • 1 vote
    ffi 2 novembre 2013 01:00

    Le concept de nation a surtout été mis en avant après la période révolutionnaire pour détruire les grands empires (concurrents de l’Angleterre) : Saint-Empire Romain Germanique, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman, Espagne et Portugal, avec l’idée (très Jacobine) d’adosser chaque état à une nation. Par exemple, Louis-Philippe se fait proclamer "Roi des Français". Les Anglais ont toujours commencé par faire jouer les nations les unes contres les autres (comme en Afrique du Sud), pour ensuite les fédérer sous leur bannière.
     
    Auparavant, les choses étaient moins figées.
    L’état avait un pouvoir incarné dans son chef, le roi.
    Il y avait en France plusieurs Nations :
    - Allemande en Alsace.
    - Bretonne en Bretagne.
    - Basque en Pays Basque.
    - Catalane en Catalogne.
    ..etc.
    La France fut déjà fondée sur l’Alliance de plusieurs nations, c’est une société de Nations.
     
    Un bel exemple est l’acquisition de la Bretagne, suite aux mariages d’Anne de Bretagne. Socius s’applique aussi au mariage (c’est une alliance entre famille). Par conséquent, le mariage du duché de Bretagne au royaume de France a pu se faire par le mariage de la duchesse de Bretagne au Roi de France...
     
    Un autre exemple, ce sont les nations "indiennes" du Canada.
     
    Mais l’intéressant, c’est que le "socius", quand il s’appuie sur le mariage, peut engendrer une nation, puisque la famille est une société reproductive.
     
    Donc il y a aussi un agrément prélude à la nation, celui de l’agrément au mariage des époux.
    Par exemple, quelqu’un dont une partie de la famille est vendéenne et l’autre alsacienne et dont les parents se sont épousés de leur plein gré se sentira pleinement français.
     
    Il s’ensuit un critère pour déterminer si deux nations peuvent fusionner : Le très grand taux de réussite des unions mixtes. En revanche, s’il y a un très faible taux de réussite des unions mixtes, cela implique que les nations sont faiblement miscibles : il faut alors gérer l’interaction entre ces Nations d’une certaine manière.
     
    Enfin, tu dis qu’il n’y a pas de "gré" pour celui qui vient au monde dans une nation qui l’a précédé. Je ne dirais pas cela, étant donné l’Amour du jeune enfant pour ses parents. Le jeune enfant accepte pleinement sa nation, car elle est pour lui un pur don gratuit, et il en héritera de toutes les habitudes culturelles (nourriture, codes sociaux, coutumes...etc) avec la plus grande joie, volontairement.



  • 1 vote
    ffi 2 novembre 2013 00:15

    Cette tri-articulation sociale m’a l’air d’être ce genre de grand concept présenté comme la solution pour sauver le monde, mais qui reste très flou dès que l’on creuse un peu.

    Mieux vaut partir des nécessités en pratique.
    Qu’est-ce qu’une société ?
    Ce sont des gens qui vivent en paix, alliés les uns aux autres.
     
    Quelles sont les productions d’une société ?
    1) les biens matériels, pour restaurer le corps des personnes.
    2) les biens idéels, pour restaurer l’esprit des personnes.
    3) les biens sociaux, pour restaurer l’alliance sociale.
     
    C’est-à-dire que dans toute société fonctionnelle :
    - il y en a qui assemblent des choses pour produire des biens pour le corps des citoyens.
    - il y en a qui assemblent des idées pour produire des pensées pour l’esprit des citoyens.
    - Il y en a qui assemblent des gens pour produire la société des citoyens.
     
    C’est la tripartition féodale (laboratores, oratores, bellatores).
    Toute société ne peut être fondée sur l’alliance de ces trois fonctions.
    Les travailleurs (artisans, marchands,...etc laboratores) : domaine économique, matériel.
    Les professions intellectuelles (écrivains, journalistes, enseignants, avocats, psy...etc oratores) : domaine intellectuel.
    Les services de l’état (politiques, juges, policiers, militaires,...etc : bellatores) : domaine politique.
     
    Au contraire de Steiner, je ne crois pas que ces trois domaines doivent être autonomes, mais plutôt qu’ils doivent faire corps et s’imbriquer harmonieusement. C’est plutôt une symphonie entre ces trois fonctionnalités qu’il faut viser.
     
    Le domaine économique a besoin d’une société en paix et d’idées justes pour être prospère.
    Le domaine intellectuel a besoin d’une société en paix et d’une économie prospère pour penser juste.
    Le domaine politique a besoin d’une économie prospère et d’idées justes pour pacifier la société.



  • vote
    ffi 1er novembre 2013 23:30

    Socius en latin signifie "uni, joint, associé".
    "des nations alliées" pouvait se dire en vieux français "des nations sociales".
    Une "guerre sociale" pouvait se dire pour une guerre entre alliés, c’est un genre de guerre civile.
     
    L’étymologie de société est intéressante, car elle montre bien que "faire société" c’est "faire alliance", "faire l’union", "se joindre de plein gré à"...etc. D’où le fait que toutes les sociétés d’ancien régime sont fondées sur un serment solennel fait devant la collectivité.
     
    Quand un empire se dissocie, c’est que les alliances qui le fondent sont rompues : il ne parvient plus à maintenir l’union ni par sa force, qui devient trop faible, ni par ses ruses, qui sont éventées.
     



  • 1 vote
    ffi 23 octobre 2013 00:30

    L’inquisition, c’est la naissance de procédure inquisitoire :
    Un juge qui enquête, le droit à être défendu par un avocat (le paraclet, l’avocat).
     
    Pour le reste, si l’inquisition a été terrible dans les pays protestants, c’est qu’elle ne fut pas contenue par l’Église comme dans les pays catholiques où elle fut bien moindre.
     
    Elle l’aurait été moins encore si les tribunaux n’avaient pas été des tribunaux laïcs, sous la juridiction des parlements régionaux ou de la justice royale, car c’est bien le bras séculier qui condamnait.
     
    Un bon exemple est jean Bodin, procureur du roi, très engagé dans la chasse aux sorcières. Une autre illustration concerne le Malleus maleficarum, la bible des chasseurs de sorcière, interdit de publication dès 1490 par le Vatican.
     
    Sur ce sujet, c’est toujours plus ou moins la même embrouille,
    les gens confondent généralement l’inquisition (avec un petit i), les tribunaux laïcs qui suivent une procédure inquisitoire, et l’Inquisition (avec un grand I), liée au pape et chargée de vérifier la conformité d’une doctrine philosophique avec le christianisme, ce qui permet de mettre sur le dos de la justice ecclésiastique toutes les erreurs judiciaires de la justice laïque, étant entendu que la justice dans les divers royaumes d’Europe fut toujours rendue par les laïques, au nom du pouvoir temporel.

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