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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 5 novembre 2013 15:07

    Personnellement je ne vois pas de scandale là-dedans,
    mais un dispositif pragmatique.
     
    L’État veut prélever plus d’impôt, mais prélever des impôts a un coût.
    Or l’État n’a pas les moyens financiers pour réaliser la collecte, donc il l’externalise.
     
    Le vrai scandale est ailleurs.
    Il est que les gouvernements successifs préfèrent augmenter les prélèvements fiscaux pour "sauver l’Euro", plutôt que de prendre acte de son échec et d’en sortir.
     
    Ils confisqueraient tous nos revenus si cela doit sauver l’Euro.
    Cela montre bien leurs priorités.
    Là est le vrai scandale.



  • vote
    ffi 4 novembre 2013 12:20

    Loménie de Brienne, ami de Voltaire et de Turgot,
    je ne connaissais pas ce Monsieur.
     
    Mais son rôle semble essentiel puisqu’il accepte de démissionner à condition que soient réunis les états généraux. Il réussit à faire enregistrer des mesures de libéralisation du commerce par le parlement de Paris.
     
    Merci pour l’info.
    Au contraire de ce que dit Wesson, Necker est justement celui qui abroge les mesures de libéralisation prises par Loménie de Brienne.
     
    Bel emmêlage de pinceau de Wesson... Ceux qu’il prend pour les bons anti-libéraux sont en fait les libéraux et ceux qu’il prend pour les méchants libéraux sont en fait les anti-libéraux...
     
    Autre chose intéressante : Les intenses spéculations sous Louis XVI.



  • vote
    ffi 4 novembre 2013 11:40

    Le lien est juste l’article "Haute justice" sur wikipédia. (il suffit d’enlever dans la barre d’adresse ce "www.agoravox.tv/" qui s’est niché devant je ne sais pour quelle raison).
     
    Mais cela ne sert à rien de chercher des causes abstraites à la Révolution Française.
    Il faut agiter le peuple avant de s’en servir disait Talleyrand.
    Les crises économiques ne suffisent pas à déclencher les révolutions.
     
    Une révolution, cela se réussit en noyautant les rouages de l’État.
    Ca se réussit si les révolutionnaires sont bien coordonnés et que le pouvoir ne connait pas leurs véritables intentions.
     
    Ce qu’il faut comprendre c’est que l’ancien régime était hyper-protectionniste. Par exemple, la vente du grain sur une commune était le monopole des gens de cette commune. Ou encore les travaux de maçonnerie dans une commune était le monopole de la corporation des maçons de cette commune. L’économie sous l’ancien régime était une myriade de micro-monopoles juxtaposés, consacrés par la coutume, sans cesse réaffirmé par les autorités.

    Quand je parle de micro-monopole, il faut le voir comme un privilège économique accordé en un lieu à une association de gens.
     
    La libéralisation ne pouvait qu’entrer en conflit avec les droits de ces micro-monopoles. Et c’est la raison pour laquelle Louis XVI a rapidement fait machine-arrière puis annulé les mesures de Turgot.
     
    Loin de se départir des tentatives de libéralisation, la révolution a réalisé cette libéralisation, l’abolition des privilèges des ordres (Noblesse, clergé) ayant de fait un impact sur les privilèges économiques accordés aux divers ordres économiques. Devant les résistances à cette politique, fut fait le choix pur et simple de la dissolution des corporations (décret d’Allarde, Loi le Chapelier).



  • 1 vote
    ffi 3 novembre 2013 23:25

    ici :
    Les seigneurs avaient l’obligation d’employer un juge, un procureur, un greffier, ils devaient entretenir une salle où rendre la justice, une prison avec geôlier.

    Ils avaient de plus des responsabilités en matière de police (contrôle des poids et mesures), de l’organisation des marchés, du contrôle des prix, de la voirie, des droits de passage.
     
    Ils leur fallaient aussi avoir des gens d’Armes pour appliquer les décisions.
     
    Ils prélevaient donc des impôts pour financer certains services.
     
    Qu’il ne payaient pas d’impôt eux-mêmes était un privilège concédé contre leur participation à l’administration de l’État. Cependant, remarquons que l’abolition de ces privilèges n’a pas aboli les impôts pour autant...



  • vote
    ffi 3 novembre 2013 21:56

    Wesson,
    Ne confondrais-tu entre Necker et Turgot ?
    (libéralisation du commerce des grains).
     
    Note : Turgot était un bon copain des lumière.
     
    Pour l’histoire des impôts, il faut voir que ceux qui les prélevaient participaient de l’État.
    Ils avaient donc un certain nombre de devoirs à remplir avec ces revenus.
    Bon nombre de Fermiers généraux ont eu la corde au cou pour abus.

    En gros, les nobles avaient des devoirs d’administration, de police, de justice.
    L’église avait la responsabilité de l’éducation, des soins et d’oeuvres de charités (prise en charge des veuves et des orphelins) : c’était un peu d’éducation nationale, la CAF et la Sécu à l’époque.
     
    Mais il y avait encore d’autres instances qui prélevaient des impôts.
    Les communes, par exemples, qui se sont peu-à-peu surimposées aux structures existantes.
     
    Mais les choses sont complexes, car l’organisation était propre à chaque lieu.
    Telles paroisses étaient gérées par l’Église.
    Telles paroisses étaient gérées par un Noble.
    Telles paroisses étaient en démocratie directe (cf République des Escartons)
    Telles paroisses étaient en démocratie représentatives (Communes)
     
    Voire même dans certains lieux, le Noble avait certaines prérogatives, l’Évêque en avait d’autres, la Commune avait aussi les siennes, et le Sénéchal du Roi aussi...
     
    À Toulouse, il y avait le capitoul, le viguier, le sénéchal du roi, le parlement... Et chacun prélevaient ses impôts pour les tâches qu’il avait à remplir.
     
    Et si déjà si tu essayais de connaître l’histoire de Toulouse ?

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